Ces insectes – et poils de rat – qu’on mange sans le savoir

On n’avale probablement pas d’araignées dans notre sommeil, contrairement à la rumeur. Par contre, nos aliments contiennent beaucoup plus d’insectes qu’on ne le pense. Et quelques poils de rat.

Rédigé par Lucia García Botana, le 21 Feb 2016, à 12 h 14 min

Selon une rumeur très populaire, chacun d’entre nous avalerait une moyenne de 6 araignées pendant la nuit. Pour le moment, il n’y a pas d’évidence scientifique prouvant ce fait, qui relève probablement plus du mythe urbain que de la réalité. Ce que nous savons moins, et que plusieurs experts, comme la spécialiste américaine Lisa Monachelli ou l’entomologiste et professeur à l’Université de Wageningen Marcel Dicke ont mis en évidence, c’est que chaque personne mange une moyenne de 500 grammes d’insectes chaque année, par inadvertance.

Ce chiffre peut paraître étonnant, la légalisation des insectes pour son usage alimentaire étant encore en discussion au niveau de l’Europe. Mais si on recherche parmi les ingrédients des produits qu’on consomme au quotidien et les autorisations sanitaires, les dérivés d’insectes ou morceaux d’insectes sont plus communs que ce que l’on pense.

Ces ingrédients à base d’insectes que vous consommez sans le savoir

Pour obtenir la couleur rouge de certains bonbons, charcuteries, jus, etc. on n’utilise pas des produits chimiques mais un ingrédient beaucoup plus naturel : la cochenille. Dans les étiquettes d’ingrédients, on la retrouve sous différentes appellations : E120, carmine, cochineal, carminic acid.

L’association de défense des droits des animaux Peta indique qu’il faut environ 70.000 cochenilles pour obtenir une livre (454 grammes) de colorant rouge. Ceci gêne les végans et végétariens, surtout lorsque les étiquettes ne disent pas les choses correctement, par exemple lorsque Starbucks affirmait récemment que des frappuccinos à la fraise étaient indiqués pour des végétaliens alors qu’ils contenaient de ce colorant.

A noter que si l’on n’a pas de prévention particulière envers les cochenilles, ce type de colorant est considéré comme ne provoquant aucun risque pour la santé. Il serait même meilleur pour la santé que les colorants d’origine chimique.

Le vernis des fruits : encore des insectes dans votre alimentation

La cochenille est l’insecte le plus commun dans les ingrédients des produits alimentaires, mais il existe d’autres dérivés comme le shellac ou resinous glaze. Il s’agit d’une sécrétion produite par un insecte indien, la Kerria Lacca.

insectes qu'on trouve dans la nourriture

Pour l’obtenir, il faut dans la plupart des cas tuer l’animal, lorsqu’il est fortement collé à sa résine. Ce qui fait aussi que dans cette résine on retrouve des morceaux de Kerria Lacca. On le trouve ainsi dans les jelly beans et dans les substances utilisées pour préserver et vernir les fruits, tels que pommes et agrumes.

Lire page suivante : Manger plus d’insectes ou d’insecticides ;
Vous reprendrez bien un peu de poil de rat ?

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J'ai grandi dans la région rurale de Galicia, en Espagne, où les montagnes et les forêts rencontrent l'océan Atlantique. Ma conscience envers la protection...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. la cochenille est toujours utilisée et pose aussi probleme au niveau des allergies

  2. C’est toujours interessant de lire les commentaires -diversifies- de chacun surtout lorsqu’ils sont rapidement comprehensibles he he..
    S’il vous plait, relisez vous avant de l’envoyer et merci d’y rajouter un peu de ponctuation..

