Le miel : interdit aux nourrissons !

Rédigé par Céline, le 29 May 2015, à 15 h 26 min

Médecins et pharmaciens proposent souvent d’utiliser le miel pour adoucir les maux de gorge et calmer la toux de nos enfants. Surtout depuis que les sirops contre la toux sont déconseillés aux moins de 6 ans. Plusieurs études ont d’ailleurs été publiées en ce sens, confirmant les bienfaits de ce remède de grand-mère très populaire, car peu coûteux et aisément disponible.

Il est toutefois moins connu que le miel ne doit pas être donné aux bébés de moins de 1 an, en raison des risques potentiels de botulisme. Rappel donc pour les parents de petits enfants.

Qu’est-ce que le botulisme ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé : « Le botulisme humain est une maladie grave et potentiellement fatale, néanmoins, rare ».

Quant botulisme infantile, il « se manifeste principalement chez des nourrissons de moins de six mois. À la différence du botulisme alimentaire provoqué par l’ingestion de toxines préalablement formées, il touche des nourrissons qui avalent des spores de Clostridium botulinum, lesquelles germent pour donner des bactéries qui colonisent l’intestin de l’enfant et libèrent des toxines. Chez la plupart des adultes et des enfants de plus de six mois, ce phénomène ne se produit pas en raison des défenses naturelles qui se mettent en place avec le temps et préviennent la germination des spores comme la croissance des bactéries. »

Les symptômes chez les nourrissons sont la constipation, la perte d’appétit, un état de faiblesse, une altération des pleurs et une perte frappante de contrôle de la tête.

L'abeille fabrique notre précieux miel, mais transporte aussi la bactérie du botulisme infantile...

L’abeille fabrique notre précieux miel, mais transporte aussi la bactérie du botulisme infantile…

Cas de botulisme infantile en hausse : danger miel !

La bactérie Clostridium botulinum, se propage sous forme de spores très communes dans l’environnement et peut être transportée par les abeilles et ramenée à la ruche. Et donc, in fine, se retrouver dans le miel. À ce jour, malheureusement, aucun traitement dans la récolte ni dans la production du miel ne permet d’éliminer cette bactérie.

Une augmentation du nombre de cas de nourrissons atteints depuis 2004 a poussé l’OMS à préconiser : « Même s’il existe plusieurs sources possibles d’infection pour le botulisme infantile, le miel contaminé par des spores a été associé à un certain nombre de cas. On avertit donc les parents et les personnes qui s’occupent des enfants qu’ils ne doivent pas donner de miel à leur jeune enfant avant l’âge d’un an. »

Concrètement – limiter le miel jusqu’à l’âge de 3 ans

Avant un an, il n’est de toute façon pas recommandé de donner trop de sucre à nos enfants. En effet, la diversification alimentaire est encore récente à ce stade. Et il ne faut pas oublier que le miel, c’est du sucre. En donner à nos enfants favorise donc les caries. D’ailleurs l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé recommande « de limiter la consommation de produits sucrés, comme le miel à votre enfant entre ses six mois et son troisième anniversaire ».

Plus généralement, comme le résume le tableau ci-dessous du programme MangerBouger, les produits sucrés ne sont à amener dans l’alimentation qu’à partir de 8 mois et de manière très occasionnelle.

Miel - Les grandes phases de la diversification alimentaire du nourrisson

Les grandes phases de la diversification alimentaire du nourrisson ©MangerBouger.fr

À partir de 1 an on peut proposer du miel à nos enfants sans risque pour leur santé, de manière ponctuelle tout comme le sucre, le chocolat et le sel.

Comment aromatiser un yaourt ?

Il faut savoir que les laitages industriels aromatisés ou pré-sucrés spécial bébé sont souvent très sucrés. Il est donc préférable d’en choisir des non sucrés et de les sucrer en petite quantité ou de les parfumer vous-même. En essayant de donner de temps à autre un laitage nature pour que bébé savoure le gout du produit et évite de s’habituer aux produits sucrés.

Voici quelques idées : sucre en poudre, vanillé, cassonade, sirop d’érable, compote de fruits, confiture, morceaux de fruits, chocolat, crème de marrons, caramel, noix de coco, biscuits écrasés, sirop d’agave, sirop de riz brun.

Ce ne sont que des propositions, les seules limites sont celles de votre imagination ! À condition bien sûr de respecter le rythme de diversification alimentaire de chaque enfant.

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Maman, éducatrice spécialisée, bloggeuse pour Mam’conseils, toujours en quête de nouveautés et d’initiatives qui nous permettent de consommer...

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