L’Environmental Working Group (EWG), une ONG environnementale basée à Washington, vient de publier une étude sur la contenance en résidus de pesticides de 47 fruits et légumes, basée sur 87000 tests réalisés entre 2000 et 2007. A la suite de ces analyses, un classement des fruits et légumes les plus contaminés a été dressé. Alarmant !
Des pesticides dans nos assiettes
La conclusion tirée par cette étude permet de mieux cerner ce classement (voir tableau ci-dessous) et les risques d’exposition : une personne qui consomme les 12 fruits et légumes les plus contaminés ingurgiterait en moyenne 10 pesticides par jour !
Alors que manger les 15 fruits et légumes les moins contaminés exposerait une personne à moins de 2 pesticides par jour en moyenne.
Le classement suivant est basé sur un score global établi à partir de 6 mesures de contamination différentes. Il permet au consommateur de savoir quels fruits et légumes privilégier pour réduire le nombre de pesticides dans son alimentation.

Fruits et légumes : avec ou sans la peau ?
Le rinçage réduit, mais n’élimine pas les pesticides, alors que l’épluchage réduit également les risques d’exposition mais retire aux aliments bon nombre de leurs vertus nutritionnelles, vitamines et minéraux étant principalement contenus dans la peau.
Pour plus d’efficacité, vous pouvez ajouter du bicarbonate de soude à votre eau de rinçage et nettoyer la peau de vos fruits et légumes avec une brosse à légumes écolo.
Selon l’EWG, la meilleure solution reste de varier son alimentation, de rincer tous les aliments et d’acheter bio dans la mesure du possible.
Pesticides et alimentation, quels risques ?
De récentes études réalisées cette fois-ci en France avaient déjà souligné que la moitié de nos fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides, et même 10% dans des proportions supérieures aux normes légales. Le céleri, le poivron ou encore les pêches figuraient également parmi les aliments les plus pollués.
Les pesticides en 2010
En 2010, une étude sur les pesticides dans les aliments en Europe a un peu rassuré. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport sur les résidus de pesticides dans l’alimentation observés dans l’Union européenne. 96,5 % des échantillons analysés étaient conformes aux limites maximales de résidus de pesticides autorisés dans les produits alimentaires dans l’UE…
Encore trop utilisés en France (75000 tonnes / an), les pesticides sont non seulement toxiques pour l’environnement mais auraient également des répercussions sur notre santé, et ce, à des doses pourtant jugées « sans risque » par les industriels.
Différents pesticides ont été reconnus comme ayant des effets toxiques sur l’homme, tels que :
- des effets sur le système nerveux,
- des effets cancérigènes,
- des effets sur le système hormonal,
- irritations de la la peau, des yeux et des poumons.
La teneur en pesticides des fruits et légumes
La teneur en pesticides mesure la teneur en milligramme par kilo (mg/kg) la quantité de pesticides des différents fruits et légumes :
- Salades : jusqu’à 4.3 mg d’insecticides (acéphate) (limite de 0.02 mg/kg)
- Persil : 12.8 mg (fongicides) (limite de 5mg/kg)
- Mandarine : 0.17 mg d’insecticides (du fenthion)
- Fraises : elles contiennet parfois des fongicides (cyprodinil, 3.1 mg vs limite de 2 mg / bénomyl, 0,25mg vs une limite de 0.1 mg/kg )
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extrait d’un article paru dans le canard enchainé en Août 2012 : C’est une affaire dont la presse n’a pas fait ses choux gras. En décembre, la police italienne a démantelé un énorme trafic de faux produits bio. Les margoulins, soupçonnés d’être liés à la mafia, avaient trouvé la combine : acheter en Roumanie des céréales et des fruits secs bon marché, transformés en produits bio grâce à de faux documents, et revendus quatre fois plus cher à des grossistes qui n’y voyaient que du feu. Neuf pays européens, dont la France, ont profité de ces marchandises pleines de pesticides, dûment étiquetées « bio ».Depuis cinq ans que durait le trafic, des milliers de tonnes de faux produits bio auraient ainsi été écoulées pour un paquet d’oseille, au moins 220 millions d’euros. Parmi les fraudeurs, cinq dirigeants italiens d’entreprises agroalimentaires et – ça ne s’invente pas – deux responsables d’organismes de certification censés contrôler la filière bio…
Question : quelles quantités de céréales, pâtes alimentaires, farine de froment, raisins secs ou huile de tournesol faussement bio les consommateurs français ont-ils ingurgitées ? Huit mois après ce joli coup de filet, on n’en sait que pouic. Comme d’habitude, la Répression des fraudes, dont la mission est de traquer les tricheurs, est dans les choux. Incapable d’apporter la queue d’une précision. Au ministère de l’Agriculture, on parle de 7 000 tonnes importées en deux ans.