    (Desole pour ne pas utiliser d’accents, j’utilise un autre type de clavier a l’etranger 😉

  3. j’habite à 2 kms d »une coopérative qui fait vivre tout un département ( si je ne vous dis pas où c’est . C’est juste par sécurité internet ou je n’aime pas trop me dévoiler )

    les agrumes les pommes qui partaient au travers de ce que l’on appelle aujourd’hui l’Europe étaient ciré sur tapis ce cirage entre autres qui ne sert que attiré l’œil du consommateur. Les demandeurs principal curieusement était l’Allemagne !! Ma dernière visite date de 1983 dans cette coopèrative . Par contre dans les 50 jusque dans les année 76 elles étaient traité ainsi par ce fameux vernis puis interdit en France donc il n’y a plus de vernis le tapis n’en consomme pas sa aurait était un surplus inutiles pour les entreprises . Pour la petite histoire en Italie m^mes dans les restaurants on vous vendaient de la viande ayant encore le tapon du vétérinaire je ne sais pas si avez connu cela mais ceci jusque dans les années 80 et interdit en France depuis les 70 . Ensuite cette Europe qui ce veut bio et écologique !!! est ce que cela ce fait au travers de l’Europe je ne crois pas mais je ne peux l’affirmé ce que peux vous dire quelque part ce vous dites est vrai mais date pas mal cela remonte à ces dates car voici ce qui c’est passés comme pour certains produits de notre consommation comme ‘aujourd’hui on proteste a cette époque les gens boudés les fruits ciré justement a cause de cette cire il n’aimer pas du tout pour ces raisons évidentes cela donner du gout au fruit par exemple vous éplucher une agrume sans la laver avant , votre orange par exemple avait un gout car vos mains avait touché la cire et ensuite la chair du fruit.
    A une époque (Babiel ) a du justifier sa cire rouge une intention de procès leur lui avait était lancé . personnellement les pommes rouges brilles naturellement et pour ma part sa fait des années que je n’ai plus vu des agrumes cirés en France et enveloppé parfois dans leur petits papiers pour protéger ces cires . je vous rappels que ceci n’avait qu’un attrait marketing.

  4. c’est totalement faux comme discours

    nous allons pendre les choses par étapes

    nous transporton un tas de petites béton sur nous ce n’est plus a prouver…

    les fruits passent sur un tapis cirant si vous auriez visiter une coopérative vous le sauriez avant de vous laisser aller a cet imagination

    la cochenille a était autrefois utiliser comme colorant un peu partout m^me en peinture artistique pour pigmenter les huile les zinc et certaines peinture de chaux et en industrie textile tout ceci depuis des siècle ce n’est pas un scoop
    personne n’est mort pour l’alimentaire d’ailleurs on pousse a consommer des insecte aujourd’hui. Bon ceci étant une autres histoire …

    l’ histoire de cochenilles c’est un peut comme le safran cela revenait trop cher a produire il y à longtemps quelle n’est plus utiliser

    c’est comme le bleu de cobalts, le blanc de zinc que l’on arrêté de produire (le banc de Meudon dont on réduit aujourd’hui sa production est que l’on vends comme presque un produit de lux. A son époque il était moins cher que de la farine de blés )

    • Lucia García Botana

      Merci pour votre commentaire!

      En effet, et comme on a essayé d’expliquer dans l’article, le colorant produit avec des cochenilles n’est pas dangereux pour la santé, mais beaucoup de gens ne savent pas comment l’identifier (et ceci est problématique pour les végétariens et végétaliens ). Avec cet article, on a essayé de montrer les insectes qu’on mange sans le savoir, et ceci est un bon exemple pour beaucoup de gens même si vous le saviez déjà.

      Concernant la cire des fruits, la gomme-laque de Kerria Lacca (E904) est utilisé par beaucoup d’entreprises et reconnue en tant qu’additif alimentaire. Même si beaucoup de coopératives utilisent d’autres types de cires, il suffit de lire quelques étiquettes pour retrouver l’E904.

      Il s’agit pas des « imaginations », ce sont des faits prouvés et référencés. On n’est n’y pour ni contre la consommation d’insectes, on essaye tout simplement d’informer les gens.

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