Capsule, soluble, filtre : le café le plus polluant n’est pas celui auquel on pense…

Le café en capsules ou dosettes a mauvaise réputation en raison de la quantité de déchets non recyclables qu’il génère. Une étude québécoise révèle cependant que ce mode de préparation présente un impact carbone moins important que le café filtre, qui n’est toutefois pas le moins polluant… Explications.

Rédigé par Cecile, le 20 Jan 2023, à 16 h 25 min
Capsule, soluble, filtre : le café le plus polluant n’est pas celui auquel on pense…
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Le café est l’une des boissons les plus consommées dans le monde, avec environ deux milliards de tasses bues chaque jour. Une consommation dont la production, la préparation et le recyclage qu’elle engendre possède un impact environnemental considérable. Une étude menée à l’Université du Québec, à Chicoutimi, s’est récemment penchée sur l’empreinte carbone des différents modes de préparation du café, en prenant en compte l’ensemble du cycle de vie du produit.

L’agriculture, principale source d’émissions de gaz à effet de serre liées au café

L’étude révèle ainsi que la principale source d’émissions de gaz à effet de serre liée à la consommation de café est avant toute chose causée par la production des grains de café. D’après les chercheurs, entre 40 et 80 % des émissions de gaz à effet de serre sont ainsi engendrées par l’agriculture, laquelle utilise des engrais, beaucoup d’eau et des pesticides pour cultiver les caféiers. Outre sa culture, le mode de préparation du café est également à l’origine de différences notables en ce qui concerne l’empreinte carbone.

La pollution liée au café

Le café filtre traditionnel, le plus nocif pour le climat ?

Selon l’étude, l’empreinte carbone la plus conséquente revient ainsi au café filtre traditionnel, méthode nécessitant une quantité plus élevée de café moulu (25 gr) pour obtenir un même volume de breuvage. Une manière de préparer le café qui engendre également une consommation d’énergie plus importante pour chauffer l’eau que le café en capsules. La cafetière à piston, qui utilise également davantage de café moulu (17gr) pour une même tasse standard qu’une capsule, arrive ensuite en seconde position.

L'empreinte carbone du café

Les dosettes ou capsules de café, moins nocives pour le climat que le café filtre traditionnel

Contrairement à la réputation qu’elles ont en raison des déchets non recyclables associés à leur consommation, les dosettes ou capsules à usage unique, en plastique ou aluminium, s’avèrent donc moins nocives pour le climat que le café filtre traditionnel. Ces dernières permettent même d’économiser entre 11 et 13 gr de café moulu pour chaque tasse standard, ce qui réduit de fait les émissions de gaz à effet de serre liées à la production de café.

Les dosettes de café en capsules sont-elles polluantes ?

A lire aussi – Les substances cachées du café en capsule

Le café instantané ou soluble, méthode la plus vertueuse

Selon cette même étude, le moyen le plus vertueux de consommer du café serait de le boire sous forme de café instantané ou soluble, méthode nécessitant une faible quantité de café moulu pour une même tasse (12 gr) ainsi qu’une moindre consommation d’énergie pour préparer la boisson.

En conclusion, bien que la production des grains de café soit donc responsable de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre, le mode de préparation joue également un rôle important. En permettant d’économiser la matière première, les dosettes ou capsules s’avèrent ainsi moins nocives pour le climat que le café filtre traditionnel, bien que l’étude ne tienne pas compte de l’impact des déchets générés sur l’environnement. Selon le journal britannique The Guardian, 20 milliards de capsules de café sont utilisées chaque année dans le monde. Des dosettes individuelles devenues très populaires ces dernières années, qui s’avèrent être un véritable fléau pour l’environnement. Et pour cause, les capsules en aluminium et en plastique sont difficiles à recycler et la plupart finissent à la poubelle, 75 % d’entre elles étant directement envoyées à la décharge…

L'impact environnemental du café

Pour profiter d’un café davantage vertueux pour l’environnement, il faudrait donc se tourner vers le café soluble ou instantané, possédant de préférence des certifications bio et équitables telles que les labels AB (Agriculture Biologique), Max Havelaar, Rainforest Alliance, UTZ Certified, Paysans Producteurs, etc.

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. Les conséquences néfastes sur l’environnement ne concernent pas seulement les gaz à effet de serre. La pollution due aux déchets générés par des milliards de capsules en plastique et en alu dans le monde est bien plus grave que la seule donnée sur les émissions. Il ne suffit pas de dire à la toute fin de l’article « bien que l’étude ne tienne pas compte de l’impact des déchets générés sur l’environnement » car cela change tout. L’analyse de l’étude est partielle et donc sans intérêt.
    C’est très décevant de la part de consoGlobe de publier un tel article sans faire preuve de sens critique.

  2. Hier soir, France 2, ‘Cash Investigation’ a diffusé son enquête “Superprofits : les multinationales s’habillent en vert”.
    On y parlait de la pseudo ‘compensation carbone’ en général et des capsules Nespresso en exemple de GreenWashing.
    On y parle aussi du financement de la recherche publique, et l’Université du Québec n’y échappe sans-doute pas . Si elle veut recueillir des fonds, les résultats de la recherche doivent être en adéquation avec les intérêts du financeur .

  3. « un impact environnemental considérable » Encore un « impact » ?
    Pourriez-vous enfin changer de refrain en employant le vocabulaire qui correspond ? A savoir, « des CONSEQUENCES environnementales considérables »
    Ce n’est quand même pas si compliqué de parler correctement au lieu de copier tous ces nuls qui ne font que répéter ce qu’ils entendent !!!

  4. Il y a encore plus vertueux : le « café » origine France à 63,5% :

    Café arabica BIO et chicorée instantanée BIO sans sucres ajoutés

    Ingrédients : Chicorée* (63,5%) origine France ; café arabica* (31,8%) ; algue lithothamnium calcareum. SANS ANTI-AGGLOMERANT chimique.

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