Nos astuces pour ne plus fumer… et tenir !

Arrêter de fumer : plus facile à dire qu’à faire ! Arrêt brutal ou diminution graduelle de la cigarette, chacun sa méthode. Mais le challenge c’est vraiment de perdre l’envie d’allumer une cigarette. Voici nos petites astuces pour ne plus fumer.

Rédigé par Séverine Bascot, le 10 Nov 2018, à 12 h 30 min

Novembre marque le « mois sans tabac » : une excellente occasion de laisser tomber la clope en se sentant soutenu et moins seul ! Armé d’une volonté de fer, vous avez – comme moi – décidé de mettre un terme à cette longue relation entretenue avec cette tige qui ne fait que partir en fumée dans les doigts… Aussitôt décidé, aussitôt mis en oeuvre, mais rapidement l’envie de s’en griller une se fait tenaillante. Comment ne pas tomber dans le panneau et ne pas craquer pour ne plus fumer ?

Nos astuces pour ne plus fumer (ou diminuer la cigarette)

Arrêter de fumer des cigarettes permet à la fois de se sentir mieux, d’économiser beaucoup voire énormément d’argent, d’avoir une meilleure haleine et surtout de préserver sa santé, celle des autres, mais aussi la planète. Alors, découvrez nos astuces pour tenir bon.

ne plus fumer

Comment tenir le coup ? © Syda Productions

Couper l’envie de fumer quand elle vient

Saviez-vous que l’envie d’allumer une cigarette se fait particulièrement pressante pendant seulement 3 petites minutes. Alors pour faire passer le temps sans craquer, on peut :

  • Boire un verre d’eau
  • Manger une pomme
  • Sucer un bonbon à la menthe (sans sucre)
  • Sentir de l’huile essentielle d’orange, de menthe poivrée, de cèdre du Liban
  • Croquer lentement noix, noisettes ou amandes
  • Respirer profondément et calmement
  • Prendre l’air et marcher un peu

Tenir bon après le café, les repas ou à la pause

Les fumeurs ont tous leurs habitudes. Et si on se débarrasse rapidement de l’addiction physique (entre 3 et 5 jours), la gestuelle et l’affect sont plus compliqués à faire passer. La difficulté est donc de parvenir à s’accorder une pause en faisant autre chose que fumer :

  • Laisser fondre en bouche un carré de bon chocolat
  • Se brosser les dents avec un dentifrice fort mentholé
  • Mâcher lentement un chewing-gum à la menthe (sans sucre)
  • Boire une tisane aromatisée à la menthe ou au gingembre
  • Méditer ou faire du yoga

En règle générale, essayez de stimuler votre odorat et votre goût. On ne parle pas ici de « se goinfrer » (attention à la prise de poids !), mais d’apaiser l’envie par un autre stimulus. L’idée est de trouver des moyens de se faire du bien afin de compenser l’absence du plaisir (ou de l’illusion du plaisir) qu’on prend à fumer une cigarette !

Patienter sans fumer

Difficile de lutter contre la cigarette qui aide à patienter, celle qu’on sort par réflexe quand on doit attendre quelqu’un, un bus, qu’on se retrouve coincé dans les embouteillages, qu’une attente s’éternise…

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Ne pas céder aux démons © Anucha Naisuntorn

Remplacez le paquet de cigarettes par une boite de pastilles de menthe (toujours sans sucre), mordillez un bâtonnet de réglisse, mâchez une feuille de menthe… ou tout simplement respirez en pleine conscience !

Faire du sport pour ne plus fumer

Avoir une activité sportive est essentielle pour tous mais pour les fumeurs en sevrage, le sport est un excellent élément de motivation qui participe à la réduction de l’envie de fumer. Non seulement, il va sensiblement améliorer la condition physique, permet de se fixer des objectifs, ce qui est déjà motivant, mais il aide aussi à combattre le manque et l’envie de fumer. Quand on s’active, on pense forcément moins à la cigarette !

