Manger halal est-il meilleur pour la santé ?

Rédigé par Stephen Boucher, le 18 Jun 2015, à 12 h 18 min

Le halal : un bénéfice spirituel pour certains, nutritionnel… incertain

Faisons donc le bilan sanitaire et nutritionnel, en dehors des aspects purement rituels. Pour les catégories d’aliments tout d’abord : se passer d’alcool, personne ne le contestera, est indubitablement meilleur pour la santé, nonobstant l’une ou l’autre étude sur les tanins présents dans certains vins. Mais l’alcool en tant que tel ne sera jamais bon pour la santé. Le porc ? Aucune étude n’a jamais montré les méfaits nutritionnels du porc en soi, mais, certes, de la charcuterie trop grasse ou trop salée, ou de l’abus de protéines animales en général.

Penchons-nous donc sur les bénéfices sanitaires ou nutritionnels liés au mode de production : on notera que l’alimentation non animale aurait ainsi permis d’éviter l’emploi de farines d’origine animale pour nourrir les bêtes, interdites depuis l’an 2000… souvenez-vous de la vache folle à l’orée des années 2000.

Les règles d’hygiène, fondamentalement bénéfiques avant l’ère contemporaine, ne sont pas un plus aujourd’hui, puisque toutes les filières, halal, casher ou non confessionnelle, devant aujourd’hui obéir aux mêmes standards.

Certes halal...

Certes halal…

Liberté dans les modes d’élevage

Concernant les modes d’élevage, les textes ne précisent pas dans quelles conditions les bêtes doivent être élevées ni comment elles doivent être nourries. La liberté est donc de mise dans l’élevage, malgré l’injonction à l’humanité du traitement des animaux élevés, et même si certains groupes, tels que l’association Islamic Concern for Animals, précisent que les modes de production doivent traiter l’animal selon des préceptes musulmans. Ceci inviterait à la compassion et interdirait la cruauté à leur égard, et donc prohiberait les élevages industriels, mais force est de constater que l’élevage industriel est aussi de mise dans la filière halal, pour les volailles et les autres viandes.

Il n’y a pas de différence notable sur le plan de l’hygiène aujourd’hui entre la viande halal et la viande ordinaire, non plus en ce qui concerne la manière dont les bêtes sont élevées, abattues et conditionnées. Et le fait est que la viande halal provient bien souvent des mêmes fermes et des mêmes étables que les viandes « ordinaires ».

Par ailleurs, les pratiques traditionnelles et religieuses n’ont pas d’incidence gustative sur la viande. Rien ne remplace un élevage de qualité et un transport dans de bonnes conditions pour ce qui est de la qualité d’une viande, qu’elle soit halal ou non, veillez-y !

Enfin, il est souvent admis que la viande halal, contenant moins de sang à cause de son mode d’abattage, serait plus saine pour la santé. Mais cela n’a en fait jamais été certifié scientifiquement par une étude.

Des bénéfices environnementaux ?

Le développement du halal permet de faire des économies d’échelles avec du bétail venant de fermes de moins en moins lointaines, réduisant les coûts de transport par la même et l’impact CO2.

Vous vous souvenez du personnage de la comédie populaire « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieux ?» qui voulait lancer un business de halal bio ? Eh bien l’idée n’est pas farfelue du tout : il existe déjà à présent de la viande halal certifiée biologique, même si cela demeure, pour l’heure, marginal. On notera par exemple la marque Biolal de volaille bio certifiée halal ou de petits pots Malaïka.

Produits bio et halal pour petits

Produits bio et halal pour petits

Bilan global : on peut très mal, ou très bien manger halal

Un régime halal, on l’aura compris, n’est pas garant d’un régime équilibré. D’ailleurs, l’offre halal s’enrichit de plus en plus avec des bonbons sans gélatine de porc, des simili-cordons bleus, du hachis Parmentier, du kebab, des boissons pétillantes, et même des « faux » champagnes et « faux » vins. Il faut savoir également que beaucoup de produits halal ne sont pas certifiés de manière appropriée et que de nombreuses « fraudes » sont de plus en plus constatées.

