Biodynamique, raisonnée… Le point sur les différentes formes d’agriculture

À priori, le concept d’agriculture est assez simple : tirer parti de la terre pour que celle-ci nous apporte de quoi manger. Mais aujourd’hui, les formes d’agriculture se multiplient : biodynamique, biologique, raisonnée, intégrée… De quoi déstabiliser le consommateur. Faisons le point avec consoGlobe.com

Rédigé par Aurore, le 24 Feb 2017, à 14 h 15 min

Parmi les différentes formes d’agriculture, l’agriculture intensive

L’agriculture intensive a un objectif principal : la rentabilité. Il ne s’agit pas seulement de viser une rentabilité économique à tout prix, mais aussi de répondre au défi que constitue l’alimentation de tous, et cela alors que la population mondiale ne cesse de croître.

L’agriculture intensive : la rentabilité avant tout

Minimiser les pertes et maximiser le rendement des terres passent par une utilisation importante d’intrants et de produits chimiques. L’agriculture intensive tente de tirer le maximum des sols, malgré les risques d’un appauvrissement des terres.

Dans ce type d’agriculture, l’usage de produits de synthèse chimiques comme les engrais chimiques, les insecticides et les régulateurs de croissance ainsi que l’utilisation de machines aidant à la production permettent d’optimiser la production par rapport aux moyens de production.

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Si l’on peut comprendre la nécessité de l’agriculture intensive dans le but de nourrir une planète toujours plus peuplée, cette forme de production est montrée du doigt du fait de la pollution qu’elle engendre.

Une agriculture qui met en danger l’environnement

L’utilisation massive de produits chimiques et pesticides entraîne une pollution des sols, pollution qui touche également les nappes phréatiques et les cours d’eaux avoisinants. Or même si l’eau est traitée avant d’être distribuée, le procédé ne peut éliminer l’ensemble des traces de nitrates par exemple, nuisant à la biodiversité et à la santé de l’Homme.

De plus, toujours par souci de productivité, les surfaces agricoles s’étendent, grignotant à chaque fois un peu plus d’espace, sur la forêt par exemple, et détruisant les autres espèces végétales dans le but de cultiver des terrains. Ce phénomène ne tend pas à diminuer alors que cette agriculture intensive épuise les sols, nécessitant alors un déplacement des cultures.

D’autre part, les cultures deviennent aujourd’hui de plus en plus résistantes aux produits chimiques utilisés, ce qui nécessite d’utiliser de plus en plus de produits nocifs pour l’environnement afin de maintenir la production.

La maladie de la vache folle

L’agriculture intensive, avec ses objectifs de rendement important, est indissociable de la maladie de la vache folle, cette infection dégénérative du système nerveux central des bovins apparue après l’utilisation de farines animales à faible coût, pour nourrir le bétail.

Aujourd’hui, une nouvelle forme d’agriculture intensive est apparue, l’agriculture écologiquement intensive qui continuer à respecter les impératifs de production en passant par l’utilisation de produits chimiques, mais tout en utilisant ces intrants de façon raisonnée.

Lire page suivante : l’agriculture biodynamique, entre ésotérisme et respect de la nature

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13 commentaires Donnez votre avis
  1. Je cultive mon potager sans me tracasser! pas d’intrants chimiques, compost, engrais algues et c’est tout. Je ne suis pas fourré toujours à gratter dedans. Je ne bêche pas un petit coup de bineuse peu profond et hop c’est opérationnel. Je fais des récoltes record. Sur une petite surface je récolte des kilos et des kilos de tomates courgettes carrottes et une foule d’autres légumes. L’hiver, je vais chez un maraîcher vraiment bio. Je ne m’en porte pas plus mal. Je n’achète aucun plat industriel ni de saloperies charcutières. Même pas de vin, car le pinard tant vanté par nos vignerons, c’est nocif car chargé de pesticides de toutes sortes. Par contre je gueule quand je vois des ours jeté leurs déchets dans la nature, rouler rien que pour le plaisir de brûler du carburant. Et dire qu’à cause de ces crétns, on va tous payer le prix de leurs erreurs§

  2. L’agriculture raisonnée, c’est le loup déguisé en mouton pour nous vendre des saloperies nuisibles à l’environnement et à la santé! Les produits chimiques, c’est de la grosse daube! E t ceux qui les utilisent sont soit inconscients ou cyniques!

  3. Bonjour,

    merci pour l’excellent article car la synthèse n’est pas facile à faire! je suis un agriculteur raisonné en conversion vers le bio et je tiens à donner quelques précisions.

    Pour l’agriculture raisonnée, vous écrivez qu’elle produit « sans pour autant toucher à la productivité ». En fait, l’agriculteur calcule chaque intervention par rapport à un gain net. Ce calcul est complexe car il prend en compte le coût de l’intervention (pulvériser, épandre de l’engrais) et du produit (chimique, engrais). Ceci rentre en balance avec le rendement potentiel à gagner (2% par ex) et du prix du produit récolté (140€/t pour le blé).
    Donc, l’agriculture raisonnée accepte des pertes de rendement car cela réduit ses charges et donne un confort de vie (moins de temps passé dans les champs).

    je vous cite « traces de nitrates par exemple, nuisant à la biodiversité et à la santé de l’Homme ». En fait, les nitrates sont bénéfiques pour la santé, comme le sel dans les aliments, il ne faut pas en abuser. Par contre, si je trouve des nitrates dans l’eau, il y a peut-être des produits chimiques avec. La concentration en nitrate est facile à contrôler et est devenue un indicateur de l’intensification de l’agriculture. Mais ça indique juste qu’il a beaucoup plu cet hiver et que les nitrates descendent dans le sol avec l’eau. De plus, le sol produit lui-même des nitrates par la minéralisation.

