Crise d’asthme : quels symptômes et comment réagir ?

L’asthme est une affection pulmonaire chronique. Aujourd’hui il est possible de maîtriser cette maladie et de mener une vie active pratiquement sans symptôme.

Rédigé par Elodie Mercier, le 7 Jul 2020, à 13 h 00 min

En France, l’asthme touche en moyenne 4 millions de personnes. Cette maladie d’origine multifactorielle progresse d’années en années, touchant ainsi de plus en plus d’individus. Sa manifestation la plus impressionnante est la fameuse crise d’asthme, qui difficultés importantes à respirer pour la personne atteinte et qui fait souvent très peur. Mais alors, comment réagir de manière efficace pendant une crise ? Existe-t-il des solutions complémentaires au traitement médicamenteux ?

Les mécanismes de l’asthme

L’asthme est une maladie pulmonaire inflammatoire d’origine multifactorielle. Elle a une composante génétique que l’on appelle un facteur de prédisposition, qui se réveille lorsque la personne est exposée de manière régulière à une facteur déclenchant comme par exemple un allergène, le tabagisme passif ou actif, les produits irritants, la pollution atmosphérique ou encore des virus ou bactéries.

La pollution des villes est un facteur aggravant de l’asthme © Image Point Fr

Les bronches sont alors très inflammatoires, deviennent de plus en plus sensibles et réactives et leur paroi s’épaissit. Les activités comme le sport, les efforts prolongés peuvent devenir plus compliqués car la sensation d’essoufflement est alors plus vite présente. Les difficultés respiratoires se majorent souvent la nuit et la fréquence des crises nocturnes est d’ailleurs plus importante.

Quels sont les symptômes d’une crise d’asthme ?

Lors d’une crise d’asthme, la muqueuse pulmonaire déjà fragile est irritée et par réflexe se contracte. Le mucus pulmonaire est produit en excès. Le calibre de la bronche devient de plus en plus petit et le passage de l’air est très compliqué. La respiration de la personne devient alors sifflante, une toux persistante s’installe avec une sensation d’oppression dans la poitrine et la difficulté respiratoire se majore petit à petit.

Crise d’asthme : que faire  ?

Le plus important est de permettre à la personne concernée de garder son calme (le stress provoquant lui aussi une libération de neuromédiateurs vaso et bronchoconstricteurs) et surtout de l’aider à mieux respirer. Pour cela, il faudra de nouveau augmenter le diamètre des bronches lésées et diminuer l’inflammation et la production de mucus.

Jeune femme utilisant un inhalateur de Ventoline © wavebreakmedia

C’est là qu’interviennent les bronchodilatateurs de type Ventoline et aussi les anti inflammatoires inhalés. Ces traitements sont prescrits par le médecin traitant ou le pneumologue et doivent calmer la crise rapidement et permettre une respiration plus aisée. Toute personne asthmatique suivie a normalement sur elle son traitement de crise.

En cas d’oubli ou si c’est la première fois, il faudra consulter très rapidement un médecin afin d’établir un diagnostic sûr et de traiter le problème dans les plus brefs délais. En cas de crise d’asthme sévère avec des troubles respiratoires très importants, une cyanose, des troubles de la conscience ou qui ne passe pas avec le traitement de crise, il faudra contacter le SAMU car il s’agit d’une urgence vitale nécessitant une prise en charge hospitalière rapide.

Quelles sont les alternatives naturelles à mettre en place ?

Dans le cas de l’asthme, il faut rappeler que c’est une pathologie chronique qui nécessite un suivi médical régulier, et qu’une automédication approximative naturelle ou allopathique, n’est pas conseillée.

Hygiène de vie lorsque l’on est asthmatique

Tout d’abord il s’agira de mettre en place une hygiène de vie adaptée notamment en faisant en sorte de se tenir éloigné de tout facteur déclenchant connu. Si on est sujet régulièrement à des crises, bien noter les différentes causes que l’on aura pu identifier.

L’asthme est la maladie chronique la plus fréquente chez l’enfant © Krakenimages.com

L’aération régulière, le dépoussiérage permettent d’éliminer la pollution intérieure. Pour minimiser la réaction inflammatoire et l’intensité de la crise, notamment lors de formes chroniques, il s’agira aussi de limiter les facteurs pros-inflammatoires dans notre quotidien comme une alimentation riche en sucres rapides ou en produits transformés, en graisses saturés ou encore un stress trop important ou un mauvais sommeil.

Petite astuce en cas d’urgence ou d’oubli de ventoline

Inutile de respirer dans un sac plastique ou de chercher d’autres remèdes de grand-mère , il faut plutôt faire respirer de l’air chaud et humide à la personne en crise. Pour cela, faites couler de l’eau très chaude dans la salle de bain et une fois qu’elle s’est transformée en hammam, laisser la personne respirer 10 minutes à l’intérieur. Effet garanti !

Soulager une crise d’asthme avec l’aromathérapie

Les pneumologues déconseillent largement l’utilisation des huiles essentielles chez les
personnes asthmatiques. La molécule principale mise en cause est le 1.8 cinéole car elle
provoque une bronchoconstriction.

En règle générale, il s’agira d’être prudent quant à l’utilisation de l’aromathérapie en cas
d’asthme mais il est tout à fait possible de l’utiliser en complément des traitements allopathiques notamment en dehors des crises.

En cas de crise d’asthme les huiles essentielles à favoriser seront :

  • l’huile de Khella : Antispasmodique, vasodilatatrice et relaxante pour les muscles lisses, elle va calmer les contractions bronchiques. 1 à 2 gouttes dans une cuillère à café d’huile végétale en massage sur le plexus solaire – Déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante et chez les enfants de moins de 3 ans. Photosensibilisante, dermocaustique, il est indispensable de bien la diluer dans une huile végétale. Ne pas utiliser en cas de problèmes hépatiques.
  • l’hysope couchée : Anticatarrhale et expectorante, elle permet de limiter l’hypersécrétion bronchique et de diminuer les spasmes. 1 à 2 gouttes dans une cuillère à café d’huile végétale en massage sur le thorax – Déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de 6 ans.
  • la tanaisie annuelle : Anti inflammatoire et anti allergique puissante, sédative nerveuse, elle est toute indiquée en olfaction au flacon dans le cadre d’une crise – Déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de 15 ans.
  • la camomille noble : Anti inflammatoire bronchique et anxiolytique majeure, elle aide à garder son calme et éviter de paniquer. À utiliser en olfaction directement au flacon – Déconseillée aux femmes enceintes de moins de trois mois et aux nourrissons de moins de trois mois.


Huile Essentielle Camomille Noble

Anti-inflammatoire, anti-névralgique et antalgique, la Camomille soulage tout type d’inflammations et douleurs (maux de tête et de dents, névralgies, sciatiques, interventions chirurgicales). Elle soulage également les allergies respiratoires.

À découvrir sur bébé-au-naturel.com

En phytothérapie, le plantain, antihistaminique et anti-inflammatoire sera bénéfique en complément des traitements de fond ainsi que les bourgeons de cassis et d’églantier, efficaces sur les inflammations bronchiques.

Illustration bannière : Une crise d’asthme s’accompagne de sensations de suffocation, d’essoufflement et de perte de contrôle © pathdoc
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Élodie est conseillère en aromathérapie et phytothérapie ainsi qu’animatrice en gestion du stress et en cohérence cardiaque. Elle accompagne au...

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