Pourquoi aime-t-on autant manger de la viande ?

Rédigé par Flor, le 9 Sep 2013, à 17 h 11 min

On le voit dans plusieurs discours nutritionnels, de santé et écologiques, la viande en trop grande quantité est néfaste. Pourtant, on n’aura jamais autant mangé de viande qu’à l’époque actuelle. Les chiffres deviennent même alarmants quand on regarde du côté des pays comme la Chine ou le Brésil. Pour certains, la viande est un signe de richesse et pour d’autres une marque de cruauté. Qui sont donc ces mangeurs de viande et pourquoi l’aiment-ils tant ?

La consommation de viande varie selon la population

plat-viande-prefere-franceEn France, après avoir augmenté tout au long du XXe siècle, la consommation de viande  diminue. Et surtout elle change de nature depuis quelques années : la viande de boucherie est en baisse (- 1,9 %), au profit de la volaille (+ 1,7 %).

Mais par rapport à la moyenne européenne (15 kg/habitants/an), les Français restent de gros mangeurs de boeuf et consomment tout de même 25,4 kg de viande bovine par an.

Mais il ne faut en rester là. Car les éléments de variation des consommations sont nombreux.

Le sexe du mangeur en est un premier ; et fait déjà une belle différence dans les grammages et les goûts pour la viande. Les hommes et les femmes n’ont pas du tout le même attrait pour la viande.

  • Les hommes consomment 435 grammes par semaine de produits carnés. Le plat préféré de 25 % d’entre-eux est la côte de boeuf, et le magret de canard pour 22 %.
  • Les femmes mangent 330 g de viande hebdomadaire seulement et sont 20 % à préférer le magret de canard, 19 % à aimer les moules-frites, le couscous, les tomates farcies et le pavé de saumon2.

La profession du mangeur est un autre élément de différenciation.

  • Les cadres et les professions intellectuelles vont plutôt bouder la viande à la faveur du pavé de saumon grillé (24 %) et des sushis (21 %).
  • Les ouvriers préféreront le classique steak-frites (25 %) et la raclette (25 %).

24H-viandeCe que consomme l’humanité en une année

La viande ou les viandes ?

Le mot “viande” au féminin singulier est couramment utilisé pour parler de la viande rouge en général.

“Les viandes” désignent toute la catégorie des chairs animales, comprenant : les viandes rouges, les volailles, le porc et le lapin. Le poisson ne fait pas partie de la catégorie des viandes.

(2) Etude du TNS Sofres en 2011, Les plats préférés des français.

> Suite : Viande – Aux origine de la chasse

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Rêvant de voyages aux quatre coins du monde, je me consacre actuellement à l'alimentation et aux sciences sociales. Je m'intéresse en particulier aux...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. La viande de qualité passe nécessairement par le bio, ce qui peut garantir une viande saine. Voir l’engagement de ce couple de jeunes éleveurs : http://www.vuparici.fr/saveurs-bio-ferme-laugel-westhoffen/

  2. C’est fou ce que les Français sont conservateurs voire parfois rétrogrades. Cela se voit aussi dans la consommation de viande…

  3. C’est toujours la même chose, préférer la qualité à la quantité. Bêtes élevées au pré, pas trimballées en bétaillère, boucher artisanal qui choisit ses fournisseurs. Mais j’ai du mal avec le discours moralisateur/culpabilisant des végétariens/liens, en manger moins c’est mieux pour l’environnement et la santé oui, ne plus en manger du tout cela peut poser des problèmes, surtout pour les personnes qui ont des soucis digestifs avec les légumineuses. La viande maigre est extrêmement digeste, quand on l’aime un bon bifteck ou un bon ragoût sont un régal. Mais haro sur les raviolis, lasagnes industrielles, plats tout préparés,faits avec ce qu’il faut bien appeler par leur nom : des déchets !

  4. Le groupe sanguin aurait lui aussi son rôle à jouer dans ce goût de certains pour la viande : le groupe O métabolise particulièrement bien la viande, semble-t-il, et serait le groupe des lointains descendants des “chasseurs-cueilleurs” de la préhistoire…

  5. dommage qu’il n’est pas mentionné également le côté stimulant de la viande, de par sa haute teneur en hormones; pour tenter d’équilibrer avec notre épuisement des glandes surrénales

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