Ca la fiche mal quand on sait que 32% du bio qui est dans notre assiette est importé. Même si les prix sur l’étiquette sont de 20% à 50% plus élevés, les ventes de bio, chez nous, ont quadruplé en dix ans.
Pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or – un marché annuel de 4 milliards -, les tenants français de l’agriculture biologique font valoir que leur filière est archicontrôlée. (…)Autrefois, la réglementation imposait qu’au moins 40% du menu des volailles soit cultivé dans la ferme. Aujourd’hui, l’éleveur bio n’a plus à se décarcasser pour faire pousser lui-même blé ou maïs : il peut acheter toute la pitance à l’extérieur. Exit, le sacro-saint « lien au sol » qui garantissait la traçabilité et une transparence sur le contenu de la gamelle.
Tout cela permet de faire du poulet bio en système « intégré », pour le plus grand bonheur des monstres coopératifs qui ont investi le créneau. Comme Terrena (4 milliards de chiffre d’affaires annuel) ou Maïsadour (1,2 milliard), filiale du géant Suisse de l’agrochimie Syngenta. Simple exécutant, l’éleveur bio se contente d’engraisser en quatre-vingt-un jours des volailles qui ne lui appartiennent pas, nourries avec des aliments fournis par la coopérative. Comme son cousin industriel, le poulet estampillé « AB » se goinfre désormais de soja importé, certes bio, mais qui peut contenir jusqu’à 0,9% d’OGM sans perdre son label. Un aliment hypercalorique, moins cher que le maïs ou le blé. Sauf qu’en approvisionnant à bas coût sur les marchés internationaux, on n’y voit pas toujours plus clair sur la qualité du produit. Il y a quatre ans, Terrena s’est fait refourguer par les Chinois 300 tonnes de soja bio contaminé à la mélamine…
il y a 3 ans mon compagnons a travailler dans une ferme qui elever des poulets « bio »
Vous savez se que vous manger soit dis en mais savez vous que les fermes on droit a 5 % de medicaments resultats un poulet bio a 5 % de medoc des ca naissance dans l’organisme escusez moi j’appelle pas sa bio
En effet les bananes murissent durant leur transport par un processus d’accélération de la maturité qui n’est autre que pesticides… En somme, 2 jours après les avoir achetées, elles sont déjà pourries à l’intérieur.
A quand des étiquettes nous indiquant les différents pesticides utilisés, c’est bien de nous donner la teneur en lipides et en glucides, mais il est quand même plus important de savoir ce que l’on mange vraiment.
Sachez qu’une pomme est traitée en moyenne avec 35 pesticides différents (http://www.20minutes.fr/article/862126/retrouver-pommes-autrefois-avoir-fruits-pesticidecides différents).
J’ai lu dans un bouquin sur les produits bio que il arrive (rarement) qu’il reste des traces ou résidus de pesticides au-delà de la Limite maximale de résidus (LMR) selon une étude italienne de 2002 on aurait trouvé des traces roténone dans de l’huile d’olive bio, avec un taux de contamination de l’ordre de 500 ppb, soit un dépassement de plus de 10 fois la limite autorisée.
