Quelles protéines verrons-nous demain dans nos assiettes ?

Il y a urgence ! Les experts de la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, s’alarment… Comment nourrir de façon saine et équilibrée les 9 milliards d’individus que devrait compter notre planète à l’horizon 2050 face à la forte progression des consommations de viande et de poisson ? Quelles seront les sources de protéines du futur ?

Rédigé par Sandrine Pouchain, le 9 Jul 2017, à 11 h 48 min

Les insectes, un met d’avenir auquel il va falloir s’habituer

Dans le monde, 2,5 milliards d’habitants consomment déjà des insectes de façon tout à fait habituelle. Nous autres occidentaux, avons souvent du mal à nous imaginer croquer une sauterelle grillée bien croustillante ou des vers de farine à l’apéritif, même s’ils ont un goût de noisette !

Les insectes sont pourtant riches en protéines, vitamines et minéraux, pauvres en graisses, donc excellents pour la santé. Leur élevage nécessite peu d’aliments, peu de sol, peu d’eau et dégage peu de gaz à effet de serre. Autant dire qu’il s’agit là d’un aliment à faible impact environnemental, comparé aux élevages ovins et bovins dont l’impact sur l’environnement est catastrophique.

protéines du futur

Illustration bannière : Des sushis de sauterelles – © Charoenkrung.Studio99

 

Lire aussi : Exo, les barres protéinées à base d’insectes et Sauterelles natures ou sucettes au scorpion : les insectes qui se mangent

En France, il existe 2 difficultés de taille :

  • La réglementation :« En Europe, ce type d’aliments reste interdit par la réglementation novel food, rappelle Alexis Angot, cofondateur de la start-up Ynsect. Pour lever cette interdiction, il faut déposer une demande de mise sur le marché et réaliser des études très poussées sur les problèmes d’allergies ou de toxicologie. Ce qui demandera du temps et des moyens ».
  • Les coûts : « Ce type de production est difficile à rentabiliser en France, car les coûts énergétiques nécessaires à l’élevage sont élevés », explique Rémi Lantieri Jullien, cofondateur de Khepri. « Aujourd’hui, notre farine d’insectes revient à environ 500 euros par kilo, reconnaît Cédric Auriol, cofondateur de Micronutris. Notre principal challenge consiste à améliorer nos protocoles d’élevage pour diviser nos coûts par un facteur de 7 à 10″.

La viande artificielle, fabriquée en laboratoire

À première vue, cela ne nous met pas spécialement en appétit d’imaginer un steak de veau fabriqué in vitro à partir de cellules souches

© David Parry/PA

© David Parry/PA

Les avantages sont appréciables : faibles besoins en eau et en énergie, pas de terre mobilisées ni de gaz à effet de serre. Mais… Produire un steak de veau coûte aujourd’hui presque 300.000 euros ! Au cas où vous auriez les moyens de vous le payer, il vous faudra aussi décider d’avaler ou non les hormones de croissance et les antibiotiques qu’il contient. La production de ce steak nécessite également une ponction cardiaque sur les foetus des vaches gestantes menées à l’abattoir afin de récupérer des litres de sérum de veau foetal (le veau n’y survit pas). De sacrés progrès restent donc à faire dans la production de viande artificielle !

Il est bien évident que certaines de ces protéines innovantes du futur ont plus d’avenir que d’autres. Serez-vous prêts à les déguster ? On en reparle bientôt !

Illustration bannière : Les insectes, une source de prtréines du futur – © Charoenkrung
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Rédactrice/journaliste freelance, devenue éco-citoyenne à la naissance de mon premier enfant il y a 10 ans déjà (c’est fou comme devenir parents peut...

13 commentaires Donnez votre avis
  1. Je suis désolé, mais on sera au alentour de 11 milliards non pas en 2100 mais en 2050 ce qui sera un problème incroyable. On a tout de même besoin de consommer de la viande ce qui, contrairement a ce qu’il y a de marquer, n’a pas chuter, tout au contraire. Les plantes, sauf moringa olifeira produise bien des protéines, mais pas avec la totalité des vingts acides aminée. Les algues sont très bien, mais pour les acides gras insaturer pas pour les protéines. Le lait matèrnèlle contient peut de protéines, mais ce son les bactéries qui les produise (flore intestinale de maman). Les solutions, les insectes sont facile à èlevé, mais les vers de terre et les gastéropodes encore plus avec des rendements plus èlevé.