    Je comprends les commentaires « tout est pollué » car l’agriculture reste au main des agriculteurs. Tous n’ont pas la même conscience du travail bien fait. C’est comme le citoyen qui trie ses déchets (plus ou moins), celui qui change de téléphone tous les 22 mois. Parfois c’est plus facile de crier sur l’agriculteur qui pulvérise son champ.

  4. Quelles Sont Les Vrais Produits D’agricoles

  5. Le bio à mon avis c’est du passer, depuis la révolution agriculture américaine et voir meme bien avant, la monté de l’agriculture intensive est à une vitesse vertigineuse pour répondre a la demande mondiale. le phénomène et le meme de celui des océans qui dégringole la terre, ainsi la désertification. On est vers la fin je pense

  6. Je suis d’accord avec Bob

  7. Même pas bio, faire de la publicité sert a embêté les gens. Moi à votre place je ne ferais pas ça. Tout est pollué ici rien à faire. Il faut mieux pas que vous faisiez ça. Arrêter !!! Je vous dit.

  8. A

  9. Nul de chez nul

  10. Bonjour
    tout à fait d’accord avec Roop pour dire qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Manger bio c’est sélectionner des légumes et fruits de saison, de préférence français, éviter au maximum les emballages. Personnellement je n’achète pas bio en grande surface car il n’y a souvent que des ananas ou des pommes venus de l’autre côté de la planète en emballage doublé.
    Sur l’article comparatif des agricultures il ne faudrait pas oppposer les agricultures bio entre elles, le logo AB ne désigne pas une agriculture particulière mais le respect d’un cahier es charges qui peut être atteint de diverses façons, biodynamie ou autres. L’agroécologie et l’agroforesterie sont en effet plus systémiques que d’autres pratiques de plein champ mais s’il y a un véritable fossé profond c’est entre les agricultures « bio » et les agricultures avec intrants de synthèse. L’agriculture dite raisonnée n’est que l’application des réglementations et pas grand chose de plus, le conventionnel est bien souvent la négation de tout bon sens et après nous le déluge, l’agriculture durable est je le crains un simple slogan. Les agricultures bio sont en fait l’application de méthodes agronomiques en amélioration constante et de mieux en mieux scientifiquement démontrées, qui prennent en compte l’écologie microbienne du sol. Les agricultures raisonnée, conventionnelle voire durable sont l’art de nier le sol et de remplacer la méthode par des produits, engrais et pesticides, dont on voit les résultats désastreux à moyen et long terme. Les obstacles au développement du bio sont la difficulté technique, indéniable, et surtout la puissance du lobby agroindustriel qui influe sur la PAC, cf le récent vote européen. Que l’agrobiologie soit dotée de seulement la moitié des subventions accaparées par les plus gros céréaliers, on pourrait mieux rémunérer les paysans franchissant le pas vers le bio, et améliorer les filières. Le revenu d’une grande exploitation céréalière peut atteindre 100 000€ dont 120 000 de subventions, soit 20 000 négatifs, alors que celui d’un petite ferme bio en polyculture élevage peut faire 15000€ dont 5000 de subventions, soit 10 000 positifs. Cherchez l’erreur..

  11. Bonjour ,
    Je pense qu’il est temps d’arrêter de prendre le consommateur pour un imbécile !!
    Tout est polué , rien de bio , par contre , l’étiquette BIO rassure et fait vendre !!
    Pourquoi ne pas simplement dire : produit exempt d’ingrédients nocifs à la santé !!
    Tout est contaminé , et certaines personnes avec lesquelles j’ai eu grande discussion sur le sujet s’accordent à le dire : Tout est polué , plus rien ne peut être Bio !!
    Ce que j’aime trouver chez certains commerçants , ce sont des produits Bio dans des boites plastiques !! C’est pas beau ça ?
    Il faut revoir les copies , potasser avant d’utiliser des termes qui sont de la poudre aux yeux !!

    • J’adore les gens qui se lamentent que tout est pollué et qui en profitent pour en rajouter une couche en achetant des produits qui nécessitent l’utilisation de produits polluants qui ne feront qu’aggraver les choses. Et non, il n’y a pas de résidus de pesticides dans tous les produits bio. Les contaminations accidentelles existent et les nappes phréatiques sont bien atteintes, mais c’est justement pour cela qu’il est important d’arrêter le massacre en achetant bio (les exploitations bio étant contrôlées 1 à 2 fois par an, avec des prélèvements pour vérifier l’absence de chimie, ce qui n’est pas le cas en conventionnel).
      Concernant les emballages, de nombreuses marques bio sont très innovantes là-dessus (encres végétales, emballages biodégradables, plus gros contenants, etc.). Les AMAP favorisent aussi les circuits courts et des produits de saison. Après, c’est à vous de choisir : les entreprises répondent d’abord à la demande des consommateurs.

    • Hahahahah Quel beau discours rempli d’arguments en béton armé….

      c’est ta copie et tes « grandes discussions » qu’il faut revoir, rien ne tient debout dans ce que tu dis! « Plus rien ne peut être bio tout est pollué » Alors allons y gaiement fusillons tout ce qui reste! Crétin…

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