Les vins biodynamiques, l’occultisme au service de Bacchus

Phénomène en vogue dans le monde du vin, la viticulture en biodynamie ne justifie pourtant pas une distinction par rapport aux vins issus de l’agriculture biologique.

Rédigé par Guillaume, le 13 Jan 2011, à 16 h 43 min

Biodynamie, tailler la vigne lorsque Vénus est en Verseau

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Calendrier planète © microvector Shutterstock

Les rythmes lunaires et planétaires sont également pris en compte par les viticulteurs qui pratiquent la biodynamie.

Mais pareillement, aucune preuve scientifique ne permet de juger de l’efficacité de suivre un tel calendrier dans les travaux viticoles. Tailler ses vignes alors que Vénus est dans le verseau ne permet pas d’améliorer la pousse de la vigne.

L’influence de la lune sur les organismes vivants existe mais elle est en effet jugée négligeable par les scientifiques.

De même, la géo-acupuncture, c’est-à-dire, le placement de pierres selon les conseils d’un sourcier muni d’une pendule, n’a également jamais non plus justifier une quelconque pertinence agricole.

Mais rassurez-vous, même si ces pratiques ont une utilité nulle, elles n’empêchent pas de produire de bons vins.

Une certification par l’association Demeter existe et certifie qu’un vin est issu de l’agriculture biodynamique.

Il faut retenir que qui dit agriculture biodynamique dit qu’à minima, est pratiquée l’agriculture biologique. Et comme il est prouvé que la pratique de l’agriculture biologique rend les sols plus fertiles et aide à conserver une plus grande biodiversité, ces vins sont on-ne-peut-plus naturels et sans danger pour l’environnement.

En outre, les viticulteurs adeptes de l’agriculture biodynamique sont bien souvent des passionnés très présents au coeur de leurs vignes, ce qui semble l’explication la plus rationnelle de la qualité de leurs vins.

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Guillaume dès la fin de ses études a eu envie d'écrire pour partager ses connaissances et ses convictions. Guillaume est notre spécialiste Habitat durable...

9 commentaires Donnez votre avis
  1. Depuis quand une preuve scientifique serait la référence.
    Je ne consomme que des vins DEMETER, c’est pour moi le critère principal au risque de déplaire à la personne ayant rédiger cet article.
    Non l’agriculture biodynamique n’est pas une agriculture de sectaire …. trop simpliste et courant comme réflexion.

  2. Quel dommage. Un article bien pauvre et reprenant les vieux clichés sur la biodynamie (« c’est ésotérique/voudou », « ça ne marche pas, les Scientifiques le disent », « la lune n’a presque pas d’influence » !!!… )

    Orienté et partial.

    Il y a actuellement un mouvement de fond des artisans-vignerons bio vers la biodynamie, justement séduits par le côté très pragmatique des résultats obtenus (et non le côté anthroposophique des premiers adeptes).

    Allez dire à La Romanée-Conti, à Anne-Claude Leflaive, à Pontet-Canet et à des milliers d’autres très qualitatifs que leur implication, leur sacerdoce n’ont pas de résultats !!

    Pour ceux qui veulent creuser, je conseil le petit ouvrage écrit par un Polytechnicien / Ingénieur agronome & oenologue (un Scientifique donc) :
    « La Biodynamie en 35 questions, à l’usage des amateurs de vin Broché »
    Antoine Lepetit – de la Bigne

    Restons ouverts et curieux
    Et la vérité est dans le verre 😉
    Bonne dégustation à tous

  3. Curieuse prise de position en effet de la part de consoglobe. Pour avoir lu des écrits de Steiner, la biodynamie semble relever plus de l’acte de foi que de la science. Mais la rejeter parce qu’on ne la comprend pas relève de la même étroitesse d’esprit que les détracteurs de l’homéopathie, de la radiesthésie ou bien d’autres pratiques alternatives dont les bienfaits sont avérés mais contestés parce que non « scientifiquement » prouvés.

  4. cher consoGlobe, je suis assez déçu de votre prise de position. Pourquoi ne pas venir gouter chez nous,des vins produits en biodynamie au prochain salon du Grand Tasting. De plus, pourquoi ne pas demander à Anne-Claude Leflaive les raisons objectives qui l’ont permi de choisir la biodynamie et non la biologie ? Et pourquoi ne pas demander à Mr Delille, au domaine de Terrebrune à Bandol les motifs qui le poussent à convertir son domaine de l’agriculture biologique à la biodynamie ? Pensez-vous vraiment qu’il s’agit d’une marotte marketing quand il faut réveiller les équipes à 4h du matin pour épandre les infusions.
    Les termes fumisteries et marketing ne ressemblent pas à ces producteurs à la recherche de la quintessence du terroir ?

  5. perso depuis que je consomme des vins biodynamiques et naturels , je renoue avec le plaisir du fruit sans artifices, essayez le domaine stella nova cuvée mira céti ou polaris, vous ne serez pas déçu…

  6. Bonjour ,pourquoi parler d’occultisme et de fumisterie ? Parce que vous ne pouvez donner de preuves cartésiennes? A chaque fois que la science bute sur les preuves elle se croit obliger de parler de charlatannisme! Rappellez vous Galilée et la Terre héliocentrique complètement en désaccord avec la théorie géocentrique!Et aujourd’hui qu’en disons nous ?
    Soyons ouvert goûtons les différences !Et pratiquons cette jardiculture dans nos jardins âme et yeux ouverts!

  7. Bonjour,
    Article très intéressant. Adepte du bio de la première heure, je me suis intéressée de près à la biodynamie et j’ai réalisé ô combien il s’agit d’une vaste fumisterie.

    La viticulture biologique a beaucoup à évoluer, car elle utilise beaucoup trop de soufre et de cuivre et n’est pas économe en diesel; en effet elle passe beaucoup de temps à faucher plutòt qu’à passer un coup d’herbicide.
    La viticulture doit renoncer à cultiver des cépages sensibles aux attaques fongiques, comme le chasselas, les pinots.
    Il existe en Suisse des nouveaux cépages qui n’exigent quasiment pas de traitements et qui donnent d’excellents vins. (Ph. Borioli, pépiniériste).
    Vive le bio.

  8. Pourquoi ne pas parler du soufre que l’on met dans le vin ? Les vin biodynamique n’en ont pas justement et c’est ce qui donne ce gout si particulier. Le vin travaille d’une maniere tres differente.

    • La biodynamie ne proscrit pas le soufre, même si, on est bien d’accord, il y en a moins que dans les vins dits « conventionnels ».
      Les vins avec peu de soufre sont plutôt appelés « vins naturels », du fait qu’ils sont censés laisser le terroir s’exprimer, sans qu’il y ait une grande intervention du vigneron. Ce qui donne des vins portant beaucoup sur le fruit et à boire plutôt jeunes.
      Mais encore une fois, la nuance est infime entre vin biologique, vin biodynamique et vin naturel.

      Tout ça pour dire, qu’à force de multiplier les labels et les étiquettes, on peut juste s’interroger sur la pertinence d’une telle frénésie de nouveaux concepts viticoles pour la visibilité de ces (souvent) excellents vins.

      Bien à vous,

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