Ces odeurs corporelles qui doivent nous alerter sur notre santé

Une haleine étrange, une transpiration inhabituelle ou une odeur persistante ne sont pas toujours anodines… Le corps peut parfois lancer des alertes

Rédigé par , le 25 May 2026, à 8 h 11 min
Ces odeurs corporelles qui doivent nous alerter sur notre santé
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Toucher, goût, odorat, vue, ouïe… Nos cinq sens jouent un rôle essentiel dans notre quotidien. Parmi eux, l’odorat reste souvent sous-estimé, alors qu’il peut révéler de nombreuses informations sur notre état de santé. Certaines odeurs corporelles inhabituelles, persistantes ou soudainement plus fortes ne doivent pas être ignorées.

Sans tomber dans l’inquiétude excessive, il est utile de comprendre ce que certaines odeurs peuvent signifier. Haleine, transpiration, urine ou odeurs intimes : le corps possède parfois sa propre manière de nous envoyer des signaux d’alerte.

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Le cas de la mauvaise haleine

Vous dégagez une odeur nauséabonde d’oeuf pourri quand vous émettez des gaz ou quand vous rotez ? Il peut s’agir d’une intoxication alimentaire, d’une gastro-entérite ou d’un problème de reflux gastro-oesophagien. Attention, certains aliments riches en soufre comme le chou, l’ail, l’oignon ou encore la bière peuvent également donner une haleine qui sent l’oeuf pourri.

Si toutes les haleines ont naturellement une odeur, une haleine particulièrement désagréable peut révéler une pathologie sous-jacente. Elle peut venir d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire, d’un manque d’hydratation, du caséum — un agrégat de cellules mortes — sur les amygdales, d’une infection des gencives, d’une maladie digestive ou encore d’une sécheresse buccale liée au stress ou à certains médicaments.

Dans certains cas plus rares, une haleine fruitée ou sucrée peut également être associée à un diabète mal équilibré. Quant à une haleine très ammoniaquée, elle peut parfois évoquer un trouble rénal. C’est pourquoi, seul un rendez-vous avec un médecin ou un dentiste permettra de rechercher l’origine exacte du problème.

Un réflexe simple à adopter : boire suffisamment d’eau au cours de la journée aide à limiter la sécheresse buccale et la prolifération bactérienne responsable des mauvaises odeurs. Le nettoyage de la langue avec un gratte-langue peut aussi améliorer nettement l’haleine.

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Des excréments qui sentent particulièrement mauvais

Par définition, les excréments sentent mauvais. Évacuées par le rectum, les matières fécales peuvent cependant, lorsqu’elles deviennent particulièrement nauséabondes ou inhabituelles, être le signe d’un trouble intestinal.

Une odeur très forte et persistante peut notamment apparaître en cas de maladie de Crohn, de rectocolite hémorragique, de colite spasmodique, d’intolérance au gluten ou encore de maladie coeliaque. Des selles grasses, très odorantes et difficiles à évacuer peuvent également traduire un problème de digestion des graisses.

Bien entendu, l’alimentation joue aussi un rôle important. Une consommation importante de viande rouge, d’alcool ou d’aliments ultra-transformés peut modifier l’odeur des selles. À l’inverse, une alimentation plus riche en fibres aide généralement à améliorer le transit intestinal.

Concernant l’urine, celle-ci est aussi susceptible de sentir mauvais notamment après la consommation de certains aliments comme les asperges, l’ail ou les choux de Bruxelles. Une odeur inhabituelle peut également être liée à une infection urinaire, une pyélonéphrite, un changement hormonal (règles, grossesse ou ménopause), une infection sexuellement transmissible (IST) ou encore à la prise de médicaments.

Une urine très foncée et odorante peut aussi simplement traduire une déshydratation. Boire suffisamment reste donc essentiel pour limiter les désagréments et préserver les reins.

femme odeur corporelle

Des mauvaises odeurs au niveau du vagin et des aisselles

Au niveau des organes intimes, le vagin peut également dégager une forte odeur de poisson. Celle-ci est caractéristique d’une vaginose, un déséquilibre de la flore vaginale. Cette affection fréquente peut parfois être favorisée par certains produits d’hygiène trop agressifs ou des douches vaginales répétées qui perturbent l’équilibre naturel des bactéries protectrices.

Une mauvaise odeur à cet endroit peut aussi venir d’un tampon oublié, d’une mycose, d’une infection sexuellement transmissible (IST) comme la chlamydia ou la gonorrhée, ou encore d’une parasitose. Dans ce cas, il est recommandé de consulter rapidement un gynécologue.

Attention : les produits parfumés pour l’hygiène intime ne règlent pas le problème à la source et peuvent parfois aggraver les irritations ou déséquilibrer davantage la flore vaginale.

Suer est une réaction parfaitement normale et même indispensable. La transpiration permet de maintenir le corps à bonne température, d’éliminer certaines substances et de protéger la peau grâce au film hydrolipidique. Toutefois, une transpiration très odorante ou soudainement différente peut parfois révéler un problème de santé.

Le stress, certains traitements médicaux, une alimentation très épicée ou une consommation excessive d’alcool peuvent accentuer les odeurs corporelles. Mais une transpiration particulièrement forte peut aussi être associée à des maladies du foie, des reins, au diabète, à certaines infections ou à des troubles hormonaux.

Plutôt que de masquer systématiquement ces odeurs avec du déodorant ou des parfums très puissants, mieux vaut rester attentif aux changements inhabituels et demander conseil à un professionnel de santé si les symptômes persistent.

Peut-on limiter naturellement certaines odeurs corporelles ?

Sans remplacer un avis médical, quelques habitudes simples peuvent aider à limiter certaines odeurs du quotidien. Une alimentation plus équilibrée, riche en fruits, légumes et fibres, permet souvent d’améliorer l’odeur de la transpiration et de l’haleine. Réduire l’alcool et le tabac peut également avoir un effet rapide.

Côté maison, certaines personnes utilisent aussi des solutions naturelles comme le bicarbonate de soude sous les aisselles ou les bains de pieds au vinaigre de cidre contre les odeurs persistantes. Ces astuces peuvent apporter un confort ponctuel, mais elles ne doivent jamais remplacer une consultation si les odeurs deviennent inhabituelles ou s’accompagnent d’autres symptômes.

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