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Légumes oubliés : plaidoyer pour le rutabaga

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S’il en est bien un qui est le symbole des légumes oubliés et qui serait un sujet idéal pour clore notre série, c’est bien le rutabaga. Vilipendé, honni, décrié, il est pour les plus anciens synonyme de disette. Pourtant, un rapide examen nous montre qu’il ne mérite pas d’être ainsi cloué au pilori gastronomique.

Description du rutabaga

Le rutabaga est né en Suède de la fusion, ou plutôt de l’hybridation, d’un navet avec un chou frisé. Il est vrai qu’il est fort proche du navet dans son apparence au point qu’un oeil non averti les confondrait tous les deux.

Cette racine, apparue en France au 19ème siècle, s’est vue dépréciée à la suite de la Deuxième guerre mondiale où elle était synonyme de pénurie et de quasi-famine. Nul ne sait pourquoi elle s’est vue ainsi délaissée.

Le rutabaga est pourtant excellent pour la santé et peu calorique.

Il est riche en vitamine C et donc tout indiqué en période hivernale.

Il saura apporter bien assez de nutriments (glucides, fibres) à un régime équilibré. Peut-être est-ce d’ailleurs pour cette raison qu’il fut consommé durant la guerre ?

Il est également fort diurétique grâce à ses fibres.

Goût et recettes au rutabaga

Son goût est plutôt terreux, fort proche de celui de la pomme de terre ou du radis.

Lorsque vous en apercevez sur l’étal d’un marchand de légumes, regardez bien sa couleur qui doit être violette et son collet, quant à lui, doit être plus étroit.

Choisissez plutôt des jeunes, les gros risquent d’être quelque peu piquants.

Il est possible de cuisiner le rutabaga de nombreuses manières : en frites, en gratin, en purée, sautés. En purée, il peut être marié avec la pomme de terre.

Notons qu’il est rarement consommé cru.

La soupe au rutabaga est également possible, éventuellement associé avec un autre légume hivernal.

Petite précision : même si le rutabaga ressemble au navet, sa cuisson s’avère nettement plus longue.

Le rutabaga au potager

Le rutabaga se plante dès le printemps.

Il faut le semer dans des tranchées d’environ 1 cm de profondeur et espacé de 40 cm.

Il s’adapte plutôt facilement à tous types de sol, même si les sols humides et argileux lui conviennent le mieux.

Pendant l’été, en cas de fortes chaleurs, il faudra penser à arroser abondamment.

Le rutabaga a également la réputation de nécessiter de l’engrais tout au long de sa croissance.

Il a aussi tendance à épuiser les sols : il vaut donc mieux ne pas en planter au même endroit plusieurs années de suite.

Lors de l’hiver, il suffit que le sol soit correctement drainé pour que les gelées ne lui occasionnent aucun dégât.

La récolte du rutabaga se déroulera l’hiver suivant.

La principale nuisance est la mouche du chou, comme tant d’autres légumes hivernaux.


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Au sujet des légumes oubliés

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