L’ouragan Maria a soufflé les plantations de bananes antillaises

Désolation en Martinique et en Guadeloupe après le passage de l’ouragan Maria : les plantations de bananes ont été anéanties !

Rédigé par Séverine Bascot, le 25 Sep 2017, à 10 h 40 min

Principale culture d’exportation de Martinique et de Guadeloupe, la récolte des bananes n’aura pas lieu cette année. L’ouragan Maria a arraché les plantations et les producteurs sont pessimistes : il n’y aura pas de retour sur le marché possible avant l’été 2018.

L’ouragan Maria fait des dégâts considérables dans les bananeraies antillaises

L’ouragan Maria qui a violemment balayé plusieurs secteurs de la Guadeloupe et de la Martinique dans la nuit de lundi 18 à mardi 19 septembre, avec des vents à 260km/h a causé de nombreux dégâts et fait deux victimes. L’état de catastrophe naturelle a été décidé par le gouvernement et la Caisse centrale de réassurance a estimé vendredi que la facture sera salée à hauteur de 100 millions d’euros.

Inquiétudes pour la filière banane

Parmi les conséquences de l’ouragan, presqu’un an après la tempête Matthew, qui avait déjà ravagé 40 % des bananeraies de Martinique : selon les professionnels du secteur, 100 % des bananeraies ont été rasées en Guadeloupe et 70 % en Martinique : des dégâts d’autant plus dramatiques que la banane représente la principale culture d’exportation des deux îles. La filière banane aux Antilles rassemble 600 producteurs, qui fournissent 250.000 tonnes de bananes pour l’Europe par année, mais selon Philippe Ruelle, directeur général de l’Union de groupements des producteurs de bananes (UGPban) de Martinique et de Guadeloupe : “Pour les prochains mois, on va tomber entre 600 et 800 tonnes hebdomadaires“.

Les bananiers ne sont pas des arbres mais des herbes portant des régimes pouvant peser de 30 à 40 kg : les rafales de vent n’ont fait qu’une bouchée. En principe, quand un bananier casse, un rejet repart de la souche et une nouvelle plante grandit. Mais les pluies torrentielles déversées par Maria ont détrempé les sols et déterré les souches. Aussi pour beaucoup, “il va falloir repartir de zéro“. Pour certains producteurs déjà affectés par Matthews en 2016, c’est un véritable coup dur : “Certains producteurs, qui ont dû tout réinvestir et attendaient enfin la récolte pour se relancer, se retrouvent une nouvelle fois à terre”, explique M. Ruelle.

plantations de bananes

Les dégâts sur les bananeraies © Drone Caraibes

L’état de catastrophe naturelle décrété la semaine dernière aidera les producteurs à toucher les aides européennes, qui seront nécessaires pour réinvestir, sans avoir à atteindre le quota normalement nécessaire pour en bénéficier. En attendant, les 6.000 salariés de la filière se retrouvent au chômage technique.

Illustration bannière : Bananier – © Mitja Mithans
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Voyageuse insatiable, j'ai parcouru le monde autant pour des raisons personnelles que professionnelles : rien de mieux pour prendre la mesure de l'état de la...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Les souches peuvent être replanter sans problème. Les cormes sont casser, mais pousse très vite.

Moi aussi je donne mon avis