Pizzas industrielles : une empreinte écologique catastrophique que l’on peut éviter

Saviez-vous que ce que vous mangez a un impact sur l’environnement ? À votre avis, combien de kilomètres les ingrédients de votre pizza ont-ils parcourus avant de se retrouver dans votre assiette ?

Rédigé par Audrey Lallement, le 27 Jan 2018, à 12 h 20 min

Avec la mondialisation de l’alimentation, des produits issus de toutes parts se retrouvent dans nos assiettes. Ils ont parcouru des milliers de kilomètres et ont par conséquent une forte empreinte écologique. C’est notamment le cas de la pizza.

L’empreinte écologique des pizzas industrielles

Depuis décembre 2017, la pizza napolitaine fait partie du patrimoine immatériel de l’UNESCO. Une consécration pour cette célèbre spécialité italienne nécessitant un réel savoir-faire, en particulier pour la pâte qui doit être préparée dans les règles de l’art.

Aujourd’hui, la pizza est l’un des produits les plus vendus au monde, et il existe le meilleur comme le pire.

La version industrielle de la pizza serait une lointaine cousine de la version traditionnelle, et est d’ailleurs considérée comme de la junk food, à l’inverse de sa cousine qui a la réputation d’être saine et équilibrée.

En effet, sa préparation et ses ingrédients n’ont plus grand-chose à voir avec ceux de la spécialité italienne. C’est notamment le cas de celle avec la garniture hawaïenne, selon un clip conçu par le service public belge : farine américaine, ananas mexicain, jambon breton, fromage italien et sauce tomate chinoise entrent dans sa composition.

Les aliments des pizzas toutes faites peuvent avoir parcouru 20.000 km

Problème : avant de se retrouver dans notre assiette, ces différents ingrédients doivent parcourir pas moins de 20.000 km. Des « voyages tantôt en camion, tantôt en bateau ; générant une grande quantité de gaz à effets de serre et contribuant ainsi au réchauffement climatique ».

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© Zoran Milic

L’objectif du clip belge est d’amener le consommateur à se questionner sur la manière de s’alimenter et de prendre conscience qu’il peut faire des choix alimentaires responsables. Cette campagne a pour but de « faire comprendre à tous les acteurs de la société l’urgence de la situation et de rassembler les citoyen-consommateurs, entreprises et pouvoir publics autour d’un même objectif : la préservation de la biodiversité », explique la DG Environnement du Service Public Fédéral belge Santé Publique.

Choisir des produits locaux pour limiter les gaz à effet de serre

Concrètement, le consommateur peut choisir d’acheter des produits locaux et participer, à son niveau, à la réduction des transports de marchandises. En effet, ces derniers s’effectuent souvent par bateau et engendrent une pollution sonore et aquatique du milieu marin. Il convient donc d’être vigilant et de bien lire les étiquettes pour savoir d’où viennent réellement les produits.

Découvrez la consommation de pizza en France sur le Planetoscope

Il est possible de mener d’autres actions concrètes pour réduire son impact sur le changement climatique : acheter ses aliments en vrac afin de limiter les emballages plastiques, privilégier des méthodes de production respectueuses de la biodiversité (bio ou avec des labels), etc… C’est grâce à tous ces gestes individuels et ces petites actions que les émissions de gaz à effet de serre pourront être réduites de manière globale.

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Illustration bannière : L’empreinte écologique des pizza industrielles est énorme © Africa Studio
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