Potager mural et fermes suspendues – comment vous mangerez demain via l’agriculture urbaine

Comment concilier le besoin de surfaces bâties pour les activités de bureaux et la nécessité de se nourrir face à un étalement urbain croissant qui déplace les surfaces agricoles toujours plus loin des centres villes et contribue à augmenter les émissions de gaz à effet de serre liées au transport ? La nécessité vitale de rapprocher habitats et bureaux des lieux de production alimentaire peut se traduite en potagers urbains et fermes suspendues.

Rédigé par Camille Peschet, le 20 Feb 2015, à 15 h 55 min

Face à ce constat, des chercheurs et entrepreneurs développent des solutions innovantes afin de végétaliser les villes et développer l’agriculture urbaine sous toutes ses formes.

Potager mural et agriculture urbaine : votre repas au mur – ou comment créer un cadre de vie sain et mettre l’agriculture au coeur des villes

Sean Cassidy et Joe Wilson, lauréats du concours Workplace of the Future 2.0 Design en 2015 ont imaginé un projet architectural qui répond à cette double question : comment fournir l’alimentation nécessaire en fruits et légumes à l’ensemble des travailleurs d’un même bâtiment et comment proposer un cadre de travail serein ?

En effet, alors que le cadre de travail influe sur la motivation et le bien-être, la plupart des espaces actuels de bureaux sont généralement peu conçus pour réduire le stress avec des espaces type open space et une absence d’élément apaisant, que les végétaux peuvent apporter.

potager mural, agriculture urbaine

© Sean Cassidy & Joe Wilson

C’est en prenant ces différentes problématiques en compte et en associant la volonté de fournir un cadre de travail modulable tourné vers la réutilisation des matériaux que Sean Cassidy et Joe Wilson ont proposé un projet architectural ambitieux qui lie haute technologie et végétalisation de l´espace pour un espace de travail où « la nature et l’homme ont une relation symbiotique et qui favorise une vie saine ».

Réalité augmentée, légumes au bureau et santé

Dans cet espace, chaque travailleur peut aller chercher les aliments qu´il souhaite déguster et qui seront adaptés à son état de santé grâce aux informations fournies par des lentilles de contact à réalité augmentée. Le principe de ces lentilles est de d´afficher devant les yeux de leurs porteurs différentes informations sur les éléments qui les entourent sans que leur champ de vision ne soit diminué.

Cette « réalité augmentée » leur apportera des données sur les aliments présents au sein de la ferme, leurs apports nutritifs par rapport à leur besoins en fonction de leur corpulence, leur activité physique ou encore d´autres critères. L’employé pourra également recevoir des suggestions sur la quantité et les aliments à associer. Avec ces informations, il se rendra au sein de la ferme urbaine adossée aux bâtiments en passant par des couloirs entourés de plantes. Agréable, non ?

© Sean Cassidy & Joe Wilson

© Sean Cassidy & Joe Wilson

De retour à son poste de travail, il (ou elle) pourra, là encore à l’aide de ses lentilles de contact à réalité augmentée, faire défiler les travaux en cours sur un mur ou au-dessus de son poste.

Si une réunion doit se tenir ou qu´il lui est nécessaire de s’isoler quelques temps, les espaces de travail sont modulables grâce à des éléments flexibles qui peuvent se déplacer, s´assembler ou se diviser selon les besoins. Enfin, l’espace est pensé pour que l´installation de nouvelles entreprises se fasse aisément sans devoir utiliser de nouveaux matériaux.

Par ce projet, les deux architectes ont souhaité proposer une nouvelle conception de l’espace et amener une réflexion pour que les travailleurs puissent se sentir chez eux dans un espace de travail sain qui corresponde à leurs besoins et envies.

