Le défi : un mois sans supermarché (2)

Rédigé par Vincent, le 31 Dec 2013, à 11 h 10 min

Comment gérer sans supermarché pour une famille avec des enfants ?

fleche-suiteLes commentaires de certains internautes sur la première partie de l’article m’ont fait m’intéresser aux tarifs pratiqués pour un ensemble de produits disponibles en Biocoop et nécessaires aux familles avec des enfants en bas ages.

Par exemple, les couches « bio », à 19,90€ pour 56 couches (en comparaison, 24 couches Pampers coutent généralement 9,95€). Des produits « multi-usages » dégraissants, concentrés, mais écologiques, à 6,50€ le litre. Tablettes de lavage pour lave-vaisselle : 7,40€ pour 25 pièces, lessive au savon d’Alep pour 10,70€ le litre.

Avec ces quelques exemples, j’avance une hypothèse : les tarifs peuvent paraitre élevés mais il s’agit de considérer le mode de consommation sortit de l’habitus de consommation dans lequel nous avons été inconsciemment confortés.

Le gaspillage et la surconsommation peuvent être atténués individuellement par une prise de position face à ce que l’on pourrait désigner comme des « tentations » plus que comme des besoins réels.

L’inconnue du défi : le réseau potentiel disponible

Le cas des produits d’animalerieCapture-300x114

Pour le moment, j’ai été confronté à cette réalité : je n’ai pas trouvé de produits pour animaux (j’ai un chat, donc litière et nourriture) qui ne soit issus de la grande distribution. J’ai découvert quelques marques proposant des litières écologiques – dont l’achat est possible via internet – à 5,75€ les 5 litres, soit à peine plus cher que de la litière agglomérante en grande surface, mais constituée de 100 % de matières d’origine végétale…

Ecolite, la litière tout-en-un et écologique

Par contre, les croquettes sont très chères : 20€ pour 3kg de bouchées d’une marque, « Affinity Advance ».

La différence de prix avec les marques bien connues telles que Friskies est sans comparaison. Mais à ce moment du défi, il semblerait que l’achat par correspondance soit la seule alternative aux grandes surfaces pour l’alimentation animale. Ce qui implique un minimum d’organisation, et surtout un choix, vu le prix.

Redéfinir le rôle des grandes surfaces

grande surface

Vivre sans grandes surfaces : redéfinir la demande en fonction de nos besoins réels ?

Et c’est là toute la complexité du projet : vivre sans les grandes surfaces, n’est pas vraiment le propos.

Installées depuis 50 ou 60 ans dans nos sociétés, elles correspondent à une attente d’un autre temps, mais offrent une disponibilité immédiate, dont on ne peut nier l’aspect pratique. Mais sortir de ce circuit de distribution a des avantages pour chacun.

>> Il convient en réalité de ne plus donner l’exclusivité aux grandes surfaces pour tous les besoins, mais plutôt de redéfinir leur rôle dans nos vies et modes de consommation, autant que possible bien sur.

Voici le précepte que je garderai en tête pour la seconde moitié du défi. N’hésitez pas à donner votre avis et à débattre.

*

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22 commentaires Donnez votre avis
  1. Et la lessive ???

  2. Bonjour !
    Je tiens à partager mon expérience concernant l’alimentation animale (et oui, nous avons 3 toutous, un chat, 2 lapines et une chèvre !). Il est possible de ne pas acheter en grande surface et de ne pas se ruiner ! Je ne sais pas si on peut citer des enseignes, mais en ce qui me concerne je prend les croquettes à la Croquetterie (30 euros les 20 kg, et en plus elles n’ont pas d’exhausteurs de goûts artificiels !). En plus ils sont très sympas ! Nous sommes dans la région bordelaise, je ne sais pas s’il y a des franchises ailleurs… Pour le foin et les granules des lapines, c’est hors de prix en grande surface… Nous avons trouvé un endroit qui vend de l’alimentation pour animaux de la ferme à prix défiant toute concurrence. N’achetez plus le foin en petit paquet mais en botte !!

  3. Les Bio Coop et autres Univers Bio sont bien classés dans les chaînes de grandes distributions même si comme vous le dites si bien, ce sont de petites factures. Mais de fait de nombreux produits ont fait des centaines de Km pour arriver dans ces Bio boutiques. Donc il ne reste que les producteurs en directs, les magasins et coopératives de producteurs, les marchés locaux et tout cela en bio. Pour ma part c’est ce que je fais le plus possible.
    Toujours la même question, le bio est ce bien? Oui mais ce n’est pas assez, ce qu’il faut c’est du bio local. Soyez locavor.

