Un nouvel arôme alimentaire toxique

Un nouvel arôme alimentaire toxique

Une substance aromatisante donnant un goût de noisette grillée a été détectée comme pouvant être potentiellement problématique pour la santé humaine.

L’arôme alimentaire pourrait être génotoxique

© CC, zé_nuno

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L’EFSA1, nous signale dans un communiqué que la substance en question serait utilisée dans certains biscuits salés, confiseries et produits de boulangerie fine, ainsi que à l’état naturel dans certaines viandes bouillies ou cuites. L’arôme alimentaire répond au nom de 3-acétyl-2,5-diméthylthiophène et risquerait d’endommager l’ADN en faisant muter les gènes. Ce qui la classerait dans les produits génotoxiques.

Heureusement pour nous, l’EFSA estime que le degré d’exposition à cet aliment est assez faible du fait que la consommation annuelle totale dans l’Union Européenne ne dépasse pas les 2,3 kg. La substance aromatique 3-acétyl-2,5-diméthylthiophène est donc susceptible d’être retirée de la liste des arômes autorisés par l’UE après un examen plus approfondi.

Ce que sont les arômes alimentaires

Une substance perçue principalement par le goût et l’odorat est appelée un arôme. Elle peut exister naturellement dans les aliments (chocolat, fraise, vanille…) ou être ajoutée dans les préparations culinaires (gâteaux, yaourts…). Même si l’arôme est ajouté comme ingrédient, il peut être entièrement naturel.

yaourt-natureIl en existe plusieurs types : naturels (extraits directement de produits issus de la nature), de synthèse (identiques aux molécules naturelles mais crées chimiquement), artificiels (création chimique n’existant pas naturellement), de transformation (imitant les transformations produites par la cuisson) et de fumée (suite à la combustion de bois).

Attention : Les arômes naturels ne sont pas tous extraits de l’aliment en question ! La mention « arôme naturel goût de… coco », par exemple, peut provenir d’une substance naturelle autre que le coco, comme d’un champignon.

L’évaluation des substances aromatiques

L’EFSA compte un groupe de travail qui, depuis 2003, évalue les arômes et communique ensuite un avis dessus. Le but étant de restreindre ou compléter la liste des substances autorisées par l’UE. Les résultats actuels ont montré des lacunes d’informations concernant près de 400 substances qui ont fait par la suite l’objet d’une réévaluation.

Si d’autres substances sont encore commercialisées sans que l’on connaisse les répercussions, le groupe de travail progresse pour la sécurité des consommateurs. Cependant on peut se demander pourquoi les industries agro-alimentaires continuent de commercialiser des produits dont on sait qu’ils sont problématiques.

(1) Autorité européenne de sécurité des aliments

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