Le défi : un mois sans supermarché, mode d’emploi (1)

Rédigé par Vincent, le 18 Dec 2013, à 16 h 11 min

C’est décidé ! Marre de subir les affres de la grande distribution, reportages en terres industrielles, scandales alimentaires et autres suspicions !

Agriculture et élevage intensifs, tri des légumes selon leur formes, afin de répondre à un “idéal” esthétique arbitraire et dépassé, pesticides, emballages, sur-emballages, aseptisation, choix imposés, et si l’on sort de l’alimentaire : produits polluants pour l’entretien… même si depuis quelques temps, les distributeurs cherchent a intégrer des rayons “en vrac”, ou “bio”, le facteur “local” leur est encore peu familier, alors, prêt à m’adapter, je me suis résolu a ne plus succomber à la facilité.

Le défi : un mois sans grandes surfaces !

Lsans supermarché

Le réseau, c’est important également dans la consommation !

Connaissant quelques réseaux alternatifs, comme tout le monde d’ailleurs, j’ai décidé de ne plus mettre les pieds dans une grande,  moyenne ou petite surface pour tout le mois.

Ce sera l’occasion d’un test intéressant, même si je suis habitué a fréquenter les marchés ou autres épiceries bio ou biocoop, cherchant les meilleurs rapports qualité/prix. Les grands distributeurs monopolisant une bonne part de l’offre restent-ils incontournables ?

Sans supermarché : les pleins de courses pour un mois, c’est terminé

defi-sans supermarchéEffectivement, j’entends d’ici certains lecteurs se dire : “ok mais un plein pour le mois c’est quand même bien pratique, pas besoin d’y retourner“. Peut-être, mais il est possible de gérer les approvisionnements autrement sans problème.

Dans les années 60, quand les premières grandes surfaces sont sorties de terre en France, l’appel du “un lieu pour toutes vos courses” était plus qu’alléchant pour le consommateur.

Mais voilà, aujourd’hui, la formule a montré ses limites : certaines tendances visent un équilibre économique sain entre producteur et consommateur… L’intermédiaire qu’assure la grande distribution a aujourd’hui pris beaucoup de place.

Consommer autrement, c’est possible !

L’un des premiers objectifs sera de repérer les nouveaux lieux d’approvisionnement. Se passer des grandes surfaces permettra d’éviter certains écueils dérangeants.

sans supermarchéUne production moins énergivore. D’un point de vue global, les denrées seront généralement d’origine moins lointaine que les produits vendus en grande surface. Une source, une production, un consommateur.

De mon côté, le congélateur servira moins si j’achète des produits frais et fais un plein par semaine. Cela me permettra en plus de prendre mes marques. Il est important d’avoir une alimentation variée.

Cap sur la localité ! Objectif traçabilité, et produits frais, bénéficiant de toutes leurs capacités nutritionnelles, locaux qui plus est et donc proposant la réponse mesurée de la nature à nos besoins saisonniers. Pour rappel, le principe du locavorisme encourage à se nourrir de produits cultivés/transformés à moins de 160km du lieu de consommation.

sans supermarché

Un panier de légumes de saison au mois de décembre en France c’est plutôt ça : équilibré et varié. Pas de courgettes, tomates ou autres.

sans supermarchéConnaître ce que l’on consomme. Modifier ainsi les habitudes de consommation  permettra de mieux connaître les produits choisis, la provenance, le mode de culture, de production du contenu du cabas, réutilisable bien sûr.

Moins d’emballages. Changer de réseau d’approvisionnement permettra de réaliser des économies, d’argent, d’emballage, et de nourriture, car le gaspillage sera moindre.