  2. Stop, il faut arrêter avec le mythe des protéines, on en consomme tous beaucoup trop (vegan, canivores etc), on a pas besoin d’autant protéines!

    Ce que l’on a besoin c’est de micro nutriments d’une nourriture physiolgique donc 100% végétale et crue car au dessus de 42 degrés cela tue les enzymes!

    Si vous mangez de la mort vous donnerez de la mort à votre corps, la viande acidifie tellement le sang qu’elle est responsable des rhumatismes et de la goutte (et d’autres millards de maladies)!

    Quand l’humain comprendra qu’il faut manger une nourriture fraîche, végétale, biologique?

  3. a koparanian ,c’est vrai qu on mange trop de viande , et pour le restaurant
    végétarien , je me suis souvent poser la question mais ou est le restaurant végétarien car ici c’est la campagne il n y a pas ! c’est dommage et a l exterieur de restaurant , ce serai bien de mettre un titre cuisine végétarien au mur de restaurant car il faut chercher les restos , sinon lire les menus a l affiche ok mais une pancarte est mieux et visible , je pense qu on trouve surtout dans les grandes villes …. et il faut connaitre les endroits ……
    moi non plus je n aimerai pas manger des insectes et encore moins des araignes bbrrrrr

  4. Laissez les animaux tranquilles (dont les insectes bien sûr) et associez légumineuses et céréales dans votre alimentation. Cela suffit largement pour l’apport de protéines nécessaires.
    Pourquoi voulez-vous toujours manger du cadavre ?

  5. Je ne mangerai jamais d’insectes! Pour moi, c’est l’horreur absolue
    Mais je veux bien essayer la spiruline. Peut-on s’en procurer ailleurs que sur internet? On en consomme sous quelle forme? Les algues ne me tentent pas.
    Je ne veux pas renoncer complètement aux protéines animales (un bon couscous, ou un poulet rôti, mmm) mais aimerais en diminuer la consommation.
    Où pourrai-je consulter votre réponse dont je vous remercie d’avance?
    Cordialement.

  6. On y arrivera jamais le français est trop en retard sur tout et je pense qu il se fout du respect de la planète je sais de quoi je parle j ai vingt ans de restauration à mon actif en salle moi ça fait 15 ans que je ne mange plus de viande ni volaille rien et pourtant je ne suis pas morte et il n y a pas assez de restaurant végétarien c est triste pour la France

  7. Le lait maternel contenant 1,5 à 2% de protéines, doit-on vraiment en manger en grande quantité ? Et tous les légumes qui contiennent des protéines, pourquoi ne sont-ils pas mentionnés dans l’article ?

  8. Ca fait quelques années que nous consommons très peu de viande (2 ou 3 fois l’an) nous mangeons toutes sortes de protéine : pois-chiches, lentilles, haricots, des protéines de soja, tofu, tempeh, natto… qui permettent des recettes délicieuses et variées. De même la consommation d’algues permet de nombreuses préparations, dans les soupes, pour faciliter la cuisson et la digestion des haricots, pour faire des makis… le kg de soja jaune bio coûte environ 3,50 € et 500 gr permettent de faire 750 gr de tofu…
    Faisons confiance au bio français car le label n’est pas facile à obtenir et les contrôles sont fréquents.

  9. Ayant vécu dans les iles du pacifique, j ai souvent remplacé le poisson par les vers de cocotiers… un vrai regal, une fois l’idée de la bête dépassée… ! Mais si leur « culture » actuelle totalement naturelle permet d’avoir une protéine de qualité au gout de coco… que deviendrait ce gout et la qualité du vers élevé industriellement ? Je me demande si on arriverait pas dans les mêmes travers que le boeuf ou le poulet….

    On parle de soja, d algue etc… mais leur environnement de culture est il réellement protégé?
    Quand on parle de bio, on oublie que les parcelles sont souvent peu éloignées des non bio… qui contrôle et empêche le ruissellement des eaux des parcelles non bio vers les bio, des pluies chargées de pollution , des toxines et autres déchets dans la mer ou l on élève du poisson bio etc…
    J aimerais bien pourtant avoir une alimentation en accord avec mes valeurs… mais j ai encore des doutes et suis pas certaine que cela va s améliorer….
    Economie oblige!

  10. je pense qu’il faut privilégier la sauvegarde de l’agriculture et des aliments naturels et bio et préserver la faune et la flore de façon à ce que nous n’ayons pas à manger de telles horreurs.

    • En effet ! En espérant que cela sera suffisant pour nourrir tout le monde…

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