Ces insectes – et poils de rat – qu’on mange sans le savoir

On n’avale probablement pas d’araignées dans notre sommeil, contrairement à la rumeur. Par contre, nos aliments contiennent beaucoup plus d’insectes qu’on ne le pense. Et quelques poils de rat.

Rédigé par Lucia García Botana, le 21 Feb 2016, à 12 h 14 min

Vaut-il mieux manger plus d’insectes… ou plus d’insecticides ?

En plus des ingrédients derrière lesquels se « cachent » des insectes, il est prouvé que la plupart des produits alimentaires sont susceptibles de contenir des traces d’insectes, surtout les fruits et légumes. Leur élimination complète est pratiquement impossible et trop coûteuse et impliquerait une utilisation massive d’insecticides et d’autres produits chimiques mauvais pour la santé et l’environnement.

L’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) affirme que « c’est économiquement impraticable de cultiver, récolter et traiter des aliments complètement libres d’insectes ». C’est pourquoi, aux États-Unis, le contenu d’insectes et d’autres « ingrédients » tels les poils de rats dans les produits alimentaires sont rendus publics régulièrement.

Cette agence publique dépendant du Département de la Santé réalise en effet tous les trois ans une étude des « niveaux de défauts » dans laquelle ils évaluent près de 1.500 échantillons de produits achetés dans les commerces de 56 aires métropolitaines différentes.

Vous reprendrez bien… un peu de poils de rat ?

Le but est de fixer un seuil maximal de contamination ou « défauts » toléré dans la nourriture en dessous desquels on considère qu’il n’y a aucun risque pour la santé, les morceaux d’insectes ou poils de rats sont inévitables dans le processus de production.

Depuis 1985, la FDA publie son rapport The Food Defect Action Levels : Levels of Natural or Unavoidable Defects in Foods That Present No Health Hazards for Humans. C’est un document très informatif, qui établie les pourcentages et indicateurs pour savoir quand l’État doit intervenir. Mais la FDA ne publie pas les niveaux moyens d’insectes ni d’autres défauts constatés. Cependant, les montants maximum tolérés nous donnent une indication sur la présence d’insectes dans notre alimentation constatée par l’administration américaine.

100 grammes de chocolat, ce peut être jusqu’à 60 morceaux d’insectes

Voici une liste des quantités d’insectes considérées comme inoffensives pour la santé, dans les produits les plus communs, selon le rapport de la FDA :

  • Épices moulues  : jusqu’à 29 fragments d’insectes par 10 grammes, en moyenne, et plus d’un poil de rongeur pour… pimenter le tout.
  • Curry en poudre  : un moyenne de moins de 100 fragments d’insectes par 25 grammes (et moins de 4 poils de rongeur).
  • Fruits rouges, en conserve ou surgelés : jusqu’à quatre larves par 500 grammes OU une moyenne de 10 insectes entiers par 500g (excluant pucerons et mites).
  • Brocoli surgelé  : on tolère jusqu’à 60 pucerons ou mites par 100 grammes.
  • Chocolat  : celui-ci est autorisé à la consommation avec un contenu maximal de 60 fragments d’insecte pour chaque 100 grammes.
  • Maïs doux en conserve  : on autorise moins de deux larves de 3 millimètres de longueur par boîte.
  • Pâtes  : jusqu’à 225 fragments d’insectes par 225 grammes de pâtes.
  • Champignons en conserve  : jusqu’à 20 asticots de n’importe quelle taille et jusqu’à 75 mites pour chaque 100 grammes de champignons séchés ou non.
  • Tomates en conserve  : on tolère jusqu’à 10 oeufs de mouche ou 2 larves de mouche par 500 grammes.
  • Purée de tomates  : pour celle-ci, on passe à 20 oeufs de mouche ou 2 larves par 100 grammes.
  • Farine de blé  : jusqu’à 75 morceaux d’insectes par 50 grammes… en plus d’un poil de rongeur.

Vous voilà avertis : vous mangez déjà des insectes, sans le vouloir, mais en quantités négligeables. Pour les défenseurs de l’entomophagie – la consommation d’insectes -, il vaut mieux manger des insectes, riches en protéines et sans impact sur l’environnement, que d’avaler des pesticides et des herbicides.

Paul Vontomme, un expert de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), affirme que c’est mieux d’éviter un excès de produits chimiques très préjudiciables à l’environnement et à la santé.

Et lorsque que personne ne peut éviter de manger des dérivés d’insectes présents dans plein d’aliments, pourquoi ne pas oser manger des grillons ou des vers directement ?

Alors, essaierez vous désormais de manger des insectes non plus à votre insu, mais délibérément, avec tous les avantages que cela comporte, mais aussi dangers ?

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J'ai grandi dans la région rurale de Galicia, en Espagne, où les montagnes et les forêts rencontrent l'océan Atlantique. Ma conscience envers la protection...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. Pauvres Végans qui vont mourir de faim !
    S’ils doivent trier les microscopiques fragments d’insectes ou d’autres animaux, puisque pour eux, c’est la tolérance zéro impérative ! (C’est ce qu’ils clament à cor et à cri en permanence, et fort violemment.)
    Je suppose que même leurs bébés ne peuvent boire le lait de leur mère, qui est un produit d’origine animale ?
    Et comment considère t’ils les bactéries dans l’eau potable, même minérale, ce ne sont pas des végétaux, ni des minéraux ? Et toutes celles qui sont en permanence dans notre bouche et qui passent, entra^nées par le végétaux ingurgités, dans l’estomac puis les intestins. Quelle horreur !