> Suite page 2 : adaptation, recherche des distributeurs, réadaptation du régime alimentaire

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59 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour, Je vais de plus en plus rarement dans le petit U vers chez moi.Depuis toujours je vais au marché même lorsque je travaillais.Je n’achète pas forcément les légumes bio mais à des paysans du coin qui font de l’agriculture raisonnée.Pour le reste j’achète bio et mange très peu de viande ,des oeufs et un peu de poisson.Oui c’est notre responsabilité de consommer moins et mieux.Avons -nous besoins de tous ces desserts,ces boissons sucrées,ces plats préparés……..Les grandes surfaces vivent grâce à nous et ce n’est pas vrai que cela revient moins cher car on achète plus et les grandes surfaces signent leurs producteurs!!!les échanges et les dons c’est bien aussi.Bonne journée à toutes et tous.Dominique

  2. bonjour,
    dans notre ville nous sommes entrain de créer un GAS,groupement d’achat solidaire,pour les produits secs,qui aura les mêmes lieu et horaire de distribution que l’amap afin que les conso-acteurs trouvent plus de produits et se déplacent moins.

  3. BOnjour,
    retraiter, ça fait longtemps que je fonctionne comme cela.
    ce n’est que du bonheur.je n’ai jamais rencontré autant de gens et appris autant de trucs.je ne sais pas si je depense moins, mais la qualité est là.
    on me reconnait d’une semaine à l’autre et si un produit ne correspond, on me le change et en plus, on me dit merci,et je repars satisfaite.
    respect, reconnaissance, plaisir, voilà comme je fonctionne.
    on aime venir manger à la maison

  4. Pour ma part je tiens une épicerie dans un village. Et je propose des produits locaux, certains sont bio (fruits et légumes, pâtes, farines, biscuits,bières…). J’utilise du papier biodégradable pour emballer la charcuterie (régionale). Je bannie les grandes surfaces et crois sincèrement aux commerces de proximités. Quand à ma consommation privée, ma femme fait beaucoup de choses elle même, comme la lessive, les savons, le pain, les gâteaux… Les rares fois où l’on met les pieds dans une grande surface, c’est pour les couches de notre petit (même le produit de nettoyage pour le change est fabriqué maison. Si l’on fait les efforts nécessaire il est possible de ne plus aller en grandes surface et de renouer avec notre boulanger, boucher, poissonnier, épicier de quartier.

  5. Cela fait des années que j’évite le supermarché et cela fait environ 1 an que je n’y vais plus du tout. Je me fournis essentiellement en bio pour les légumes et les fruits, certains fromages et les viandes blanches et ce, directement en local, chez les producteurs. Je fréquente régulièrement le Biocoop, la Vie Saine etc pour compléter mes besoins. Je fuis maintenant totalement les emballages de toutes sortes. J’achète du vrac et j’emporte mes contenants, en permanence dans le coffre de la voiture. J’ai toujours cuisiné à partir de produits bruts. Mon budget alimentation n’a pas augmenté, bien au contraire.

  6. Limite la publicite pour un super hypermarche qui apparait dans cet article.

  7. Ok mais pas d’extrémisme, quand je travaillais j’étais à 80% bio-20% non bio. Aujourd’hui j’achète 95% en marché ou magasin bio, (sauf La Vie Claire, trop cher) et je me dépanne de temps en temps pour des produits d’entretien ou une bière, en supérette, jamais en hyper car je n’aime pas faire la queue. Je n’achète jamais de fruits et légumes ou de vin non bio. Je consomme peu de viande, quelques abats, toujours de boeuf et chez mon boucher qui sait me dire de chez qui ça vient, ou chez un producteur bio du marché au même prix que mon boucher. Ca fait 60-70€ par semaine sans me priver, en cuisinant à chaque fois pour 2-3 repas après il n’y a plus qu’à réchauffer à feu très doux. Pendant que ça cuit, je bouquine tranquille ou je prends l’apéro (vin avec des petits carrés de bon pain + rocquefort, tapenade maison ou sardines etc.)
    Au total j’utilise très peu ma voiture pour les courses, la plupart à vélo, un peu à pied, dans un rayon de 3km autour de chez moi.
    Je suis malheureux si je n’ai pas de bon pain au levain, mais que mon téléphone portable dépasse les 4 ans et ne fasse pas papa-maman ça alors je m’en fous…

  8. Super initiative ! Hate de voir un peu les résultats et le montant de la facture !
    Vous pouvez vous tourner aussi vers les fermes de Gally si vous êtes en régions parisiennes pour les légumes ou leboeuffrancais.com pour la viande en directe des producteurs

    Deux pistes supplémentaires pour arriver au bout de ce défi !
    Bon courage !

