Portrait de cochon sur barquette de jambon

Portrait de cochon sur barquette de jambon

Un bout de jambon, un morceau de saucisson… Certains ne s’en passeraient pour rien au monde, c’est tellement bon ! Mais il ne faut pas oublier que derrière chaque morceau de jambon, se cache un cochon, un vrai !

S’intéresser au cochon… avant de le manger

En Allemagne, un petit producteur de saucisses sur Internet a frappé un grand coup et crée la polémique. Son idée : apposer sur chaque emballage de ses produits, la tête du cochon ayant servi à la production de la charcuterie.

Si l’objectif de Dennis Buchmann et sa “ptite ferme” (Meine kleine Farm) est sans doute de faire fonctionner son activité et d’engranger du chiffre d’affaires, on ne peut s’empêcher de penser à la volonté culpabilisante de montrer que le saucisson a été animal autrefois.

Prouver les bonnes conditions d’élevage

Quand on interroge Dennis Buchmann sur ses motivations, il explique avoir simplement voulu pousser les “gens à consommer de manière plus consciente et respectueuse“.

Si les produits que l’homme propose sont plus chers (comptez 15€ pour un saucisson fumé de porc d’environ 500gr) que la moyenne, l’homme met en avant les bonnes conditions d’élevage des cochons, argument que l’internaute peut vérifier sur le site.

Contrairement aux porcs servant à l’élaboration de charcuterie destinée à la grande distribution, les animaux de Meine Kleine Farm.org sont élevés pendant neufs mois et en partie en plein air. Une espérance de vie trois fois plus importante.

Choisir un cochon… et le manger

Dennis Buchmann travaille avec un charcutier/boucher qui s’occupe de tuer et préparer la viande. De son côté, le créateur de Meine Kleine Farm s’occupe de vendre le cochon aux internautes.

L’idée : mettre à la vente un seul cochon à la fois. Les internautes votent et achètent un cochon avant de récupérer boudins et autres saucisses et saucissons à l’effigie de l’animal.

Viande et élevage : culpabiliser ou responsabiliser ?

En un peu plus de 50 ans, la consommation de viande a doublé en Allemagne. S’il parait difficile de convaincre l’ensemble de la population à se convertir au végétarisme, Dennis pense qu’il est possible de réguler la consommation de viande en faisant prendre conscience que derrière chaque morceau de saucisse se cache un animal qui a vécu.

Viande : attention danger

Plus que réguler la consommation de viande, de telles initiatives doivent surtout nous apprendre à moins consommer. Car la viande et la charcuterie polluent et mobilisent beaucoup de surfaces non-cultivées.

Pour aller plus loin sur le sujet :

Et vous, seriez-vous gêné de manger de la viande sur laquelle figure le portrait de l’animal tué ?

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Je réagis

Tout est bon dans le cochon ?