  4. Le sujet abordé non seulement m’intéresse mais j’expérimente depuis plus de deux ans…
    Je vis en couple avec 3 enfants et un chat… lui aussi mange Bio (YARRAH Organic), 23€ les 3kg en effet, mais on ne peut comparer avec aucune marque de supermarché… j’ai été scandalisé lorsque ma véto m’a dit que les « purina » (diverses grandes marques) sont trop riches en sels et provoquent souvent des soucis de reins chez les animaux… de plus souvent 2 à 4% de viande ou poisson… les croquettes bio, comme chez les véto on passe a du 30% !!! Enorme différence…

    Pour la pharmacie l’homéopathie bien sûr… depuis plus de 10 ans et des enfants presque jamais malades…

    Enfin au niveau alimentaire, il existe en dehors des supérettes de bio divers autres moyens… paniers bio locaux, coopératives de producteurs, des ruches de divers légumes, viandes, savons etc… (points dans toute la france…laruchequiditoui.fr) et vers montpellier le site du : terroirdirect.fr lui aussi permettant une commande de produit unitaires…

    Juste dernière chose… Au début, je me suis fait un peu avoir… les produits cosmétiques en bio vérifier bien les ingrédients… pas toujours que du naturel dedans…
    Ainsi que fruits et légumes BIO d’Espagne et Italie, pas les mêmes normes… du coup souvent bien forts en pesticides… désormais je préfère le local raisonnée (beaucoup de petits producteurs n’ont pas les moyens d’acheter le label BIO !!!)

    Je confirme qu’au niveau du prix je m’en sors pour moins cher qu’avant avec le BIO et j’ai plus de plaisir à cuisiner…Encore merci pour cet article ! J’adore !

    wakantanka.org

  5. je suis d’accord d’éviter les supermarchés d’abord il y a la tentation
    les fruits et légumes sont beaucoup plus chers. Je vais au marché régulièrement et j’achète chez des petits producteurs les légumes de saison. maintenant pour certains articles nous sommes bien obligés d’aller en supermarché (huile vinaigre sucre farine ect…)

  6. Convaincue aussi, Mamie de quatre vingt an, quatorze petit enfant, qui sont grand, et qui sont aussi convaincues

  7. Bof, pas du tout convaincue car absolument pas réaliste à moins de tout avoir près de chez soi, un méga budget et une envie de se prendre la tête tous les jours.

    Je ne suis pas fan des supermarchés que je fuis depuis des années, je fabrique le plus de produits moi-même, j’utilise bcp le net pour mes achats mais je ne suis pas dupe des circuits de distribution, de la pollution grande échelle engendrée : on n’est pas encore sorti d’affaire !!

  8. sans chercher absolument du bio, au pays basque vous avez des petits producteurs qui passent par les amaps. Et vous avez aussi IDOKI, associations de producteurs en qui nous pouvons avoir toute confiance ( charte draconienne ). Se méfier d’autres associations au pays basque qui vantent les produits estampillés  » pays basque » parce que ce n’est pas toujours des denrées produites dans les règles de l’art et des normes environnementales oubliées !!

  9. Tres bon article. J ajoute juste qu il existe « la ruche qui dit oui » sur le net. Rassemblement de producteurs locaux sur tte la France et distribution 1 fois par semaine. Je suis dans une petite ville avec 1 enfant et l essentiel de ma conso alimentaire vient de là.

  10. bonjour,
    je vais une seule fois par mois en grande surface pour la droguerie, les lames de rasoirs ! et 2 ou 3 bricoles du même style je complète essentiellement par le marché, parfois ce sont des produits bio parfois ce sont des produits locaux .
    Pour les épices libanaises par exemple je triche un peu avec Internet :-)))
    Je ne m’en porte pas plus mal, mon porte monnaie non plus .

  11. Excellent reportage mais surtout bravo à cette initiative. J’ai entamé cette démarche depuis deux ans en zone rurale avec des enfants et des petits-enfants. Le top !
    Merci d’avoir partagé cette initiative.
    Bonne année !