Bon jeûne de Ramadan donc, mangez halal et équilibré après la rupture du jeûne !

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Actuellement Directeur général de consoGlobe et plus spécifiquement Directeur de la rédaction, Stephen Boucher est anciennement directeur de programme à...

341 commentaires Donnez votre avis
  1. Saloperie de secte qui devrait être interdite !

  2. La viande non-halale dans le crâne à vos mères

  3. Qui pense qu’on peut échanger de manière objective avec une secte et/ou ses adeptes ? mdr

    Nos pays ont renoncé depuis longtemps malheureusement, l’islam et ses pratiques sont autorisées pour 3 raisons.
    1) Les élections, (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nos élus adorent les migrants..on peut pas mentir à un peuple durant des milliers d’années alors il faut renouvelé la population pour continuer le manège tranquillement ^^ )

    2) Les dessous de tables très généreux envers nos dirigeants politiques Européens et particulièrement français…( qui touchent de jolies liasses de billets dans de grosses valises en provenance de pays musulmans comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite pour ne citer qu’eux… et qui sert de sponsorisation et passes droits à la secte islamique et actes de ses militants, sur notre sol).

    3) La niche économique,qui grossit et est avantageux surtout si l’entreprise qui pratique est en bourse..via divers leviers économiques résultant. En effet les musulmans envahissent de plus en plus notre pays (et l’Europe en générale) c’est leur rôle en bons moutons de la secte de coloniser partout, et donc qui dit plus nombreux dit plus de consommation qui suivent la loi islamique (le halal même si nos dirigeants politique refusent de l’admettre c’est la charia, donc en acceptant en France de faire ou de vendre du halal on accepte la charia et on fait rentrer la charia dans notre république tel le loup dans la bergerie….).

    Alors soit l’Europe est claire avec son peuple et dit que l’Etat islamique remplace la République et la démocratie, ou alors l’europe est contre la charia et tout ce qu’elle comprend de haine, d’inhumanité, de barbarie … et interdit donc la halal…

    • Entièrement d’accord avec vous, d’autant que la tuerie halal est le retour au Moyen Age et on ne risque pas d’aller de l’avant pour les animaux…
      L’Europe???… les Français avaient voté NON au référendum de 2005…!