  9. Rien a dire …. BRAVOOOOO !

  10. bravo moi cela fait 15 ans que je ne vais au supermarché que très rarement (probablement moins d’une fois par an)et je vis très bien ainsi.

  11. Je suis étudiant, je fait toute mes courses au supermarché et j’en ai pour 20€ par semaine. Si vous arrivé à manger tout vos repas chez vous pour moins chère que ca, vous dirai comment, parce que je vois pas.
    Avant je faisais 90% de mes courses en magasin bio et le reste dans des épicerie asiatique et arabe et j’en avais pour plus de 50€ par semaine. Mais cette année je n’est pas les moyens de dépenser autant.

    • tu pourrais essayer de faire le jardinage et utiliser moins de 20euro par semaine.

  12. c’est çà qu’il faut faire les boycotter pas d’arme pas de violence

  13. J’ai décidé de ne pas lire cet article après l’aveuglement que m’a procuré l’immense pub pour Carrefour autour du dit article…
    Vraiment n’importe quoi.

  14. Les extrémistes de tout poil font un peu peur je trouve!
    Je fais attention mais je vais pas passer ma vie a faire a manger(on n en a qu une ).Je préfère lire ou faire du sport.

    • exactement la même pensé que toi chris!!

  15. Le dernier commentaire me plait bien ,il y a du pour et DD contre dans chaque théorie, les extrémistes de tout poil font un peu peur tout de même!l objectifreste de se faire chier un minimum dans cette vie qui n est qu en un seul exemplaire ! Je préfère lire que passer ma vie a faire a manger pour ma part!…

  16. Pour moi Biocoop = grande distribution : alors j’évite aussi. Pour les légumes, je vais chez mon producteur bio qui est à 3km de chez moi, la viande, j’ai la chance de connaître aussi des éleveurs bio, les produits d’hygiène je me les fais (c’est pour cela que je vais en magasin bio, mais je vais dans un magasin privé, par une chaine), médicaments viennent du même magasin.
    et bientôt j’espère que le potager m’apportera nos propres légumes, avec les graines que nous garderont, etc.

    Les yaourts je me les fais. Je vais essayer de faire le beurre, la crème et un peu de fromage.

    Quand je vois les gens se plaindre du cheval qu’il y a dans leur lasagne et pas des “m…es”, additifs, sucres qu’il y a tout le temps dans le maximum de produits, ça me met en rogne. Que les gens soient ignorants est une chose qu’ils soient lobotomisés en est une autre… On peut changer mais encore faut il se réveiller. Nous sommes bien nombreux à en être la preuve !!!

    • Bonjour à tous,
      Pour ma part, j’ai passée toute ma carrière en agroalimentaire, et je ne me refuse pas d’aller au super ou hyper marché.
      Beaucoup ne connaissent déjà pas les différentes méthodes d’élevage à partir de la on peu faire croire tout et n’importe quoi.
      De plus plutot que de mettre de la pelouse partout autour de chez soit, et de poluer pour tondre chaque semaine, pourquoi ne pas mettre quelque radis, salade et pied de tomate qui ne demande pas beaucoup de travail. Le bio se n’est pas mon truc, le fermier oui alors comme je ne suis pas très riche et que je connais très bien nos produit je sais vers quel produit me diriger. Ici dans le Nord, les fruit et légumes sont sans gout, la viande de boeuf pas du tout bonne car ce n’est que du jeune bovin. Je me tourne donc vers les hyper et super marché pour ma viande et j’évite la viande de boeuf, bref pour les novices pas facile de s’y retrouver et ne croyez pas que le bio soit bio.