Fraise des Villes : le potager mural qui crée du lien

Dans le même esprit, toujours en agriculture urbaine, Fraise des Villes, entreprise lancée par deux jeunes Français, Gaëtan Laot, diplômé́ de la Rouen Business School et Pierre-Marie Malfondet, designer diplômé de l’École Boulle commercialise différents produits afin de faire pousser des plantes nourricières le long des murs. Un potager mural modulable donc pour permette une production alimentaire qui économise de l’espace !

potager mural, agriculture urbaine

© Fraises des villes

L’idée derrière cette nouvelle approche urbanistique est d’utiliser les différents espaces qu’offrent les bâtiments, dont les murs et les toits afin de proposer une production végétale qui à la fois tempère les climats des villes par la transpiration des végétaux, et fournisse en fruits et légumes les habitants au coeur des villes. Et même qui recrée du lien social par les jardins partagés et la reconquête des friches industrielles.

Clairement, l’agriculture urbaine va vous faire grimper sinon au rideau, du moins au mur… Et vous aurez bientôt le vertige pour la tige verte !

illustration : © Sean Cassidy & Joe Wilson

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Portée par un cadre familial m'ayant sensibilisée à une consommation responsable et en faveur d'une production énergétique renouvelable, je me suis...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. On peut tout à fait faire pousser ce qu’on veut même dans le métro. Pourquoi pas certaines plantestropicale comme Bixa ou cofféa

  2. Toulouse le 28 Octobre 2016 .

    Un Grand Bonjour aux Spécialiste PHYTOEPURATION ;

    Je souhaite vous trouver , tout comme moi , en excellente santé
    ” il faudrait pas que l’on nous invente des maladies ”

    Curieux et en prévision d’un éventuelle besoin …
    comment est fait pour les terrains plat le système de PHYTOEPURATION ( pour 3 personnes )

    RESPECTS pour votre science Michel

    05 61 48 76 03 ” ma soeur me ferait passer pour un malade ? ”

    06 48 11 86 42 ” SEA HORSE Michel Pradines “

  3. Bonjour, ça m’intéresse ,mais ou trouver le matériel ? j’ai des courgettes et des fraises sur mon appuis de fenêtre, mais, les courgettes sont trop petites ainsi que les fraises, donc j’aimerai avoir d’autres indications, svp, je me prépare près d’une fenêtre dans l’une de mes chambres à faire un potager vertical, et j’aurai bien besoin de conseils, bien à vous Monyka

    • Les fraisiers on besoin d’une pèriode de vernalisation, les mètre de temp à autre dans le congel pendant trois semaines une foi qu’ils ont bien pousser. Après, c’est la lumière, une plante entre en floraison à 670nm (fréquence lumineuse), il leur faut aussi suffisament de lumière. selon que c’est une plante à héméropèriodissité ou à nystipèriodissité, si les plantes son déranger dans leur sommeil par une lumière de 670nm ou de 730nm (c’est selon) elles arrète leur flo. on peut aussi mètre de l’hormone de bouturage (auxine) sur les fruits.

  4. Peut-être une bonne idée pour compenser les surfaces agricoles qui vont se faire de plus en plus rares au profit des villes et du béton, mais qu’en est-il de la qualité nutritive avec des plantes qui ne verront jamais un gramme de terre ni de compost pour se nourrir ? L’agriculture intensive, avec ses méthodes de culture et de conservation, nous livre déjà des aliments “vides” avec dix fois moins de nutriments essentiels! On oublie trop souvent que la première utilité de ce que nous mangeons c’est de nous nourrir, le reste n’est que du marketing pour nous faire acheter toujours plus et inutilement.

  5. En éffet, les appellés “green buildings” est une facon d’avoir à la nature plus près de nous avec toutes les avantages qu’elle nous propose. Les “tôits verds” et les “jardins verticaux” sont des technologies dévelopés en ce moment mais leurs mise en place reste encore cher.
    Dans des regions où le climat est plutot benigne, c’est à dire, avec des hivers pas trop durs et avec des radiations solaires importantes-contantes au cours de l’année, ces techniques peuvent avoir des resultats consíderables tant à l’extérieur comme à l’intérirur des batiments.

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