  4. Bonjour,
    choquée de voir que certaines personnes disent des choses sans en avoir la PREUVE…beaucoup de commentaires que j’ai pu lire m’ont bien fait rire car ils ne comportent aucune preuve scientifique, et chose à savoir beaucoup d’études ont été faites à ce sujet.
    La méthode pratiquer à l’abattoir est la PIRE!!
    voici un extrait:
    Dr. John, qu’arrive-t-il à l’animal quand on coupe les veines qui se trouvent dans la partie antérieure de son cou ?
    Réponse :
    Du point de vue scientifique, lorsqu’on coupe les veines qui se trouvent dans la partie antérieure du cou de l’animal ou de l’homme, cet être perd immédiatement conscience.
    Prenant un exemple, le docteur a ajouté :
    « Si on étrangle une personne et qu’on appuie un peu sur son cou, elle ressentira rapidement un fort vertige et une incapacité à se concentrer, car alors, le sang n’atteindra que difficilement son cerveau.
    Si la pression sur le cou continue, elle perdra toute sensation et s’évanouira ».
    Question :
    Donc, le fait de couper les veines qui se trouvent dans la partie antérieure du cou de l’animal pour vider son corps du sang mène à son évanouissement ?
    Réponse :
    Oui, naturellement.
    Question :
    Cet animal ressent-t-il des douleurs quelconques directement après son égorgement ?
    Réponse :
    Certes non, car il est complètement inconscient.
    Question :
    Alors, pourquoi fait-il ces mouvements spasmodiques qui donnent l’impression qu’il souffre ?
    Réponse :
    Parce qu’en coupant les veines jugulaires, tout en laissant intacts les os du cou – ce qui constitue la méthode islamique d’immolation – l’alimentation du cerveau en sang s’arrête, alors que celui-ci est encore vivant et que le système nerveux, qui se trouve dans la partie postérieure du cou, est encore relié à tous les membres du corps.
    Ce système nerveux continue à transmettre des signaux au cœur, aux muscles, aux entrailles et à toutes les cellules qui se trouvent dans le corps de l’animal pour envoyer du sang au cerveau.
    Par conséquent, ces cellules, entrailles et muscles font ces mouvements convulsifs pour envoyer le sang vers le cœur qui, à son tour, le pompe vers le cerveau.
    Or, le sang afflue vers l’extérieur du corps au lieu de monter vers le cerveau, en raison des veines coupées. Ainsi, le système nerveux continue-t-il à transmettre ces signaux et les organes du corps, à envoyer le sang, jusqu’à ce qu’il en sorte entièrement.
    Quant à l’idée courante, prétendant que l’animal souffre en l’immolant de cette manière, elle a été scientifiquement démentie car, comme nous l’avons déjà affirmé, dès que les veines qui se trouvent dans la partie antérieure du cou sont coupées, l’animal s’évanouit et perd définitivement toute sensation.
    Question :
    Mais, du point de vue médical, est-il préférable de laisser le sang dans le corps de l’animal après sa mort ou de le vider de son sang ?
    Réponse :
    En fait, le sang est l’un des environnements les plus fertiles pour la multiplication des bactéries, car il comporte des matières qui nuisent à la santé de l’homme.
    Si ce liquide reste dans la chair de l’animal après sa mort, il fournit un terrain propice et fertile pour la multiplication des microbes, en plus des matières nocives qui devraient être évacuées.
    Question :
    Et que pensez-vous des autres méthodes utilisées, surtout celles qui sont adoptées dans la majorité des pays européens et qui consistent à frapper l’animal sur la tête pour qu’il perde connaissance avant de l’égorger ?
    Réponse :
    Cette méthode a des effets néfastes sur la santé de l’homme, car elle entraîne la mort lente de l’animal. Par conséquent, la membrane qui recouvre les gros intestins perd sa compétence fonctionnelle et les bactéries qui s’y trouvent traversent le corps de l’animal et arrivent au sang ; elles y nagent jusqu’à s’emparer de tout le corps de l’animal mort.
    La méthode la plus sûre pour consommer de la viande sans sang ni bactérie consiste à débarrasser l’animal immolé de son sang.
    Louange à Allah, Exalté soit-Il, pour le bienfait de l’Islam.
    D’après Abû Ya’la Shadaâd Ibn Aws (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit:

