Prendre des vacances améliore la productivité

Plus les salariés prennent des vacances, plus ils améliorent leur productivité, leur investissement et leur épanouissement au travail.

Rédigé par Émilia Capitaine, le 22 Jul 2017, à 12 h 20 min

Les salariés qui prennent davantage de vacances sont plus productifs au travail que les autres. Ce constat a poussé certaines entreprises à revoir leur méthode de management, en proposant des formules de vacances en illimité à leurs employés.

Un lien entre vacances et productivité

Les vacances sont-elles uniquement synonymes de ralentissement pour la vie des entreprises ? Pas si sûr à en croire plusieurs études, qui montrent qu’au contraire, les salariés sont plus productifs et performants lorsqu’ils prennent des vacances. Aux États-Unis, une étude réalisée pour “Project : Time Off” par la Society for Human Resource Management, a montré que 77 % des responsables RH (ressources humaines) et des managers, constatent que leurs employés qui prennent le plus de vacances sont aussi les plus productifs.

Se reposer en vacances augmente la productivité au travail © TravnikovStudio

Par ailleurs, 62 % d’entre eux considèrent que si leurs employés prenaient davantage de vacances, ils seraient plus productifs au travail et que l’entreprise fonctionnerait mieux.

Les vacances permettent d’accroître l’efficacité au travail

Les vacances, loin de représenter une perte de chiffre d’affaires pour les entreprises, permettraient au contraire, d’accroître l’efficacité au travail des salariés, ces derniers profitant de ces périodes de break pour recharger leurs batteries et se reposer.

Ce constat s’opère d’ailleurs au niveau mondial : les pays où les périodes de vacances sont les plus longues sont aussi ceux qui affichent les meilleurs taux de productivité, tandis que les pays où les salariés prennent peu de vacances, peuvent certes, présenter des durées de travail hebdomadaire plus élevées, mais affichent des performances moindres en matière de productivité. Ainsi, en France ou en Allemagne, où les salariés bénéficient de 30 à 40 jours de vacances par an, ceux-ci sont plus productifs qu’aux États-Unis, où l’on prend en moyenne 10 jours de vacances par an.

Des vacances en illimité pour lutter contre le présentéisme

Certaines entreprises, constatant les bénéfices des temps de repos et d’une plus grande prise en compte de la vie personnelle des salariés, ont décidé d’aller plus loin encore, en accordant à leurs employés des vacances en illimité. L’idée est simple : plutôt que de se focaliser sur le présentéisme, ces entreprises permettent à leurs employés de partir en vacances quand ils le souhaitent, à condition qu’ils remplissent les objectifs fixés.

productivité

Prendre des vacances quand on le souhaite © Anton Watman

Cette nouvelle méthode de management née aux États-Unis et appliquée dans des entreprises comme Hubspot (industrie du logiciel), commence à séduire certaines start-up françaises. Partout où elle est mise en place, cette formule a porté ses fruits : non seulement elle n’a pas donné lieu à des abus (contrairement à ce que l’on pourrait penser) puisqu’il n’y a pas eu d’augmentation sensible du nombre de jours pris, mais elle a amélioré la productivité, l’investissement et l’épanouissement des salariés, qui apprécient cette plus grande flexibilité qui leur permet de mieux articuler vie professionnelle et vie privée. Néanmoins, il est difficile d’envisager une généralisation des vacances en illimité : si les structures souples, comme les start-up, peuvent facilement appliquer la formule, elle pourrait poser des problèmes d’organisation dans les grandes entreprises plus rigides.

Les bienfaits à long terme des vacances

Outre un impact sur la productivité du travail, les vacances présentent également des bienfaits à plus long terme, en améliorant la santé des salariés et en contribuant à augmenter leur sensation de bien-être, ce qui au final se reflète sur la bonne marche des entreprises.

Là encore, on constate un décalage entre les pays européens et les États-Unis : en Europe, les taux de dépression et les dépenses de santé sont plus faibles qu’outre-Atlantique. De la même façon, en Suède, pays qui se classe à la deuxième position du classement de l’OCDE sur la qualité de vie, les salariés travaillent très peu, voire pas du tout, pendant les deux mois d’été.

Illustration bannière : Femme en vacances – © Rat Genuimous
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