Sauvé par les pêcheurs, le bulot revient de loin

Incontournable sur les plateaux de fruits de mer, le bulot est une spécialité en Bretagne et en Normandie, et notamment à Granville. Zoom sur ce gastéropode marin que l’on peut à présent acheter et consommer sans trop peser sur l’espèce…

Rédigé par Annabelle Kiéma, le 25 Jan 2018, à 14 h 45 min
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Consommation de bulots

On ne mange des bulots que depuis le siècle dernier. Au Moyen Âge et jusqu’à il y a une centaine d’années, le bulot servait d’appât pour la pêche au cabillaud. À présent, on les retrouvent fréquemment sur les étals, où ils s’achètent crus (encore vivants ou surgelés) mais aussi déjà cuits pour le côté pratique.

bulot

Sur l’étal du poissonnier © Elena Dijour

Si vous les achetez crus, il faudra, avant de les cuisiner, les faire dégorger avec de l’eau et du sel pendant 2h, puis les rincer à plusieurs reprises à l’eau froide en les brassant et en les frottant pour éliminer toutes les impuretés.

Pour les préparer, portez à ébullition de l’eau froide salée à 15 g/litre, versez les bulots et laissez-les cuire dans une eau frémissante pendant 20 minutes, avec un bouquet garni. La cuisson est assez délicate car trop cuit, le bulot sera dur. Même chose s’il n’est pas assez cuit !

Qualités nutrionnelles

Peu calorique, le bulot est intéressant d’un point de vue nutritionnel puisqu’il contient des protéines, très peu de lipides et très peu de glucides.

Valeurs pour 100 g de bulot

Calories 89
Eau 73 g
Protéines 18 g
Glucides 1 g
Lipides 1,9 g
Cholestérol 125 mg

Il est source de nombreux nutriments :

  • Vitamine B12 qui participe à la synthèse des globules rouges et des protéines
  • Oméga 3 qui contribuent à la prévention des maladies cardiovasculaires
  • Iode qui participe à la synthèse des hormones thyroïdiennes
  • Magnésium qui intervient dans le fonctionnement musculaire et nerveux
  • Sélénium, un antioxydant

Choisir les bulots

Crus ou cuits, veillez à ce que les bulots ne sentent pas et ne soient pas poisseux au toucher.

Vous pouvez les conserver 1 à 2 jours dans le réfrigérateur.

Suivez le label !

bulotLe bulot de Granville fait l’objet d’une démarche qualité. La NFM – Normandie Fraîcheur Mer- qui est un groupement qualité englobant pêcheurs, criées et mareyeurs s’est donnée pour mission principale de valoriser la production régionale. Le bulot bénéficie d’un label « Baie de Granville » assurant la qualité du produit, ce qui lui permet de se distinguer du bulot anglo-saxon, qualitativement très éloigné, et qui cohabite pourtant sur les étals sous la seule mention « Atlantique Nord-Est ».

La charte de ce label garantit :

  • un bulot pêché dans la zone « Baie de Granville »
  • un laps de temps de moins de 16h entre la pêche et la débarque
  • un bulot propre (ni terre, ni vase)
  • spécimens triés à bord et sélectionnés en criée
  • identification « Baie de Granville » sur les étals

La pêcherie de Bulot de la Baie de Granville a obtenu le 14 septembre 2017 l’écolabel « Pêche Durable MSC » qui garantit un stock en bonne santé et viable.

D’autres démarches qualité sont en cours, comme la demande d’IGP pour le bulot Baie de Granville.

Illustration bannière : Bulot accroché à un rocher – © Knut Sandaker

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Je fais partie de ce qu’on appelle désormais les « slasheurs » : je suis rédactrice / sophrologue / et j’enseigne le français comme langue...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. Franchement, manger une bestiole qui se nourrit de cadavres ne me tente pas ! Bon appétit !!!

  2. Oui!

  3. Ce petit crustacé est vraiment succulent préparé avec une bonne sauce. J’ai appris ressemant qu’une nouvelle espèce de bulot existait c’est le bulot montagnard !
    voici un site qui ne traite que de ça coachforpro.fr

  4. Je connais bien le Bulot habitant à 40kms de Granville et c’est un fruit de mer qu’en famille nous adorons.
    Etant donné toutes les qualités nutritionelles que vous venez d’en donner,je vais regarder les horaires de criées et allez en chercher toutes les semaines au port de Granville!
    Moi qui ne suis plus trop une affamée de viande tous mes menus vont donc changer,avec ces fruits de mer et poissons se trouvant autour de nous,car les pêcheurs auront bien leur « godaille » à nous vendre!

  5. chez nous on adore les bulots, ce n’est pas facile de les faire dégorger mais quel régal, on peut les faire cuire à l’eau et les cuisiner après

    • Oui, entièrement d’accord! C’est une espèce manifique qui mériterait d’être plus connu. Personnement les meilleurs bulots que j’ai mangé sont au Bulot Montagnard…

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