Évitez ces 6 aliments si vous vous souciez de l’avenir de l’humanité

En faisant nos courses ou lorsque nous mangeons, pensons-nous aux conditions, mesures d’hygiène et de sécurité dans lesquelles les aliments ont été préparés ou servis ? Évitez particulièrement ces 6 aliments si vous aussi vous souciez de l’humanité.

Rédigé par Cornélia, le 19 Nov 2017, à 14 h 45 min

Crevettes : détention en mer et mangroves détruites

Fierté culinaire et référence de son expansion économique, les crevettes ont fait de la Thaïlande l’un des plus grands fournisseurs des consommateurs occidentaux. Soutenue par une main d’oeuvre à faible coût issue du travail des esclaves et des enfants venus du Cambodge, du Laos et du Myanmar, l’exportation des crevettes est loin d’être soumise à une réglementation protégeant les producteurs.

Un témoin, souvent privé de nourriture et d’eau, s’est ainsi confié à l’AP : « quand nous avons demandé [aux patrons] notre argent, ils nous ont répondu qu’ils ne l’avaient pas… mais ils allaient dans les boîtes de nuit, les maisons closes et les bars, en consommant de l’alcool coûteux ».

À Madagascar aussi, l’élevage de crevettes est problématique, sur le plan environnemental, avec la destruction de mangroves. Ailleurs, leur exploitation a aussi des conséquences désastreuses pour les tortues marines.

Privilégiez donc les labels de crevettes durables.

Abalone : un mollusque marin menacé

Fort apprécié en France, au Chili, en Asie de l’Est et du Sud-Est, cet escargot marin rare, appelé ormeau ou oreille de mer, est souvent servi lors des occasions spéciales et banquets pour sa saveur unique. Une fois séché et conservé, il ressemble à un lingot d’or : raison pour laquelle, il est « réservé » aux personnes aisées en Chine.

Abondants dans les eaux sud-africaines, ces mollusques ont alimenté le braconnage et une industrie dangereuse pour répondre à la demande de la Chine. L’Afrique du Sud a dû interdire la pêche de ce mollusque marin en 2008, les transactions menées sur le marché noir et les activités des braconniers impactant négativement la pêche commerciale, et menaçant la survie de l’espèce. Un abalone met en effet 30 à 40 ans pour atteindre une taille de 25 ou 30 centimètres.

A lire : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les fruits de mer

La réalité des modes de culture de certains aliments et les conséquences humaines, environnementales et sociales qui en découlent devraient nous interpeller. Partant de là, ce que nous choisissons de manger pourrait déterminer les activités des producteurs et le prix imposé. Avant nos achats, n’hésitons donc pas à nous interroger sur l’origine, la provenance, le processus de fabrication et les conditions dans lesquelles ils nous sont vendus ou servis.

Illustration bannière : récolte de thé © Kanisorn Pringthongfoo

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Diplômée en Sciences Politiques, créatrice de mon entreprise et passionnée par les médias digitaux, je suis aujourd’hui mue par une motivation sans...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. Au sujet de la viande de boeuf, allez cultiver des légumes sur le col d’Aubisque ou sur les plateaux du Cantal !

    Merci à nos éleveurs d’entretenir nos vertes montagnes.

    • Entièrement d’accord avec vous, je me fourni en viande à la SICA et c’est très bien comme cela

  2. Bonjour
    je cite : « L’élevage du boeuf exige 28 fois plus de terres agricoles que l’élevage des cochons et des poulets. Et beaucoup plus que les protéines végétales. Ainsi, pour nourrir quelques personnes, les larges terres réservées au bétail constituent une empreinte carbone collective colossale, comparativement aux autres industries. Aussi, pour répondre efficacement à la demande, les exploitants ont souvent recours aux travailleurs migrants dont la main d’oeuvre est à faible coût ».
    J’ai l’impression de lire une mauvaise traduction
    Pourriez vous donner quelques précisions sur vos sources ? Inra, FAO, Oxfoam ? ?
    Merci

    • d’accord avec la premiere intervention

    • ah!!! ah!!! vous avez raison, je n’ai jamais vu de travailleurs migrants dans les montagnes limousines, ni dans les vertes prairies charolaises et encore moins lors de la transhumance au Col de l’Aubisque (quoique là il peut effectivement y avoir des migrants d’origine Aquitains ou Celtiques…ah ah!!!)

Moi aussi je donne mon avis