  12. Je viens de lire votre post et si je suis à peu près convaincue, je ne suis totalement d’accord avec vous. Premièrement les BioCoop sont aussi des « grandes surfaces », deuxièmement manger bio n’est pas forcément sain ni bon pour la planète comme on dit. Pax exemple, aujourd’hui certains mangent du quinoa qui était l’alimentation de base des pays du sud qui est devenue trop chère pour eux …. cherchons l’erreur ! je cherche aussi à limiter encore et encore, ma consommation de viande ce qui correspondrait davantage à ma façon de penser, prendre une vie pour vivre moi même me devient insupportable, à quand une prise de conscience plus générale ? faire venir chaque produit par le biais du net a aussi un impact CO2 du transport, quel est le bon choix, difficile à dire …

    • Nous parlons bien de radis noir bio et local,non?Pour ce qui est des biocoop,je suis d’accord,ce sont avant tout des commerces qui prospèrent bien mieux que nous,les petits producteurs bio.Dans ma campagne du Sud ouest c’est l’hécatombe chez les maraîchers bio.Beaucoup rêvent de pouvoir arrêter,mais pour faire quoi?

  13. J’attendais cet article impatiemment mais j’avoue être un peu déçue. Pour moi, une grande surface peu être bio et les biocoop en font partie. Ce que j’achète en grande surface (de moins en moins de choses), c’est ce que je pourrai acheter en bio coop si c’était moins cher. De plus, pour moi, les supermarchés sont les endroits qui ajoutent des additifs dans la nourriture … et les biocoop n’y échappent pas. Manger bio ne protège que des pesticides dans la nourriture mais pas du glutamate monosodique ou autre additif addictif et neurotoxique.
    Pour finir, je dirais que finalement c’est plus simple de se passer de supermarché en campagne et avec des enfants: les enfants sont la motivation pour ne pas acheter de produits avec des additifs (ou alors, ne pas en manger devant eux, le temps de s’habituer à ne plus en manger). Il y a les éleveurs dans le village (chez nous, pas de supermarché à moins de 15km et pourtant il y a la viande (pas bio), les oeufs bio, les légumes bio dans le village, les produits laitiers bio dans le village d’à côté (5km), de même pour le pain bio. En fait, il n’y a que les produits préparés industriellement et bourrés d’additifs qui ne sont pas facilement accessibles 🙂

    • ça a l’air d’être intéressant votre village. Vous êtes dans quelle région?Parce que nous,on a du tout arrêter (légumes,porcs noirs bio en plein air préparés sans additifs)mais on n’intéresse quasiment personne dans notre pays Commingeois.

    • On est en bretagne sud. Il y a plusieurs GASE également autour de chez nous qui s’occupe de fournir l’épicerie bio à prix abordable mais elles sont toutes dans un rayon de 30-40km. En attendant dans monter une chez nous, nous y allons de temps en temps pour faire du gros stock mais s’il manque un petit quelque chose, c’est supermarché :/

  14. Je suis aussi tout à fait d’accord avec vos choix! Je fais le même! Fruits et légumes seulement en marché des producteurs local! Je confirme que n’est pas si difficile d’avoir une alimentation inscrite duns un système plus durable! Il faut juste se rehabituer de n’avoir plus les GMS dans votre cotidien!

  15. Je suis tellement convaincue que je fais actuellement un mix : mes fruits, légumes, fromages, oeufs, confitures, etc viennent maintenant de « la ruche qui dit oui ! », donc de producteurs locaux ; pour les produits d’hygiène, ainsi que les farines et extra de cuisine (levure, chocolat…) direction l’Allemagne où la chaine de magasin DM propose des gammes bio, Alverde et Alnatura, et de la litière végétale à 4€ les 10 litres. Et du Vie bio et Côté Nature (j’ai les deux à moins de 2km de chez moi) pour le reste.

    • J’ai l’impression qu’on vit dans le même coin…..Je vais aussi à Viebio…et chez DM pour acheter la litière, la lessive « rainette » qui n’est pas chère du tout….Et j’approuve cette initiative de laisser la GD de côté ! Je déteste la GD !

  16. Comment faire quand mon magasin bio est une « petite » grande surface?

    • Pour ce qui est de l’alimentaire bio,vous pouvez voir la liste de tous les producteurs et transformateurs qui doivent obligatoirement se notifer auprès de l’Agence Bio pour valider leur certification.De plus l’Agence Bio vous donne les différents contacts par département si vous le souhaitez

  17. Convaincue. Article tres juste et intéressant, qui conforte mes positions.

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