    De plus, dans le très remarquable documentaire intitulé « l’Intelligence des Arbres », sorti très récemment et qui fait la somme d’études très scientifiques entreprises depuis une vingtaine d’années, il semblerait bien que notre regard sur ces autres êtres vivants que sont le arbres, et que la communication qui existe entre eux -ce sont des hypothèses, mais des hypothèses fortes- soit telle que certains scientifiques sont amenés à penser que les arbres ont un certain degré, voire un degré certain de conscience. Un peu comme les animaux, finalement… même si leur « cerveau » ne se voit pas, car il est d’autre nature ! Cela ne va-t-il pas aussi leur poser de graves problèmes ?

  2. la cochenille est toujours utilisée et pose aussi probleme au niveau des allergies

  3. C’est toujours interessant de lire les commentaires -diversifies- de chacun surtout lorsqu’ils sont rapidement comprehensibles he he..
    S’il vous plait, relisez vous avant de l’envoyer et merci d’y rajouter un peu de ponctuation..

    (Desole pour ne pas utiliser d’accents, j’utilise un autre type de clavier a l’etranger 😉

  4. j’habite à 2 kms d »une coopérative qui fait vivre tout un département ( si je ne vous dis pas où c’est . C’est juste par sécurité internet ou je n’aime pas trop me dévoiler )

    les agrumes les pommes qui partaient au travers de ce que l’on appelle aujourd’hui l’Europe étaient ciré sur tapis ce cirage entre autres qui ne sert que attiré l’œil du consommateur. Les demandeurs principal curieusement était l’Allemagne !! Ma dernière visite date de 1983 dans cette coopèrative . Par contre dans les 50 jusque dans les année 76 elles étaient traité ainsi par ce fameux vernis puis interdit en France donc il n’y a plus de vernis le tapis n’en consomme pas sa aurait était un surplus inutiles pour les entreprises . Pour la petite histoire en Italie m^mes dans les restaurants on vous vendaient de la viande ayant encore le tapon du vétérinaire je ne sais pas si avez connu cela mais ceci jusque dans les années 80 et interdit en France depuis les 70 . Ensuite cette Europe qui ce veut bio et écologique !!! est ce que cela ce fait au travers de l’Europe je ne crois pas mais je ne peux l’affirmé ce que peux vous dire quelque part ce vous dites est vrai mais date pas mal cela remonte à ces dates car voici ce qui c’est passés comme pour certains produits de notre consommation comme ‘aujourd’hui on proteste a cette époque les gens boudés les fruits ciré justement a cause de cette cire il n’aimer pas du tout pour ces raisons évidentes cela donner du gout au fruit par exemple vous éplucher une agrume sans la laver avant , votre orange par exemple avait un gout car vos mains avait touché la cire et ensuite la chair du fruit.
    A une époque (Babiel ) a du justifier sa cire rouge une intention de procès leur lui avait était lancé . personnellement les pommes rouges brilles naturellement et pour ma part sa fait des années que je n’ai plus vu des agrumes cirés en France et enveloppé parfois dans leur petits papiers pour protéger ces cires . je vous rappels que ceci n’avait qu’un attrait marketing.

  5. c’est totalement faux comme discours

    nous allons pendre les choses par étapes

    nous transporton un tas de petites béton sur nous ce n’est plus a prouver…

    les fruits passent sur un tapis cirant si vous auriez visiter une coopérative vous le sauriez avant de vous laisser aller a cet imagination

    la cochenille a était autrefois utiliser comme colorant un peu partout m^me en peinture artistique pour pigmenter les huile les zinc et certaines peinture de chaux et en industrie textile tout ceci depuis des siècle ce n’est pas un scoop
    personne n’est mort pour l’alimentaire d’ailleurs on pousse a consommer des insecte aujourd’hui. Bon ceci étant une autres histoire …

    l’ histoire de cochenilles c’est un peut comme le safran cela revenait trop cher a produire il y à longtemps quelle n’est plus utiliser

    c’est comme le bleu de cobalts, le blanc de zinc que l’on arrêté de produire (le banc de Meudon dont on réduit aujourd’hui sa production est que l’on vends comme presque un produit de lux. A son époque il était moins cher que de la farine de blés )

    • Lucia García Botana

      Merci pour votre commentaire!

      En effet, et comme on a essayé d’expliquer dans l’article, le colorant produit avec des cochenilles n’est pas dangereux pour la santé, mais beaucoup de gens ne savent pas comment l’identifier (et ceci est problématique pour les végétariens et végétaliens ). Avec cet article, on a essayé de montrer les insectes qu’on mange sans le savoir, et ceci est un bon exemple pour beaucoup de gens même si vous le saviez déjà.

      Concernant la cire des fruits, la gomme-laque de Kerria Lacca (E904) est utilisé par beaucoup d’entreprises et reconnue en tant qu’additif alimentaire. Même si beaucoup de coopératives utilisent d’autres types de cires, il suffit de lire quelques étiquettes pour retrouver l’E904.

      Il s’agit pas des « imaginations », ce sont des faits prouvés et référencés. On n’est n’y pour ni contre la consommation d’insectes, on essaye tout simplement d’informer les gens.

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