Une banane vraiment bio pour bientôt

L’agriculture industrielle a fait le lit de l’agriculture biologique du fait de ses excès. La banane bio des Antilles est un bon exemple. Le chlordécone est un pesticide aujourd’hui interdit qui a été largement utilisé dans les Antilles où il a fait des ravages.

La banane bio polluée par les pesticides

Depuis 50 ans, la culture de la banane est devenue une monoculture industrielle et a fait de la banane le fruit le plus exporté au monde avec 13 millions de tonnes de bananes. Pourtant, la culture et les plantations de
bananes sont dénoncées par de nombreuses ONG à travers le monde pour leurs pratiques sociales, agricoles et environnementales souvent contestables.

Les trois quarts du marché mondial de la banane sont contrôlés par 5 multinationales. Ces producteurs industriels de bananes maîtrisent leurs propres bananeraies, leur propre flotte de bateaux… Des petits producteurs indépendants, essentiellement en Amérique du Sud, appelés « bananes dollar », approvisionnent ces multinationales de la banane
dans un rapport de force défavorable.

Largement employé dans le cadre des plantations de bananes, le chlordécone a empoisonné les sols et les eaux des départements d’outre-mer, Guadeloupe et Martinique, et a fait l’objet d’une violente polémique.

Le chlordécone est un produit antiparasitaire qui a longtemps été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon du bananier.Plusieurs études scientifiques ont été chargées d’évaluer les impacts de cet insecticide sur l’environnement.

 

Le PRAM, Pôle de recherche agro-environnementale, en Martinique, essaie de mettre au point une variété de banane qui serait naturellement plus résistante aux parasites avec une bonne productivité.

Des « vitroplants » sont élaborés en métropole puis plantés dans les Antilles où ils nécessitent moins de pesticides que les plants traditionnnels.

La banane des Antilles sera plus écologique

 

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Les planteurs de bananes protègent leurs plants des insectes en entourant les régimes de bananes de sac plastiques bleus (car le bleu favorise le mûrissement) ; ce qui a l’inconvénient de créer des déchets.

Pour diminuer ces déchets, 2 pistes sont envisagées : tout d’abord, l’utilisation de plants de banane naturellement résistants aux nuisibles. Seconde piste, l’utilisation de sacs biodégradables à base d’amidon.

Afin de conciclier productivité et qualité écologique, le Pram teste des plantes « assainissantes » qui ont pour qualité de protéger les plants de banane au pied desquels elles sont plantées.

Ces boucliers écologiques permettent ainsi d’utiliser dans les plantations de bananes moins de pesticides ou d’insecticides, notamment du chlordécone aujourd’hui interdit.

 

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Banane et banane Bio – Le saviez-vous ?

  • Le bananier n’est pas un arbre mais une herbe, une herbe géante de 10 mètres de haut.
  • La banane a été le premier produit frais a bénéficier du label « commerce équitable ». La filière de la banane équitable a pour avantage notable d’offrir de meilleures conditions sociales à des travailleurs d’habitude soumis à des conditions difficiles.
  • La banane est un secteur d’emploi primordial dans de nombreux pays en développement : 400 000 personnes en Équateur par exemple.

Toutefois, la banane équitable et bio a du mal à percer sur le marché français alors qu’en Suisse la banane équitable représente la moitié des ventes.

Banane et banane bio – Repères

  • La banane bio est un aliment riche en glucides qui contient moins de 5 % de lipides.
  • La banane bio est riche en fibres (2 %), en vitamines B6 et B9 et en vitamine C.
  • La banane bio est riche en potassium (385 mg), en magnésium (30mg) et en fer (0,4 mg).
  • La banane bio est riche en énergie avec 90 kcal/100 g).

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