L’agriculture biologique, c’est quoi ?

Concrètement, l’agriculture biologique proscrit l’utilisation de tout produit phytosanitaire, additif chimique ou de pesticides et utilise des engrais ou répulsifs naturels.

agriculture bio

En partant du simple principe que la nature est bien faite, qu’à côté du poison l’antipoison est disponible , il s’agit de s’en tenir à des approches de culture et d’élevage simples, ancestrales, qui combinent le recyclage immédiat ou différé des déchets, l’utilisation de traitements naturels contre les nuisibles et maladies, la sélection des plants, la récupération des graines et le respect des cycles naturels, la gestion des ressources en eau et le choix de matériaux naturels ou recyclables.

Il n’est pas question de parvenir au produit parfait, mais obtenir un produit authentique, une tomate au bon goût de tomate, une viande savoureuse qui ne perd pas la moitié de son volume lors de la cuisson, du chocolat au beurre de cacao, etc…

tomates     

L’agriculture biologique préserve la biodiversité en proposant des dizaines de variétés de courges ou de fromages sur les étals et en préservant les environnements dans lesquels sont dirigées les exploitations.
Elle induit le respect du consommateur, à qui l’on fournit un aliment de qualité, et du producteur qui, par les ventes directes notamment, maintient un prix de vente équitable qui lui permet de vivre décemment d’un métier qu’il pratique consciencieusement.

Elle offre à chacun un monde de saveurs et aux enfants un avenir pour le monde.

La France est à la traîne en Europe avec seulement 2 % de ses surfaces agricoles cultivées en agriculture biologique ; contre 5 à 9 % en Allemagne, Italie et pays scandinaves.

Au mieux, selon l’aveu même du ministre de l’agriculture Michel Barnier, avec un doublement des surfaces, l’agriculture bio représentera 4 % des surfaces en 2012, soit 4 % des terres. Cette croissance n’est donc pas forte bien que la demande française en produits bio augmente de 10 % par an depuis 1999.

produits bio

 

Pourquoi ?

Parce-que l’agriculture intensive paraît très difficile à remplacer. Ainsi, le délégué général de la FNSEA déclarait le 2 octobre 2007 que "pour changer, il faut convaincre que le bio est l’avenir. Ce n’est pas compatible avec le rendement exigé par les cultures pour l’export ou les biocarburants".