L’urbaculture, nouveau territoire des villes modernes

795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, soit 1 personne sur 9 et ce chiffre tend à s’élargir sachant que la planète comptera presque 9 milliards d’habitants en 2050. Mais, cela ne signifie pas forcément une famine généralisée.

Rédigé par Eva Souto, le 18 Sep 2014, à 16 h 40 min

L’urbaculture : un travail de longue haleine pour le durable

Afin de mettre en oeuvre le concept d’urbaculture, il est nécessaire d’étudier chaque immeuble, dans sa singularité, sur plusieurs points :

  • Comment l’immeuble va-t-il capter l’énergie ?
  • Comment va-t-il s’organiser pour le tri de ses déchets ? 
  • Quelles ressources va-t-il produire ? 
  • Comment va-t-il les réutiliser ? 
  • Quels biens et services ses habitants pourront-ils partager ?

La réponse à ses questions apportera une plus-value à la fois économique et environnementale à la planète. Et à leur niveau, aux propriétaires et aux résidents de l’immeuble.

A noter que l’urbaculture désigne à la fois la nécessité d’une agriculture urbaine qui nourrit les résidents de l’immeuble mais aussi qui vise à changer leurs mentalités afin qu’ils puissent intégrer les idées principales de l’urbaculture.

Urbaculture : pays du nord vs pays du sud

L’urbaculture n’est pas vue de la même façon au nord et au sud du monde. Au nord, elle est considérée comme une pratique renforçant les communautés et qui contribue au développement durable des villes.

Au sud, elle est plutôt une question de survie. Ainsi, une étude de l’Université de l’Arizona souligne qu’aux Etats-Unis, l’urbaculture atteint exceptionnellement 5 % de la nourriture consommée dans la ville en question. Elle ne dépasse pas 1 % dans la plupart des cas.

En revanche, des villes comme Bogotà, en Colombie, compte quelques 10.000 agriculteurs urbains. A Cuba, plus de 50 % des produits frais consommés à la Havane sont cultivés dans la ville. Cela permet à une partie de la population de faire face aux rationnements connus par l’île.

Urbaculture : des initiatives se développent partout dans le monde

Aménagement de parcelles cultivables dans les parcs municipaux à Séoul, conversion d’immeubles industriels en fermes verticales à Chicago etc. : les initiatives pour encourager l’agriculture en ville sont de plus en plus nombreuses partout sur le globe.

Avec l’urbaculture, de nouvelles techniques apparaissent, telles les cultures hors sol : Les cultures sans terre

A l’échelle mondiale, on estime à environ 800 millions, le nombre de personnes pratiquant l’agriculture urbaine de manière plus ou moins active. Loin de se limiter aux plants de tomates et aux fines herbes, l’agriculture urbaine produit également fruits, miel, vin etc.

Ainsi, on trouve du vin issu des vignes londoniennes, du riz à Séoul en Corée du Sud et « le plus grand verger urbain en Amérique du Nord » à Vancouver, où quelques 350 arbres fruitiers ont pris racine au cours des dernières années.

fermes-verticales-urbaculture

Fermes verticales, « Fermes en villes » : plusieurs concepts pour cultiver en ville

Ainsi, plusieurs concepts émergent pour cultiver en ville. Les fermes verticales, par exemple, qui ont pour but de protéger les cultures des aléas climatiques. Elles sont également faciles à utiliser, peu onéreuses à ériger au coeur des villes, non polluantes et capables de produire de la nourriture toute l’année.

Il s’agit de produire en ville, localement, dans son quartier, dans des jardins partagés, sur les toits, ou même à l’intérieur : Cultiver ses légumes à l’intérieur avec une « windowfarm »

A titre d’exemple, une ferme de 30 étages construite par Despommier, pourrait nourrir quelques 50.000 personnes.

Les fermes en ville

Autre concept : les « Fermes en villes ». Porté par la grappe d’entreprises « Le Vivant et la Ville », ce projet d’une superficie de 3,5 hectares est né sur les terres d’une ancienne décharge de terres de remblais non cultivables.

Un dispositif que la Région Ile-de-France a subventionné à hauteur de 24.700 euros dans le cadre de son dispositif PRIMHEUR (Programme Régional pour l’Initiative en Maraichage et Horticulture dans les Espaces Urbanisés et Ruraux). Et les projets pour ramener un peu de nature en ville ne cessent de se développer.

Alors, que pensez-vous du fait de réintroduire du vert en ville ? Pensez-vous que cela puisse être une bonne option pour le futur ?

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Eva est passionnée d’écriture. Elle est sensible aux sujets de société, et en particulier, à ceux qui touchent au développement durable, au commerce...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Excellente idée qui passerais encore mieux chez les enfants! !

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