Retrouvez la suite du guide poisson de consoGlobe. A l’honneur cette fois-ci : le chinchard. C’est un poisson méconnu, bon au goût et pour le porte-monnaie. Mais malheureusement, parce qu’il fait partie des espèces en danger il est important de se renseigner sur lui avant de le consommer avec modération.
Il n’est pas le plus populaire des poissons, pourtant, le chinchard risque bien de faire de plus en plus parler de lui mais pas de manière positive. En effet, fortement menacé, l’état de ses stocks est considéré comme inquiétant. Comme c’est un poisson-fourrage, sa disparition aurait des conséquences désastreuses sur le reste de la chaîne alimentaire.
Le chinchard, espèce menacée
Il existe deux espèces de chinchard (Trachurus spp.) : le chinchard commun qui vit en Atlantique sur un large territoire s’étendant des côtes norvégiennes jusqu’en Afrique du Sud, en passant par la mer Noire, la mer de Marmara et la Méditerranée ; le chinchard à queue jaune vit quant à lui dans une toute petite aire se limitant au Golfe de Gascogne et aux côtes méditerranéennes.
On peut le trouver sous d’autres noms : caringue, maquereau anglais, saurel commun ou sévereau.
Description du chinchard
Le chinchard commun ressemble au maquereau car son corps est tout aussi élancé et fusiforme. Son pédoncule caudal – la partie postérieure de son corps – est très fin. Son dos est assez foncé, d’une teinte allant du gris au verdâtre et ses flancs blanc argenté sont traversés par une ligne hérissée de piquants. Il possède de grands yeux et une mâchoire proéminente. Ses ouïes sont soulignées par de petites taches noires.
Adulte, il peut atteindre les 45 cm. Certains spécimens mesurent même jusqu’à 60 cm.
Habitat et alimentation
Le chinchard est un poisson pélagique c’est à dire qu’il vit en surface (comme la sardine, le maquereau ou encore l’anchois) C’est un poisson qualifié de grégaire car il vit en groupe et nage en banc. Il est surtout actif la nuit.
Le jeune chinchard se nourrit de petits crustacés, des copépodes. Adulte, il se nourrit de poissons, de mollusques et de crustacés.
Il vit en moyenne 15 ans et atteint sa maturité sexuelle à 3 ans.
L’état des stocks du chinchard
Les scientifiques estiment que les stocks de chinchards ont été divisés par 10 en vingt ans, passant de 30 millions de tonnes à moins de 3 millions aujourd’hui. En l’espace de 5 ans, de 2006 à 2011, une chute vertigineuse des stocks estimée à 63% a été constatée. Le chinchard a été repoussé jusqu’à la limite de l’Antarctique, où il est pêché par d’énormes chalutiers.
Certains scientifiques préconisent l’interdiction absolue de pêcher ce poisson pendant 5 ans, afin de parvenir à un état des stocks soutenable.
La pêche
Le chinchard se pêche à la traîne (comme le bar ou le maquereau) ou à la mitraillette (un « train » de 3 à 6 plumes munies d’hameçons.
Taille minimale de capture
La taille minimale de capture est de 15 cm en Manche, en Atlantique, en Mer du Nord et en Méditerranée.
Le saviez-vous ?
On peut aussi parler de maille légale de capture. La maille se mesure en partant de la pointe du museau jusqu’à l’extrémité de la nageoire. Il existe également la notion de maille biologique : c’est la taille à partir de laquelle le poisson peut se reproduire. Dans le cas du chinchard, elle est de 30 cm pour la Manche et de 23 cm pour la mer Méditerranée.
*
La suite p.2> la consommation de chinchard








Bonjour,
Il serait bien de montrer sur une carte du monde, les différentes espèces de chinchard dont vous parlez….
Avec les espèces en danger ou non…
L’article du journal Le Monde de janvier 2012 parle du Chinchard dans le Pacifique Sud pêché principalement par le Chili pour la farine. Le stock de cette espèce de chinchard (jurel en chilien) est passé de 30 à 3 millions de tonnes avec la surpêche des bateaux minotiers chiliens (et péruviens) et avec l’arrivée des armements chinois, russes, hollandais qui eux pêchent par l’alimentation humaine avec des chalutiers-usines qui congèlent le poisson à bord… L’exemple type est l’ancien pétrolier converti en chalutier-usine « Lafayette » de plus de 200 m de long pour la multinationale de pêche chinoise « Pacific Andes ». Ce bateau a la capacité de traiter à lui seul l’équivalent de toutes les captures françaises (avec une flottille de plus de 5000 bateaux de pêche)…
Le stock de chinchard en Atlantique Nord-est se porte bien comme indiqué par le WWF… A vérifier ? si norvégien et danois (les deux grands pays minotiers européens + Islande) ne transforment pas aussi une partie des quotas de pêche en farine pour les élevages de saumon et de truite…
Cordialement,
Aquablog
Vanter les qualités gustatives et nutritionnelles réelles du chinchard… n’est-ce pas un peu contre productif Annabelle par rapport au sens de l’article? Cordialement
Bonsoir Joubert,
Je ne pense pas que présenter les qualités nutritionnelles du poisson soit synonyme de les vanter mais plutôt un souhait de présenter une info complète à vous, lecteurs ; comme précisé, si l’on souhaite manger du chinchard, mieux vaut s’assurer qu’il vient de l’Atlantique Nord-Est, là où les stocks sont considérés comme acceptables. A consommer avec modération donc
Cordialement,
Annabelle
Vanter les qualités gustatives et nutritionnelles réelles du chinchard… n’est-ce pas un peu contre productif Annabelle par rapport au sens de l’article Cordialement
Vanter les qualités gustatives et nutritionnelles réelles du chinchard… n’est-ce pas un contre productif Annabelle par rapport au sens de l’article? Cordialement