Mon enfant est trop gros : que faire ?

Rédigé par Emma, le 14 Nov 2013, à 12 h 28 min

Je vous propose cette semaine un cas pratique de nutrition. L’obésité concerne aussi malheureusement les plus petits. Plus gros – et souvent plus grands – que la moyenne pour leur âge, ces enfants inquiètent les parents. A raison, car les conséquences sur la santé future de leur progéniture sont importantes en cas de surpoids prolongé. Heureusement, ils peuvent encore changer la donne. Voyons comment.

Obésité chez l’enfant : pourquoi ?

L’obésité chez l’enfant correspond à un stockage excessif de graisses. On note aussi une croissance accélérée (par une maturation osseuse plus rapide) qui entraîne une puberté plus précoce chez les filles. Mais la taille adulte sera finalement identique à celle des parents.

Les explications d’un tel phénomène sont nombreuses.

fleche_suivantIl y a d’abord la génétique. Avec un constat (qui ne tient pas compte du gène de l’obésité de Prader-Willy) : si l’un des parents est obèse, l’enfant a 4 fois plus de risque de le devenir aussi. Mais si les 2 parents sont obèses, l’enfant à 8 fois plus de chance d’être comme eux…

Un surpoids à la naissance (plus de 4 kg) peut aussi jouer.

Un signe d’obésité à détecter : le rebond d’adiposité précoce

Si à 5 ans, la courbe de poids de votre enfant monte au lieu de baisser comme il se passe généralement à cet âge, c’est un risque avéré d’obésité.

fleche_suivantIl y a aussi les facteurs environnementaux, plus diffus et qui se sont amplifiés aux cours des dernières années :

  • la sédentarité
  • la manque d’activités physiques
  • la consommation de produits gras sucrés et gras salés.

Résultats : les apports alimentaires sont bien plus importants que les dépenses !

C’est donc sur tous ces facteurs qu’il va falloir jouer.

Les 7 grandes règles à mettre en place pour combattre l’obésité des enfants

1- Limiter les apports énergétiques

enfant-fraises-fruits-alimentationIl ne faut pas les baisser de plus de 30 % puisque l’enfant est en croissance.

Le meilleur moyen pour y arriver est de supprimer les aliments les plus riches en énergie = les aliments gras sucrés et gras salés (chips, charcuteries, frites, hamburger, gâteaux, biscuits, viennoiseries, etc.). Normalement, ils n’ont pas leur place dans l’alimentation des enfants.

Pour y arriver, une solution simple : ne plus les acheter !

2- Équilibrer la répartition en protéines, lipides et glucides

Cet équilibre alimentaire est indispensable à retrouver. Les enfants en surpoids ont tendance à manger trop de viandes, trop de produits sucrés, et à « oublier » les fruits et légumes…

  • Il faut 0,85 g de protéines/kilos pour les enfants au-delà de 3 ans, soit pour un enfant de 35 kg, presque 30 g de protéines, ce qui équivaut à 100 g de viande, poissons, ou oeufs par jour.
  • Les lipides doivent être diminués, mais pas enlevés, au profit des huiles végétalesenfant-citrouille-legume-alimentation.
  • Les glucides doivent être choisis parmi les sucres à dit « lents » et à index glycémique bas, en supprimant les sucres du type de celui contenu dans les bonbons, les sodas, les biscuits, etc. En revanche, les féculents et les produits céréaliers doivent être maintenus – ils sont source d’énergie – , et les légumes et les fruits doivent être plus présents ou réintroduits.

3- Couvrir les besoins en vitamines et en minéraux

L’équilibre alimentaire n’est pas suffisant si les besoins en vitamines et minéraux ne sont pas bien couverts.

Pour ce faire, le choix des aliments  est important : les plus frais possible, les plus de saison possible, et… bio si possible aussi. Autant éviter à nos enfants d’ingurgiter trop de pesticides. Même chose pour les produits transformés contenant beaucoup d’adjuvants et de conservateurs : la cuisine maison avec des produits est ce qu’il y a de mieux pour les enfants.

> Suite : Les 7 grandes règles à mettre en place pour combattre l’obésité des enfants

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10 commentaires Donnez votre avis
  1. Vos lettres sont intéressantes . Malgré cela , j’aimerais vraiment me désabonner .
    Je vous en remercie .

  2. Dommage que lorsqu’on l’on donne un commentaire un peu trop « critique » avec des liens qui prouvent ce que l’on avance, que la censure fait son oeuvre de désinformation et supprime ledit commentaire.

    • Jean-Marie

      Bonjour
      Si vous regardez bien le titre de cet article : il ne s’agit pas de l’allaitement (dont on parle dans d’autres articles)…. mais bien du surpoids chez les enfants.

