Le Bio, dangereux ou bon pour la santé ?

Rédigé par Consoglobe, le 5 Oct 2012, à 15 h 11 min

Le bio est-il vraiment meilleur pour la santé ?

produits bioLe débat on le voit est très ouvert.
D’autant plus que la question est complexe, et que les études épidémiologiques et toxicologiques nécessaires n’ont pas été menées à grande échelle. Les scientifiques se basent donc sur des faisceaux d’indices et recoupent des études pour avoir une vue globale du sujet. L’essentiel du danger sanitaire dû à l’alimentation, n’est plus aujourd’hui d’ordre microbiologique ; il est toxicologique. Or, la toxicologie, tout comme l’épidémiologie, sont des domaines où il est complexe d’obtenir des preuves et sont donc des disciplines plutôt délaissées en France.

Plusieurs personnalités, dont le très connu cancérologue David Servan-Schreiber ou encore Geneviève Barbier dans son ouvrage « La société cancérigène », le professeur Joyeux de Montpellier, préfèrent les produits bio car l’agriculture moderne – non bio – fait une grande consommation de produits phytosanitaires et de synthèse. Or certains de ces produits sont des cancérigènes certains ou probables, et d’autres sont considérés comme de perturbateurs endocriniens ou comme des neurotoxiques par l’Union Européenne et/ou par des agences nationales et internationales.

> Le professeur Jean-Michel LECERF, nutritionniste à l’Institut Pasteur de Lille, voit 2 raisons majeures pour justifier le choix de l’alimentation bio au regard des préoccupations de santé. Tout d’abord du fait des micro nutriments apportés par les fruits et légumes bio, et d’autre part, du fait des teneurs très significativement inférieures en résidus polluants dans ces produits bio.
> Luc Montagnier, découvreur du virus du Sida, souligne l’importance des anti-oxydants, présents en grande quantité dans les produits bio, dans un contexte où le cancer se banalise à une grande échelle, notamment en France.

Conclusion sur le bio ?

Déterminer si le bio est meilleur ou pas est très complexe. Il semble clair qu’acheter bio est un choix environnemental, voire éthique ou politique. Acheter des aliments BIO, et des produits bio en général, permet de ne pas s’exposer aux multiples effets toxiques des milliers de produits chimiques ou non naturels (aluminium, zinc, …) que contiennent les produits modernes industriels ou de synthèse.

En revanche, il ne faut pas justifier un choix du BIO par des arguments nutritionnels ou sanitaires. En effet, on ne peut prouver que le bio est plus sain que le non bio – et d’ailleurs, on ne peut pas dire le contraire non plus. Le bio est parfois contesté car il entraîne des rendements qui sont souvent inférieurs à l’agriculture non bio ; ce qui fait douter certains de sa capacité à nourrir la planète dans un contexte de croissance démographique (9 milliards de terriens prévus en 2050).

En revanche, le bio est souvent produit de manière plus locale et respecte l’environnement et ce n’est pas non plus pour rien que des organismes comme la FAO le plébiscitent à un niveau mondial.

Article 2007, actualisé 2012

(1) Human Ecology, décembre 2007, par David Pimentel, professeur en écologie et en agronomie, et des étudiants de l’université de Cornell.

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Points de repères sur l’agriculture biologique

En 2006, elle représentait 31 millions d’hectares dans 120 pays et constituait un marché de 40 milliards de dollars. L’explosion de la consommation de produits biologiques se confirme avec un marché français estimé à 1,6 milliard d’euros en croissance de 10 % par an depuis 1990. Plus de huit femmes sur dix ont une image positive des produits biologiques , tandis qu’ une femme sur deux en consomme régulièrement selon une enquête CSA/Agence Bio. 3 Français sur 10 consomment des produits bio au moins une fois par mois, 7 % en consomment tous les jours. En 2005, 47 % des Français ont acheté au moins une fois par mois un produit portant le logo AB (Baromètre officiel de l’Agence Bio).

>> Voir les chiffres sur les Français et l’environnement .

La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), dans son rapport ‘Agriculture biologique et sécurité alimentaire’, a publié un véritable plaidoyer pour cette forme d’agriculture. Ce rapport conforte les analyses de plus en plus nombreuses qui soulignent que l’agriculture biologique, sans engrais ni pesticide, a un potentiel suffisant pour satisfaire la demande alimentaire mondiale malgré la pression qui s’exerce sur les milieux naturels. C’est aussi le cas de l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, sauf que son impact sur l’environnement est plus grand et donc plus néfaste.

La DGCCRF a fait une étude sur nos fruits et légumes en 2005 qui a montré à quel point nos produits frais souffrent de la pollution ambiante.

Parmi les 169 échantillons analysés par la DGCCRF, la moitié contenait des résidus de pesticides et dans 10 % des cas dans des proportions supérieures aux normes légales. Les salades, surtout en hiver, étaient les plus touchées. Parmi les substances trouvées : du parathion-méthyl, un insecticide pourtant interdit, de l’iprodione, un fongicide cancérigène, de lavinclozoline, une molécule causant des malformations génitales, l’endosulfan, un insecticide interdit par la commission européenne, …


Les articles sur le bio :

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Le monk fruit, la future star des édulcorants naturels ?