    « Allah a prescrit de faire correctement toute chose. Quand vous tuez, faites-le correctement. Quand vous égorgez une bête, faites-le correctement : aiguisez bien votre lame pour lui éviter de souffrir »
    (Rapporté par Muslim)
    Pour parfaire les résultats, une recherche a été effectuée à ce sujet à l’Université allemande de Hanovre par un professeur allemand non Musulman et un docteur égyptien musulman, qui sont arrivés exactement au même résultat.
    Les détails de cette expérience ont été publiés en anglais il y a environ trois ans :
    La méthode islamique, adoptée pour l’immolation des bêtes, est la meilleure
    D’après Abû Ya’la Shadaâd Ibn Aws (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit:
    « Allah a prescrit de faire correctement toute chose. Quand vous tuez, faites-le correctement. Quand vous égorgez une bête, faites-le correctement : aiguisez bien votre lame pour lui éviter de souffrir »
    (Rapporté par Muslim)
    En fait, on a entendu beaucoup de fausses allégations selon lesquelles la méthode islamique, adoptée pour l’immolation des bêtes, est inhumaine.
    Cependant, le Professeur Schultz et son collègue Dr. Haazim, qui travaillent à l’Université allemande de Hanovre, ont prouvé, par une expérience se servant de l’électro-encéphalographie (EEG) et de l’électrocardiogramme (ECG), que l’immolation des animaux selon la méthode islamique constitue la seule méthode humaine et que la méthode d’assommement, adoptée en Occident, produit des douleurs sérieuses chez l’animal.
    Les résultats ont surpris de nombreuses personnes.
    – Détails de l’expérience
    1) Plusieurs électrodes ont été chirurgicalement implantées à divers points du crâne de tous les animaux, touchant la surface du cerveau.
    2) On a permis aux animaux de se remettre pendant plusieurs semaines.
    3) D’autres ont été abattus en faisant, avec un couteau bien aiguisé, une incision rapide et profonde dans le cou, coupant les veines jugulaires, ainsi que les artères carotides des deux côtés, la trachée et l’œsophage, conformément à la méthode islamique.
    4) Quelques animaux ont été assommés, utilisant un pistolet pour cela, ce qui est la méthode humaine d’abattage, adoptée en Occident.
    5) Pendant l’expérience, une EEG et un ECG ont été enregistrés pour tous les animaux, afin de connaître l’état du cerveau et du cœur pendant le processus d’abattage et d’assommement.
    – Résultats et Discussion
    I) La méthode islamique
    a) Comme enregistré sur l’EEG pendant les trois premières secondes de l’abattage conformément à la méthode islamique, aucun changement n’a été enregistré par rapport au graphique avant l’abattage, indiquant ainsi que l’animal n’a senti aucune douleur pendant ou immédiatement après l’incision.
    b) Pendant les trois secondes suivantes, l’EEG a enregistré un état de sommeil profond et d’inconscience, dû à la grande quantité de sang qui a jailli du corps de l’animal.
    c) Après les 6 secondes susmentionnées, l’EEG a enregistré le niveau zéro, montrant l’absence absolue de toute sensation de douleur.
    d) Tandis que le message cérébral (l’EEG) descendait au niveau zéro, le cœur battait toujours fort et le corps se convulsait vigoureusement (ceci étant une réaction de la moelle épinière), faisant couler le maximum de sang en dehors du corps et fournissant ainsi une viande hygiénique pour le consommateur.
    II) Méthode occidentale d’assommement à l’aide du pistolet utilisé à cet effet
    a) Les animaux étaient apparemment inconscients tout de suite après l’assommement.
    b) L’EEG a montré une douleur intense immédiatement après l’assommement.
    c) Le cœur de l’animal assommé par le pistolet en question a pris plus de temps pour s’arrêter de battre que dans le cas des animaux abattus selon la méthode islamique, ce qui mène au maintien de plus de sang dans la viande, ce qui n’est pas sain pour le consommateur.
    Voilà, preuve à l’appui.

    • Ton explication est bien documentée et claire, j’espère que d’autres seront plus à même d’accepter ces faits.

    • Allah a prescrit de faire correctement toute chose. Quand vous tuez, (faites-le correctement.) tu m’as tué là lol. Ceci concerne les être humain aussi.

    • Je lias rarement les longs commentaires, surtout si ceux-ci date d,aussi longtemps, mais bon j’ai documenté le sujet, car j’ai été très suprise de vous lire. Laissez moi vous dire qu’étant occidentale moi-même, j’avais des préjugés parce que voir jallir tout ce sang quand on est ignorant sur les aspects biologiques peut foutre le cafard! Merci pour ces informations, je me demandes pourquoi ces informations ne circulent pas davantage pour aider les personnes comme moi à modifier leur perception. Néanmoins, je vous remercie.

    • Cessez les fake !!!  » ainsi que l’animal n’a senti aucune douleur pendant ou immédiatement après l’incision. »

      Vous voulez faire croire ça à qui ??? !!!!! Allez voir les bestioles qui agonisent de longues minutes à se debattre pendant qu’elles se vident !

  5. Arrêtez de vous battre ! La voie de la sagesse existe pour tous. Ne manger plus de viande, sachez qu’un plat de céréale + légumineuses apporte plus de protéines qu’un super steack !

Moi aussi je donne mon avis