Le merlu, poisson en danger à consommer avec modération

Manger sainement et varié, oui, mais à condition de ne pas menacer la biodiversité ! Quels poissons pouvons-nous consommer et lesquels éviter ? Nous vous aidons à y voir plus clair avec le guide poissons. Aujourd’hui, le merlu que nous placerons dans la catégorie feu orange : certains stocks sont presque vides…

Rédigé par Annabelle, le 31 Jul 2012, à 17 h 37 min
Le merlu, poisson en danger à consommer avec modération

Le merlu (Merluccius merluccius) est un poisson blanc qui ressemble au cabillaud. Cependant, ils n’appartiennent pas à la même famille, le merlu appartenant à celle des Merlucciidae. On le trouve sous différents noms : colin en région parisienne, colinet ou colinot en Atlantique, merluche ou saumon blanc en Manche, bardot, merlu européen.

C’est un poisson vivant le long de la côte Atlantique et en méditerranée. Mais à cette allure, il risque de déserter la grande bleue : le merlu fait lui aussi partie des 40 espèces de poisson marins répertoriés sur la liste rouge de l’UICN.

Description du merlu

Le merlu se reconnaît par son corps allongé et sa grande bouche renfermant de nombreuses dents toutes fines. Il est pourvu de deux nageoires dorsales : l’une est courte, assez haute, l’autre est longue et plus basse ; il possède également une nageoire anale.

Le merlu est recouvert de petites écailles brunes pouvant parfois être mouchetées. Le dos est gris bleuté, les flancs plutôt clair et le ventre gris argenté.

Un adulte mesure entre 30 et 110 cm. En moyenne, les juvéniles grandissent de 15 à 20 cm par an jusqu’à leur maturité sexuelle (40 cm pour les mâles, 60 pour les femelles). A 10 ans, les mâles mesurent 80 cm, les femelles 1 mètre. Les femelles peuvent porter jusqu’à 350 000 œufs.

L’habitat du merlu

Le merlu commun ne fait pas partie des poissons des profondeurs, même s’il les fréquente fréquemment. Il s’agit d’un poisson démersal comme le sont la dorade, la morue, le merlan et le tacaud qui vont chercher leur nourriture dans les abysses mais qui n’y reste pas. Il peut descendre jusqu’à 1000 mètres sous la surface en Atlantique (800 en Méditerranée), où il se tient à l’abri des prédateurs le jour, mais on le rencontre plus souvent entre 100 et 200 mètres, notamment la nuit lorsqu’il part à la recherche de proies.

Le merlu a l’état larvaire se nourrit de petits crustacés. Adulte, il se nourrit volontiers d’autres poissons : merlan bleu, chinchard, anchois, tacaud… ainsi que de crevettes et d’encornets. Il chasse et se nourrit beaucoup au printemps.

La pêche au merlu

Le merlu est pêché avant tout par les chalutiers de fond et pélagiques, mais aussi par les palangriers et les fileyeurs. Quand le merlu est pêché au chalut de fond, c’est un désastre ! En effet, cette technique de pêche consiste en l’utilisation de chaînes à lourds maillons métalliques pour traîner les filets qui saccagent les fonds marins à chacun de leur passage.

Depuis 2009, la pêche du merlu est soumise à des quotas : le tonnage était de 59 000 en 2009. Il est passé à 64 400 en 2010 puis 65 800 l’année suivante. L’Espagne totalise le plus grand nombre de prises, suivie de la France, de la Grande-Bretagne, du Danemark, du Portugal et de l’Irlande. En 2010, la France était autorisée à pêcher 29 000 tonnes de poissons (l’Espagne 21 000) puis 29 200 en 2011 (21 900 pour l’Espagne).

Taille minimale de capture : 27 cm.

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La suite p.2> consommation de merlu

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8 commentaires Donnez votre avis
  1. moi aussi j’aime le merlu hi ha cob-oille cette affiche et bien

  2. J’apprécie toute votre description de ces poissons à consommer ou peu. En précisant leur valeur nutritive. Cela est pour moi très instructif. Bien à vous. Jeanine C.

  3. Il y a tellement de merlus que les prix sont effondrés, vous racontez n’importe quoi.

  4. On pourrait en dire long sur toutes vos listes, il y a bien des âneries… Je voudrais juste vous signaler qu’il y a par exemple des scientifiques qui considèrent que c’est le ciblage des pêches sur les poissons reproducteurs qui a conduit (pour partie) à certaines des catastrophes de gestion des pêches. Vous radotez toute la pensée unique des ONGE catastrophistes qui refusent de reconnaître qu’en Europe, les stocks s’améliorent et ce n’est pas grâce aux consommateurs… Mais pour toucher de l’argent et le grand public, il faut effrayer le consommateur. Il est assez absurde de piloter la gestion d’une ressource exploitée par la cueillette, et naturellement variable, en dehors même de la surpêche, en s’appuyant sur les consommateurs.

  5. bon article mettant l’accent sur les dégâts de la surpêche et surtout de la pêche industrielle… pensez au menus végétariens, vous ferez un geste pour la planète et pour votre santé!

    • je suis intéressé par le poisson merlu de 500 a 800g.
      J’aimerais que vous m’envoyé les prix CIF port Cotonou ainsi que les photos du poisson et des cartons.
      MERCI

  6. Je n’ai rien appris de plus, en proposant cet article, je pensais apprendre plus d’information.

  7. Merlu l’enchanteur !

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