Depuis quelque temps, on assiste à une véritable révolution sur le marché des substituts de sucre (article du 9 mai 2011). Les solutions naturelles alternatives s’enchaînent : stévia, sucre de bouleau, monatine (article du 13 septembre)…

Un des derniers arrivés est un petit fruit ovale à la peau lisse et velue, de couleur verte à brune, qui pousse en Asie du sud-est. Avec un pouvoir sucrant 300 fois supérieur à celui du sucre, le monk fruit est une solution idéale pour remplacer les édulcorants de synthèse comme l’aspartame directement dans nos assiettes ou dans les produits industriels.

Son nom, « fruit du moine » en français, viendrait des moines bouddhistes chinois qui le cultivaient il y a 800 ans.

Joli storytelling, naturalité, exotisme… Le monk fruit a toutes les chances de devenir rapidement un ingrédient star sur le marché des édulcorants !

Pour le moment, un lancement de produit fini repéré : la société Mc Neil Nutritionals qui commercialise la marque SPLENDA a récemment sorti aux Etats-Unis l’édulcorant Nectresse. Ce n’est qu’un début, nous attendons avec impatience d’observer le développement de ce nouvel ingrédient et guettons son arrivée en Europe…

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Capsa : fonctionnalité et naturalité dans une simple bouteille de lait

Hypocholestérolémiant, vitalisant, riche en fibres… Ces promesses habituellement attribuées à des aliments type boissons énergisantes ou snacks, Capsa, acteur majeur de l’industrie laitière espagnole, les a réunies au sein de sa gamme de laits santé. En avril 2011, l’industriel a lancé un programme d’innovation baptisé Apolo ayant pour objectif le développement de références à forte valeur ajoutée nutritionnelle.

C’est dans ce contexte que Capsa vient d’enrichir sa marque Fibra d’un nouveau lait 0 % de matières grasses.

Fibra, c’est donc aujourd’hui 3 références de laits (chocolat, allégé en matières grasses et 0 % de matières grasses) riches en fibres, dont la consommation d’un seul verre couvre 40 % des besoins quotidiens en fibres. Cette « prouesse » nutritionnelle est permise grâce à un actif exclusif, le « Regulaplus », composé de deux fibres prébiotiques qui contribuent à la reconstruction de la flore et à l’amélioration du transit intestinal. La promesse « santé digestive » est d’ailleurs traduite avec beaucoup d’humour au travers du dernier spot Tv.

Capsa (Central Lecheria Asturiana) démontre ici qu’il est possible d’être un grand groupe (18,5 millions d’€ de chiffre d’affaires en 2011), de proposer des aliments très aboutis d’un point de vue fonctionnel, sans pour autant renier la dimension naturelle de ses produits issus du terroir.

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Ma Contrexpérience, le retour… avec toujours autant d’humour !

Edité par Nutrikéo Consulting, ce blog est le carnet des tendances de la nutrition-santé, à destination des professionnels de la nutrition et de la nutraceutique.

Sa mission : partager un regard critique et une analyse experte sur les innovations et les stratégies de communication en nutrition.

Son originalité : balayer l’univers de la nutrition à 360° en suivant à la fois les actualités des aliments-santé, des compléments alimentaires et des ingrédients nutritionnels.

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Ynsect explore le marché de l’entomophagie en France

Viande, poisson, œuf, produits laitiers… sont les sources de protéines animales traditionnellement consommées en France. Nos habitudes alimentaires occidentales n’intègrent pas du tout d’insectes. Pourtant ces sources de protéines de qualité, naturellement consommées par les volailles et les poissons, sont également solidement ancrées dans la culture de certains pays asiatiques.

Associés à une image peu ragoutante, l’intégration d’insectes dans les habitudes alimentaires des Français va nécessiter un réel travail pour lever les à-priori. Nous consommons déjà des ingrédients issus  insectes sans le savoir : c’est le cas par exemple du colorant rouge E120 à base de cochenille. Mais pour l’instant, aucun acteur n’a essayé de transformer l’insecte de façon à le rendre invisible pour faciliter sa consommation par l’acheteur occidental.

L’entomophagie est un marché de niche qui ne manque pourtant pas d’atouts :

–   un moyen de diversifier les sources de protéines
–   un apport en protéines de bonne qualité nutritionnelle
–  un élevage très intéressant d’un point de vue environnemental (peu consommateur de ressources et d’espaces)

Ynsect, une jeune société fondée fin 2011, a décidé d’explorer ce secteur. Son objectif : créer et vendre des produits finis préparés à base d’insectes européens et destinés à la consommation humaine et animale. Afin de se positionner en pionnier de la filière, la société étudie différents thèmes de recherche : les qualités nutritionnelles par espèce, les études d’amélioration de l’impact environnemental de la production d’insectes, la valorisation des sous-produits de l’extraction des protéines.