      Vous remarquerez avec nos lecteurs que vos commentaires (systématiquement négatifs depuis des mois) sont bien lisibles par tous et non censurés.

      En revanche, notre site enlève automatiquement les liens externes vers d’autres sites ; surtout pour les commentaires qui servent à faire la promotion de sites personnels ou commerciaux.

  3. Les consommateurs se plaignent de la vie chère, mais quand je vois de quoi est composé un caddy de la ménagère, ça me fait rigoler, la moitié ne sert à rien sinon qu’à faire grossir, sodas, gâteaux, chips etc…donc supprimons cette moitié du caddy et le remplacer le par des produits de préférence bio, ça ne vous coutera pas plus et vous mangerez sain.
    Les enfants mangent de plus en plus de céréales le matin, céréales de l’agroalimentaire bourrées de pesticides, de sucre et de gras, ils feraient mieux de manger du bon pain, du beurre, un peu de confiture maison et du miel, le gouté pareil pas de gâteaux bourrés de sucre et de gras, du pain et du fromage en quantité modéré, c’est bien meilleur.
    C’est ce que nous avons toujours fait chez nous pour notre fille (née en 75).

    • d’accord aussi ,regardez ce que les gens ont dans leurs caddy et regardez leur tour de taille ,vous aurez a peu prêt tout compris …pas mal d’aliments ,inutiles voire gras ou très sucrés …en plus ils viennent dire que les fruits et légumes sont chers ??Cherchez l’erreur .

  4. Je suis d’accord avec Marif. Et d’accord aussi avec l’article qui pointe du doigt notre surconsommation de viande. On entend déjà parler de la consommation de sucre et de graisse partout, les enfants récitent par coeur les message télévisuels mais nul part on ne leur dit de ne pas trop manger de viande et pourtant…. Notre santé et celle de la planète ne s’en porterait pas plus mal si l’on devenait raisonnable sur notre consommation de viande (je ne parle pas de végétarisme non plus) mais ça ne va pas plaire à l’industrie agro-alimentaire et sa machine à fric…

  5. Les glucides à index glycemique (IG) bas sont les légumes et non les céréales qui sont des IG modéré / rapide même s’ils sont dit « lent » (exemple de la patate ou du pain complet qui ont des IG rapide)

    Attention à ne pas dire n’importe quoi sur les graisses, c’est la base pour bien manger mais il faut éviter le trop plein d’omega6 et augmenter ses omega3 qui sont des graisses qui construisent le cerveau et font diminuer la masse grasse.

  6. petite remarque, Il serait bon de corriger dans votre article : ce n’est pas la courbe de poids (en kilo) de l’enfant qui doit baisser mais la courbe d’IMC!!!! La courbe de poids ne fait que monter et c’est normal!!! mal interprétée cette phrase est dangereuse : vouloir faire perdre ou stagner du poids à un enfant juste par que sa courbe monte est inepte!

    Par contre pour l’ IMC (Indice de Masse Corporelle) qui est un rapport de poids/taille il est préférable que sa courbe baisse entre 3 et 6 ans avant de repartir à la hausse. Le fait qu’il ne baisse pas n’est cependant pas non plus un signe d’obésité précoce systématique… Il faut être prudent avec les mots.

  7. La responsabilité des parents est importante dans cette affaire et c’est eux qui ont besoin de conseils (comme cela est fait dans l’article) pour qu’ils restreignent leurs enfants. Le mot restreindre est mal approprié du reste car les enfants aiment « naturellement » les fruits, l’eau, le pain. Donnez aux tout-petits des framboises, des mandarines, ils s’en régaleront et même s’en amuseront car c’est un plaisir aussi pour eux par exemple d’éplucher une mandarine.

  8. Dommage que cet article passe complètement sous silence (par ignorance ou volontairement ?) le grave problème de l’allaitement : le lait de vache (maternisé ou non) des biberons donnés aux nourrissons contient des facteurs de croissance (hormones !!!!) totalement inadaptés à l’être humain (faits pour faire des VEAUX et non pas des humains !) ce qui fait que dans les pays nordiques (gros consommateurs de produits laitiers) les enfants DEPASSENT très tôt la taille de leurs parents ! Avec tous les inconvénients graves que ça représente. La génétique n’a RIEN à voir là-dedans ! En tout cas pas comme c’est couramment admis.
    Après le sevrage, c’est l’alimentation et les comportements alimentaires hérités de l’environnement familial et extra-familial qui qui « fera la différence » entre les obèses et les autres. Et non pas la génétique sur le dos de laquelle ont met beaucoup trop de choses !!!

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