… encore un point qui va dans votre sens
y a t il des appareils de mesure qui détectent les pesticides et les métaux lourds quand on va faire son marché ??
non luyton
J’ai lu qu’au sujet des pesticides, il y a encore pire que ce que vous décrivez : le trafic de (faux) pesticides : des pesticides trafiqués et vendus par la mafia et vendu sous le manteau à des agriculteurs véreux. Des pesticides encore plus dangereux que les pesticides légaux ; auriez vous d’autres infos sur ce sujets des pesticides frelatés ?
merci
Le classement notifie les fruits et légumes sans parler des produits bio qui eux (heureusement ne contiennent pas de pesticides!). Il s’agit des fruits/légumes vendus dans tous les supermarchés du monde en clair ! Le bio n’est pas forcément plus cher que les produits habituels. Au lieu d’acheter un paquet de chips, achetez une pomme bio. Au lieu d’acheter des cerises en provenance de je ne sais où, attendez la bonne saison et prenez-en des bio.
Une pomme, une nectarine, une petite grappe de raisin… cela ne coûte pas très cher. Pas besoin de faire des excès. J’achète mes fruits et mes légumes bio depuis très longtemps, mais aucun chips ou « cochonneries » de ce genre n’entrent à la maison. Le gain pour la santé et le porte-feuille me permet largement d’acheter des produits bio. Nous faisons attention à ce que nous mangeons et je ne sais pas s’il y a un rapport ou non (je ne suis pas scientifique ni médecin!) mais nous sommes très peu malade. Je suis atteinte de sclérose en plaques et elle n’évolue pas aussi violemment qu’on aurait pu le penser à un moment. Je ne dis pas que c’est lié, mais …
Nous avons donné priorité à l’alimentation et non au matériel.
Pour ceux qui ont un petit jardin, tentez de planter des fruitiers. Des framboisiers, des fraisiers, des mûriers… petits, ils résistent très bien aux intempéries. Si vous avez un terrain raisonnable (nous avons 2-3 ares de terrain) et avons 1 cerisier, 1 poirier, 1 mirabelier, un vieux pommier et 3 pruniers qui forment comme une haie). Le poirier et le mirabelier datent de cette année, car nous avons dû couper les anciens, trop vieux et trop malades.
Si vous avez un peu de temps, créez-vous un petit potager. Même sur un balcon ou une terrasse. Les courgettes poussent très bien en pot par exemple.
Jamie Oliver expliquait dans un de ces livres comment faire pousser des pommes de terre sur une terrasse ! Prenez un sac de bon terreau, ouvrez 2 brèches sur le haut du sac. Enfoncez-y une pomme de terre à repiquer. Arrosez. Attendez que cela pousse ;o))
Il est possible de bien manger. Ma mère gagne 800 euros par mois, elle se nourrit de bons produits, elle cultive elle-même petits pois, courgettes, courges… dans son jardin! Pourtant il est très petit (jardin d’appart social). Quand on veut, on peut ;o)
je suis d’accord avec toi mais mettre un p. de terre dans un sac en plastic ce n’es pas bio. du tout.
il faut trouver des semences bio et du terreau bio et une jardinière en bois.mais finalement il est préférable d’acheter des p .de terre bio en sac de25 ou50kg et réserver les bac sur le balcon pour les fines herbes,tomates,fraises…………..
amities d’une pure bio avec comme toi un gros problème de santé.
tu as raison mange un maximum de produit bio pou ta » sep »Kousmine avait raison .je travaille dans le médical et je vois des sep tous les jours et l’alimentation fait la différence.
Pour planter des pomme de terre chez vous, inutile de vous embeter avec des sacs… il sufit de planter une pomme de terre bio parmi celle que vous avez acheté et la planter dans un grand pot tout a fait ordinaire avec un bon terreau et du compost (ou fumier). Ca pousse sans soucis sur un balcon bien eclairé
francoise d’ou ecri tu cela s’est baucoup trop abruti debile
tu peut ecrire baucoup moin
Je suis un peu surprise par le manque de précision de votre article et l’amalgame que vous faites entre le résultats de l’étude d’EWG et la consommation globale de pesticides en France. L’étude dont vous parlez a été menée sur quels pays ? Enfin vous oubliez de mentionner qu’en France les controles sont très stricts pour les producteurs nationaux (imposés par la réglementation et le ministère mais aussi par la grande distribution) et qu’une grosse partie des producteurs sont soumis à nombres de controles dont des analyses de résidus qui garantissent des fruits sains et surs. Par contre des produits totalement interdits à la production en france sont autorisés en espagne et la commercialisation de ces produits ne se fait sans aucune mention en magasin –> elle n’est pas là l’abherration plutot ?
