Sport et alimentation : 5 idées reçues à changer

Rédigé par Sonia C, le 25 Mar 2016, à 8 h 30 min

Les idées reçues sur l’alimentation sont nombreuses, dont celles liées à la pratique sportive. Voici les réponses à 5 d’entres elles, les plus répandues.

Sport et nutrition : encore des idées reçues à évacuer

1- Il n’y a pas de moment idéal pour faire du sport dans la journée

SI. Le matin. On brûle plus de graisses et on est plus performant en faisant une activité physique le matin, par rapport au reste de la journée. C’est une question d’hormones. La dopamine (hormone de la vigilance et de la concentration, qui induit une meilleure performance) et le cortisol (hormone du stress qui dégrade les sucres et les graisses pour donner de l’énergie) sont au maximum de leur production le matin.

2- Il ne faut pas manger avant de faire du sport

OUI et NON. Il ne faut pas manger tout de suite avant le sport, c’est vrai : en cause, la digestion. L’énergie ayant besoin d’être totalement au service de la masse musculaire pendant l’effort, il est inutile de l’utiliser aussi pour digérer !

D’autre part, le sentiment d’inconfort gastrique – lourdeur, ballonnement – peut nuire aux performances.

Plus la prise alimentaire est éloignée de l’épreuve physique, plus les aliments qui y sont consommés doivent être de faible index glycémique. À l’inverse, peu avant l’entraînement, il est possible de consommer des aliments à fort index glycémique, puisqu’ils serviront de carburants immédiats.

sport-alimentation-entrainement-manger-02

Mais encore faut-il en avoir, de cette énergie !  Elle doit être apportée 3 h avant l’effort, pour être sûr d’être digérée et de pouvoir libérer les nutriments énergétiques. Il faut donc manger avant de faire du sport, mais au moins 3h avant.

3- Les pâtes sont recommandées avant une compétition

OUI. Les « pastas party » des marathoniens trois jours avant et la veille de la course sont vraiment utiles ! Elles permettent de reconstituer et de mettre en réserve le glycogène musuclaire, indispensable énergie. Rappelons que le glycogène est la forme de stockage du glucose alimentaire dans les organes – foie, muscle etc.

salade-de-pates-tomates

Les pâtes, mais aussi le riz – si possible complets ou semi-complets pour l’apport supplémentaire en minéraux contenu dans l’enveloppe des grains  – et les légumes secs riches en protéines sont recommandés pour leurs glucides à indice glycémique bas qui apportent une énergie progressive et plus longue, et qui permet d’éviter les fringales, en y ajoutant des fruits et légumes. Bien évidemment, on veille à consommer ces sucres lents sans qu’ils soient gorgés de sauces ou recouverts de fromage.

Page suivante :

La viande rouge est meilleure que la viande blanche pour les sportifs

Références :
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Sonia C., passionnée de biologie et de nutrition, j’aime l’idée de rendre les sciences accessibles à tous sans pour autant en édulcorer les grands...

8 commentaires Donnez votre avis
  1. J’suis trop un hypster dans ma life ! On est tous des thugs !

  2. Il faut faire du sport 3 heures après avoir mangé et éviter les produits complet.

  3. J’oubliais: depuis que j’ai supprimé le pain (intégral bien sur) et le beurre, je me sens plus léger, je n’ai plus de flatulences et mes performances ont augmenté !…….

  4. Je n’ai pas noté de difference de performance ou d’endurance en mangeant ou pas des pâtes. Et quand je parle de pâtes il ne s’agit pas ces coquillettes que je ne servirai même pas à mon chien.

    On dispose en moyenne d’environ 1,5 heure de réserve de glycogène musculaire guère plus.
    Sucres lents et sucres rapides la différence de temps d’assimilation est si faible que ce paramètre en devient ridicule: 25 minutes pour les sucres rapides et 30 pour les sucres lents.

    La performance repose sur 3 points: entrainement, repos, nutrition. Il est évident qu’il ne faut négliger aucun de ces 3 points pour obtenir un résultat maximal, mais n’oubliez pas que le principal moteur de la performance est le mental. Bien entrainé, bien reposé et bien nourri, sans volonté pas de performance.

  5. Tout à fait d’accord avec Véro !!!…la viande n’est absolument pas essentielle ! on peut s’en passer, sans problème…des aliments peuvent la remplacer et notre corps ne s’en portera que mieux…on évite alors des massacres d’animaux…

    • oui, il n’y a pas d’aliment essentiel ou « parfait » sauf peut etre le lait maternel dans les premiers de la vie. Quant aux sources de protéines et de fer, c’est vrai qu’il en existe d’au moins aussi bonnes, végétales et animales. Mais est-ce qu’on s’en portera mieux, pas sûr. Et pour moi, une vache qu’on élève pour le lait puis qu’on abat pour la viande, ce n’est pas un massacre, pourvu que cela soit fait proprement. Sinon, j’aime bien la seiche, protéine, fer et B12 aussi et moins sensible (sans doute) que la vache. Est-ce que c’est mal ?

    • Bruno Fareau, 95% des vaches au moins sont actuellement élevées de manière industrielle, donc dans la souffrance, donc mieux vaut s’abstenir, d’autant que le lait est délétère pour la santé humaine. Ensuite vos calculs sont faux : non seulement vous tuez la vache, mais aussi tous les veaux qu’elle a produit, engrossée de force. D’un point de vue éthique, posez vous la question : feriez vous subir à un humain ce que vous estimez juste de faire subir à un non humain ?
      N’oubliez pas que vous avez été conditionné à penser que vous aviez tous les droits sur les autres êtres vivants. Pourtant, nous sommes nous aussi des animaux… de l’espèce humaine. A ce titre, si traiter un humain en esclave, en objet ou en aliment vous heurte, il devrait en être de même avec un autre être vivant qui, comme vous, veut vivre, éprouve de la joie, la peine, la colère, la peur et ressent la douleur.
      Dès lors qu’il est possible de vivre correctement sans perpétuer des moeurs relevant de la survie, n’est il pas souhaitable de respecter le vivant, d’économiser et de partager plus équitablement les ressources de la planète ?
      La consommation de viande ou de poisson reste l’activité la plus dévastatrice au niveau planétaire (affament des populations entières – humains et non humains, polluent, désertifient, bref… pas de quoi être fier)

  6. Bonjour
    dommage que votre point 4 oublie de préciser que l’on n’a pas besoin de manger de la viande, ni pour l’apport en protéines ni pour l’apport en fer. De nombreux grands sportifs sont végétariens, Carl Lewis entre autres.

Moi aussi je donne mon avis