L’entreprise travaille notamment sur une poudre à base de larves de ténébrion qui pourrait être incorporée à des produits finis (chips, sablés…). Deux produits finis ont été développés et sont en cours de commercialisation :

–   « Crikizz » : une gamme de snacks poppés à base de poudre de larves de ténébrion,
–   «  3&3 6 » : une gamme de sablés salés et sucrés, à base de cette même poudre.

Des innovations originales à suivre, dont le positionnement marketing jouera un rôle clé dans leur succès.  Il pourrait par exemple être intéressant d’étudier la possibilité d’utiliser les insectes comme source de protéines chez des populations ciblées, comme les séniors par exemple…

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Naturex acquiert Decas Botanical Synergies

Nouveau rachat chez Naturex : moins d’un an après l’acquisition de Burgundy (article du 28 octobre 2011), le leader des ingrédients végétaux naturels vient de racheter Decas Botanical Synergies, renforçant ainsi encore sa position dans l’univers nutraceutique.

Decas Botanical Synergies est une entreprise américaine spécialiste de la cranberry dédiée à  la nutraceutique. Elle propose des poudres standardisées en proanthocyanidines (PACs), des poudres de jus de cranberry concentrées, et de l’huile de pépins de cranberry pressée à froid. L’ingrédient phare de la marque, PACran®, a été étudié dans 2 études cliniques démontrant son efficacité contre les infections urinaires.

Naturex démontre par ce rachat sa confiance dans le potentiel de la cranberry. Malgré les contraintes réglementaires en Europe (les allégations concernant la cranberry ont toutes été refusées), ce superfruit reste en effet un des ingrédients actifs les plus documentés. Il répond par ailleurs à un marché considérable puisque 6 femmes sur 10 ont au moins une infection urinaire au cours de leur vie.

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Phytalgic s’équipe d’un gel et d’un coaching

Edité par Nutrikéo Consulting, ce blog est le carnet des tendances de la nutrition-santé, à destination des professionnels de la nutrition et de la nutraceutique.

Sa mission : partager un regard critique et une analyse experte sur les innovations et les stratégies de communication en nutrition.

Son originalité : balayer l’univers de la nutrition à 360° en suivant à la fois les actualités des aliments-santé, des compléments alimentaires et des ingrédients nutritionnels.

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Le CERIN aide les étudiants à mieux manger

Seulement 16 % des jeunes de 18 à 25 ans suivent les recommandations du PNNS1… Et oui, l’équilibre alimentaire est loin d’être la grande préoccupation des étudiants  : entre le logement, le transport, les sorties, le budget alimentaire est souvent réduit au minimum.

Contraintes budgétaires et rythme étudiant poussent souvent les étudiants dans les travers de la nutrition :

– Absence de petit-déjeuner : 44 % des étudiants sautent le petit-déjeuner en semaine1

– Grignotage : 95 % des étudiants grignotent entre les repas1

– Consommation insuffisante de fruits et légumes : 35 % des étudiants ne mangent pas de légumes tous les jours1

 

En cette période de rentrée, le CERIN (Centre de recherche et d’information nutritionnelles) publie une brochure pour aider les étudiants à faire les bons choix alimentaires malgré leurs préoccupations. Ce document regorge d’informations : rappel des bases d’une alimentation équilibrée, astuces pour faire des courses malines, conseils pour cuisiner vite et bon, liste d’aliments de base bon marché à toujours avoir chez soi, idée recettes…

Cette brochure est disponible en ligne, vous pouvez la télécharger : « Manger bon marché »

Espérons que cette initiative aidera les étudiants à retrouver le chemin de la nutrition !

 

1 Etude NutriNet-Santé

Source Article from http://www.culture-nutrition.com/2012/09/21/le-cerin-aide-les-etudiants-a-mieux-manger/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-cerin-aide-les-etudiants-a-mieux-manger

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Le bio est-il meilleur pour la santé ?

« Les aliments bios contiennent moins de pesticides », « ils contiennent plus de vitamines et minéraux », ou au contraire « ils ont la même valeur nutritive que les aliments conventionnels » : cela fait des années que le débat fait rage et que de nombreuses études contradictoires sont publiées.

Une équipe de l’université de Stanford a publié début septembre une revue systématique pour tenter de trancher la question (voir l’étude complète). Ils ont analysé plus de 200 études portant sur les niveaux de nutriments et de produits toxiques ainsi que 17 études cliniques sur les effets du bio sur la santé.

Leurs conclusions ?

–       Le risque de retrouver des résidus de pesticide dans les aliments est inférieur de 30 % en bio par rapport au conventionnel. Cependant, les niveaux de pesticides mesurés, même en conventionnel, sont généralement en dessous des limites de sécurité.

–       Le bio ne serait pas plus nutritif que le conventionnel (ou du moins, les preuves sont insuffisantes pour montrer le contraire). En effet, excepté pour le phosphore, les quantités de vitamines, minéraux, ou encore protéines ne différent pas significativement entre les aliments bios et conventionnels.

Impossible donc d’affirmer aujourd’hui que le bio est meilleur pour la santé. Mais finalement, le débat est-il vraiment là ? Le bio reste avant tout être un choix environnemental et est donc un engagement dépendant des convictions de chacun…

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