Ferme des 1000 vaches, 1000 veaux : l’opposition à l’élevage intensif s’organise

Si l’élevage intensif est encore la norme en France, un sondage montre que les Français, qui aiment manger de la viande, y restent pourtant majoritairement opposés. Explications.

Rédigé par Alan Van Brackel, le 17 Jan 2015, à 12 h 19 min

Un exemple d’action : les 1000 vaches, une opposition ferme à un projet d’élevage intensif à Drucat

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(© CC, Farm Sanctuary)

Ce sondage montre aussi que 91 % des personnes interrogées s’opposent au projet d’un élevage de 1.000 vaches et 750 veaux et génisses, qui serait installé au coeur de la Somme.

Un exploitant local souhaitait en effet créer une ferme-usine, avec pour couronner le tout un méthaniseur. Une première en France qui a fait bondir les associations et particuliers concernés par cette cause.

Ils se sont regroupés au sein du comité Novissen, arguant que le projet « met en péril la santé, la sécurité, l’environnement, l’emploi, qui pose la question de la condition animale ».

Pour protester, Novissen(1) a organisé une manifestation le 3 mars 2013 à Paris devant le Salon de l’agriculture afin de montrer leur opposition à l’élevage industriel et dénoncer un marché hypocrites, où les produits issus de l’élevage intensif sont subventionnés notamment par des fonds publics.

Comme le soulignait Brigitte Gothière : « Si les produits de l’élevage industriel sont bon marché, c’est parce que le coût colossal de ses nuisances est supporté notamment par les contribuables au travers des subventions, des coûts liés à la dépollution ou à la santé publique ».

Une lutte de pouvoir à Drucat

À la suite de l’annonce, un mouvement a donc été mis en place contre le promoteur du projet, Ramery. Une pétition a vu le jour, ainsi que plusieurs actions, si bien que des représentants du mouvement ont été reçus par le chef de cabinet de Cécile Duflot et elle-même.

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La lutte acharnée pendant deux ans a payé, puisque l’État leur a donné raison, ordonnant à Ramery de démonter tous les bâtiments non conformes au permis initial. Avec comme possibilité de demander un nouveau permis de construire plus tard. La lutte a donc continué, afin de faire monter la pression jusqu’à l’abandon total du projet, vu par les associations comme un univers où « la souffrance animale est banalisée », sans parler des conditions environnementales et sociales.

Lire page suivante : la Ferme des 1.000 vaches : des limites du législatif

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Chercheur dans l'âme, partagé entre l'Europe et les Etats-Unis. Parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan...

205 commentaires Donnez votre avis
  1. c’est tout simplement ignoble.
    retirer un petit à sa mère au bout de 24h

  2. On vit vraiment dans une époque de m…… où il n’y a plus aucun gouvt qui dirige la vie des citoyens mais seulement la belle vie pour leur parti politique ainsi que de sa clique qui l’entoure, les besoins du PEUPLE ???? qu’il se débrouille…….

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