  17. Parlons un peu argent !
    Etant actuellement en recherche d’emploi, je me suis fixée un budget nourriture de 150€ par mois maximum. Je n’achète que sur le marché et en biocoop. Et bien, mon budget je le tiens et surtout je n’ai jamais aussi bien manger, autant sur le plan qualitatif que gustatif !
    Bien sur, pour cela, j’ai dû modifier mes habitudes alimentaires : manger moins de viande, moins de nourriture transformée, plus de céréales et de légumineuses. Et pour rien au monde, je ne changerais ses habitudes qui me permettent de manger sain, bio, écologique et militant ! Et je précise que mes besoins caloriques journaliers sont tout a fait normaux puisque je fais en moyenne 1h de sport par jour…

  18. attention avec le bio, c’est devenu un phénomène de mode et certains produits sont parfois pire que du non bio… Le label bio reste une appellation, beaucoup de petits producteurs ne l’ont pas parce qu’il très difficile à obtenir et coûte cher mais font de l’élevage ou agriculture “raisonné”, “traditionnel”, sain. Les grosses marques bio finissent par faire ce qu’on reproche aux producteurs industriels : du marketing sur les produits de première nécessité, recherche de chiffre, oubli des principes de base du “pourquoi on fait du bio”…

  19. tout a fait , je fait cela depuis plus d’un an et c’est de nvelles habitudes a prendre mais ensuite on ne veux plus revenir en arrière !
    et qd j’ai l’occasion d’aller dans une grande surface, je suffoque !

    • Personnellement, je redoutais chaque passage en caisse hebdomadaire avant de me familiariser avec les circuits courts. Depuis maintenant 2,5 ans, je m’approvisionne via les amap, les biocoops ou cousins et un petit livreur de produits locaux et raisonnes, cuisine et … revis. Mmm ! Quel plaisir de retrouver gouts et odeurs perdus auparavant. Certes, la faineantise de certains moments me ferait baisser les bras a devoir cuisiner tous les jours mais quand je redecouvre les desastres servis en cantine, grande surface ou restaurant, et realise l’impact nefaste sur notre environnement ecologique, economique et social, je retrouve vite le plaisir de retourner aux fourneaux 😉

  20. Depuis plusieurs années, je vais de moins en moins en grande surface. Cela est renforcé par le fait que depuis près de 3 ans, une Biocoop est à 5 minutes à pied de mon lieu de travail. Je peux donc faire quelques courses en sortant du travail, rentrer à pied. Alors qu’aller au supermarché nécessite de prendre la voiture, qu’il y ait du monde au supermarché. Bref, un stress que j’évite.
    Certes pour mes chats, je suis obligée de prendre la litière en GMS (la minette boude la litière végétale), je prends leurs croquettes chez mon vétérinaire (ils mangent moins au final et ont moins d’embonpoint qu’avec les croquettes “appatentes” de GMS).
    Nous mangeons moins de viande, mais au final, nous n’en sommes pas frustrés, car j’achète de meilleure qualité et moins souvent.
    C’est sûr que pour que ce soit “rentable”, il faut cuisiner et délaisser les produits transformés.

    A Arty : quand j’ai habité seule comme étudiante, j’achetais en Biocoop (c’est comme ça que je m’y suis mise en fait). De toute façon, la viande est chère pour les étudiants qu’elle vienne même de GMS, donc au final c’est un achat à restreindre, sans que la santé en pâtisse puisque les légumineuses sont bonnes pour tous ! En plus, on peut se préparer un peu d’avance, pour faire une “gamelle” au lieu d’aller au RU qui coûte de plus en plus cher pour une qualité plus que discutable ! Un curry/dal de légumineuses aux légumes accompagné de riz, ça peut faire plusieurs repas tout à fait complet et délicieux. D’ailleurs pas besoin d’être étudiant pour en profiter 😉

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