D’autre part, c’est assez connu : arrêter de fumer s’accompagne souvent d’une prise de poids. Celle-ci est essentiellement due à 2 causes :

  • En fumant un paquet de cigarettes par jour, ce sont entre 200 et 300 calories qui sont brûlées par la nicotine. Aussi, on estime que les fumeurs pèsent 3 à 4 kg de moins que le poids qu’ils devraient théoriquement faire.
  • Le grignotage intempestif pour combler le manque.

De plus, anti-stress, le sport procure un sentiment de bien-être qui va aider à l’arrêt tabagique. En effet, en période de sevrage, il n’est pas rare de connaitre des perturbations de l’humeur (irritabilité, colère, frustration, impatience, nervosité…), voire de l’anxiété, une légère déprime, des insomnies et des difficultés à se concentrer… Une activité physique régulière (pas forcément intense) va libérer des endorphines dans le corps. Idéal pour se sentir mieux et garder un bon moral !

Ne pas négliger les aides complémentaires : patchs, gommes, médecines douces

Il est important de ne pas rester seul et de se faire accompagner. Pas forcément un psychologue ou un tabacologue, mais plus simplement un généraliste… Cela permet de partager ce que l’on ressent, de trouver des conseils, d’entendre des paroles réconfortantes et motivantes. Mais aussi de s’informer sur les aides et substituts pour faciliter le sevrage.

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Patch nicotinique © Daniel Heighton

Les patchs peuvent être une solution pour se débarrasser plus ou moins rapidement de l’envie de fumer. Mais d’autres alternatives existent comme la luminothérapie, l’hypnose, l’acupuncture…

Rappelez-vous : toutes ces astuces peuvent nous aider, mais notre principale force sera la motivation. Pour commencer, essayons de ne pas nous mettre dans des situations où l’envie de fumer est trop prenante. Quitte peut-être à éviter certaines sorties dans les premiers temps…

Mon témoignage

Fumeuse depuis plus de 30 ans, je commençais à vraiment ressentir les effets du tabac sur mon organisme : souffle court, muscles endoloris et grosses sueurs dès le moindre effort, toux grasse chronique chaque hiver… Comme beaucoup de fumeurs et fumeuses, je passais de temps en temps par une phase durant laquelle j’en avais « marre » de fumer. Alors, cette fois, j’en ai profité et sauté le pas…

Comme j’avais déjà essayer d’arrêter seule (il y a 11 ans pendant un an et demi…), j’ai préféré me faire accompagner cette fois-ci par un tabacologue, pour mettre le plus de chance de mon côté. À l’écoute de mes besoins et de ma motivation, il m’a conseillé de commencer en utilisant des patchs nicotiniques. Au début, ils me rendaient un peu nauséeuse (trop de nicotine diffusée dans mon corps) mais au bout de quelques jours, c’est passé. Maintenant, je ne les utilise que les jours où je sens ma volonté flancher. Chaque heure sans fumer est encore difficile mais la peur d’avoir à tout recommencer à zéro s’installe peu à peu et renforce ma motivation…

15 jours sans tabac et déjà mon horizon s’éclaire. J’ai retrouvé les sensations que j’avais oubliée depuis si longtemps. Je peux respirer à pleins poumons, je ne tousse quasiment plus, je me réjouis d’avoir retrouver le goût et l’odorat… Et de ne plus sentir comme un cendrier !

Et vous ? Dites-nous comment vous avez réussi à arrêter de fumer. Y a-t-il eu un élément déclancher dans votre décision d’abandonner le tabac ? Y parvenez-vous seul ou avec une aide ? Laissez-nous vos témoignages en commentaires

Illustration bannière : Arrêter et ne plus jamais fumer – © fongbeerredhot
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Voyageuse insatiable, j'ai parcouru le monde autant pour des raisons personnelles que professionnelles : rien de mieux pour prendre la mesure de l'état de la...

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