Vapotage : la vérité sur ses dangers et effets

Le dernier rapport de l’Anses fait pour la première fois le point sur les effets nocifs du vapotage sur la santé. Décryptage.

Rédigé par , le 5 Feb 2026, à 10 h 55 min
Vapotage : la vérité sur ses dangers et effets
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Quels dangers, et quelle comparaison faire avec la consommation de tabac ? L’agence de sécurité sanitaire fait le point sur le vapotage.

En bref 

  • Le vapotage présente des risques cardiovasculaires et respiratoires probables.
  • Aucun effet cancérogène avéré à ce stade, mais un manque de recul scientifique.
  • Chez les non-fumeurs, les risques l’emportent sur les bénéfices.
  • Le tabac reste plus dangereux, mais le vapotage n’est pas sans conséquences.

Une pratique du vapotage qui touche les jeunes

Quels sont les dangers non seulement potentiels mais aussi réels de l’usage de la cigarette électronique ? Le rapport publié pour la première fois par l’Anses le 4 février dernier permet enfin d’être fixé. Pour le rédiger, pas moins de 14 experts ont étudié aussi bien les déclarations des industriels que les rapports internationaux ou des milliers de publications scientifiques. Le but : faire le point sur tout ce qu’en a dit la science à ce jour, et évaluer la force des preuves mises en lumière par tous ces éléments.

Il faut dire que la pratique du vapotage se répand. Alors qu’environ 6 % des Français déclaraient vapoter quotidiennement en 2024, quasiment tous étaient a priori déjà fumeurs ou anciens fumeurs. Mais la tendance la plus inquiétante est l’essor du vapotage chez des jeunes non-fumeurs, clairement ciblés par l’industrie du tabac. Dans leur cas, l’argument d’une nocivité inférieure au tabac ne tient pas, puisqu’ils sont exposés aux effets nocifs de la cigarette électronique, avec à la clé un risque de dépendance.

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Des effets « probables » ou « possibles »

Car même si le tabac est et demeure plus nocif que le vapotage, ce rapport de l’Anses identifie d’abord des risques cardiovasculaires et respiratoires probables. Vapoter engendrerait bien une augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque. Différentes études pointent quant à elle un lien « possible » entre le vapotage et l’impact sur les voies respiratoires, telle la survenue de la BPCO, maladie respiratoire chronique. À cela s’ajoutent des effets cancérogènes « possibles », bien qu’aucune publication n’ait pour l’instant montré le développement de tumeurs.

L’Anses a également étudié l’impact sur les foetus des femmes enceintes vapoteuses. Là aussi lorsqu’ils sont exposés aux substances chimiques absorbées par leurs mères, il est possible que le développement de leur système cardiovasculaire et respiratoire en soit affecté. Au final, selon les scientifiques, « l’absence actuelle de maladies chroniques avérées chez les vapoteurs n’ayant jamais fumé pourrait être liée à un manque de recul plutôt qu’à une réelle innocuité ». Mais si vapoter n’est pas sans risque, fumer est et demeure pire.

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