j’ai une maman de 102 ans elle a bien vieilli car elle a toujours mangé sain. La population vieillit mais c’est une population de gens nés avant la guerre de 1914 qui a mangé sain. Je pense qu’il n’en sera pas de même pour les générations à venir. On trouve des enfants intoxiques par les pesticides dans le ventre de leur mère.Plus ajoutons le stress et la pollution. Je suis inquiète pour mes petits-enfants.
(les industriels de l’alimentation) stop.j’espère seulement qu’un jour viendra où les consommateurs prendront conscience de l’importance de manger avec des produits locaux,(protéger leur sante) et d’arrêter d’engraisser ces profiteurs.des emplois peuvent ètre créer .population réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard.
tu t’appelle benoit bieri oui ou non
En somme, vu le tableau des fruits et légumes plus haut, nous sommes condamnés à manger des cochonneries. Sauf si notre budget est confortable ou s’il est prioritairement utilisé pour l’alimentation Bio, ce qui n’est sûrement pas le cas du plus grand nombre. Les pouvoirs publics sont en partie responsables car ils autorisent la pollution de nos assiettes et de nos corps. C’est beau de lutter contre le cancer mais ce serait aussi efficace d’interdire ces substances. De toute façon, on jette les surplus et ces fruits et légumes ne se conservent pas. Je viens de jeter un sac de carottes achetées il y a 3 jours. Tout n’est qu’une histoire de chiffres. Les pesticides et engrais, les lobbies, tous ceux qui en veulent à notre porte monnaie et à notre santé à tous les nivaux. Que font les pouvoirs publics ? Et que fait réellement l’Europe sinon que nous empoisonner en autorisant ces produits toxiques ?
le bio est t-il vraiment Bio ?
n’y a t-il pas, quelques fois une question de
rentabilité ?
Pour etre sur de ce que l’on mange, rien de plus simple, se rendre directement chez les petits producteurs
Vous avez raison Sylvie, la banane figure en bonne place dans les aliments pollués mais il y a quelques progrès : lisez l’article sur la « Une Banane bio pour bientôt? »
JMarie
http://www.consoglobe.com/ac-alimentation-bio_2286_banane-vraiment-bio-bientot.html
Pourquoi la banane ne figure-t’elle pas dans votre classement ?
Un ingénieur agronome de l’INRA de Montpellier nous a, dans une conférence, informés que l’un des fruits les plus pollué était la banane ! Les régimes encore verts sont enfermés dans des sacs de plastique avec une dose de pesticide qui dépasse toute norme…. et le tout macère jusqu’à presque maturation !!!!!
Avez-vous eu quelque part confirmation de ce procédé…. et du résultat quelque peu inquiétant ?
Bonjour,
Pour faire face au problème de maturation trop rapide, les bananes sont soumises à des radiations. Même si ce procédé est soit disant « sans danger », il fait peur. Si vous manger des bananes, mieux vaut qu’elles soient « biologiques », (et encore, la réglementation bio est quand même souple). Le mieux est de manger d’autres fruits qui poussent à coté de chez vous et dont vous savez qu’il ne sont pas traités.
ce sujet sur les pesticides dans les Fruits et légumes pollués est très intéressant
je ne comprend pas ce vous dite la classement sur des produit issue de l’agriculture biologique
hum y aurait pas la une ineptie quel que part
je vous rapelle que dans la charte ecocert , enfin il me semble que tout produit issue de l’agriculture bio doit etre esclue toutes traces de produit chimique quel qui soit
nous avons en france la certification la plus drastique du monde en ce qui concerne « l’agribio » attention a ce qui est diffuser sur les medias ou alors expliquer moi ce que vous avez voulu dire par la