Algues comestibles : 8 variétés et comment les cuisiner
Poumons de la Terre, véritables sources de bienfaits, les algues constituent les alliées d’une alimentation saine. Pour lutter contre le cholestérol, pour éliminer les toxines ou pour augmenter l’apport en vitamines, les algues sont à inclure dans nos menus.

Riches en fibres, en minéraux et parfois en protéines, les algues comestibles apportent une agréable saveur iodée aux recettes. Nori, wakamé, dulse, laitue de mer ou haricot de mer : chaque variété possède un goût, une texture et des usages différents.
Leur composition varie toutefois fortement selon l’espèce, le lieu de récolte et la préparation. Certaines algues concentrent beaucoup d’iode ou des contaminants. Elles se dégustent donc en petites quantités, dans le cadre d’une alimentation variée.
Ce qu’il faut retenir
- Les algues permettent de varier les menus et de réduire la quantité de sel grâce à leur saveur naturellement iodée.
- Leur teneur en iode peut être élevée et très variable : mieux vaut alterner les espèces et respecter les portions indiquées.
- Choisissez des produits alimentaires identifiés, traçables et issus de circuits contrôlés.
- La consommation de hijiki est déconseillée en raison de sa teneur potentiellement élevée en arsenic inorganique.
Quels sont les bienfaits des algues comestibles ?
Il existe des centaines de variétés d’algues, mais toutes ne sont pas comestibles. Celles qui arrivent dans nos assiettes appartiennent principalement à trois familles : les algues vertes, brunes et rouges.
Elles peuvent fournir des fibres, des protéines, du calcium, du fer, du magnésium ou du potassium. Les quantités diffèrent cependant selon les espèces. Les valeurs indiquées pour des algues sèches ne doivent pas être comparées directement à celles d’aliments frais.
Les algues contiennent également de l’iode, indispensable au fonctionnement de la thyroïde. Mais un apport excessif peut perturber cette dernière. La prudence s’impose notamment avec le kombu, particulièrement concentré.
Consommées comme des condiments plutôt que comme de gros légumes d’accompagnement, les algues apportent de la diversité et une saveur umami intéressante. Découvrez comment utiliser l’agar-agar, le kombu, la laitue de mer, la spiruline, le wakamé, le nori, le haricot de mer et la dulse.
Neuf algues comestibles à découvrir en cuisine
L’agar-agar, un gélifiant végétal
Issu de différentes algues rouges, l’agar-agar est surtout connu pour ses propriétés gélifiantes. Vendu sous forme de poudre ou de paillettes, il remplace avantageusement la gélatine animale dans de nombreuses recettes.
Très riche en fibres, il possède un pouvoir gélifiant élevé. Une petite quantité suffit généralement. Pour l’activer, diluez-le dans un liquide froid, portez le mélange à ébullition pendant quelques secondes, puis laissez refroidir.
Il permet de préparer des gelées, des flans, des confitures moins sucrées, des terrines végétales ou des panna cotta sans gélatine. Respectez précisément le dosage de la recette : en excès, il donne une texture cassante.
Le kombu, l’algue reine des bouillons
Épais et charnu, le kombu entre dans la composition du dashi, l’un des bouillons emblématiques de la cuisine japonaise. Sa richesse naturelle en glutamates lui confère une puissante saveur umami.
Un petit morceau peut parfumer une soupe, un bouillon ou l’eau de cuisson des légumineuses. Retirez-le généralement avant de servir, selon la recette suivie.
Le kombu est aussi l’une des algues les plus concentrées en iode. Il ne doit donc pas être consommé quotidiennement ni en grandes quantités.
Les personnes atteintes d’une maladie de la thyroïde ou du coeur, ainsi que celles qui suivent un traitement contenant de l’iode ou du lithium, doivent demander conseil à un professionnel de santé. Cette précaution concerne aussi les femmes enceintes ou allaitantes et les jeunes enfants.
La laitue de mer, fraîche et végétale
Avec ses feuilles fines d’un vert lumineux, la laitue de mer rappelle visuellement une salade. Sa saveur marine reste assez franche.
Fraîche et bien rincée, elle s’utilise en petite quantité dans une salade, un tartare d’algues ou une omelette. Séchée puis émiettée, elle parfume une soupe, des pâtes, du riz ou des légumes.
Comme toutes les algues, sa composition minérale dépend de son origine. Si elle est conservée dans le sel, rincez-la soigneusement avant de la cuisiner.
La spiruline, une cyanobactérie riche en protéines
Souvent présentée comme une algue bleu-vert, la spiruline est en réalité une cyanobactérie. Elle est généralement commercialisée sous forme de poudre, de paillettes ou de comprimés.
La spiruline séchée contient une proportion élevée de protéines. Mais les quantités habituellement consommées restent modestes. Elle ne remplace donc ni une alimentation équilibrée ni une supplémentation prescrite.
Contrairement à une idée répandue, la spiruline n’est pas une source fiable de vitamine B12 pour les personnes végétaliennes. Une grande partie de la vitamine détectée se trouve sous une forme inactive pour l’organisme.
Choisissez une spiruline dont le fabricant et l’origine sont clairement identifiés. Des produits mal contrôlés peuvent être contaminés par des cyanotoxines, des bactéries ou certains métaux.
Le wakamé, tendre et polyvalent
Très apprécié au Japon, le wakamé possède une texture tendre et légèrement croquante. On le retrouve notamment dans la soupe miso et les salades d’algues.
S’il est vendu déshydraté, quelques minutes dans l’eau suffisent pour lui redonner du volume. Égouttez-le ensuite avant de l’ajouter à une soupe, des nouilles, une salade de concombre ou un plat de riz.
Le wakamé est cultivé en Bretagne depuis plusieurs décennies. Il contient notamment des fibres et des minéraux, mais aussi de l’iode. Une petite portion suffit donc pour parfumer un plat.
Le nori, bien plus que l’enveloppe des makis
Le nori est une algue rouge qui devient verte ou presque noire après séchage et cuisson. Principalement vendu en feuilles, il sert à envelopper les makis.
Découpé en fines lanières, il agrémente aussi un bol de riz, une soupe, une omelette ou une salade. Vous pouvez également l’émietter sur des légumes ou du poisson.
Le nori séché présente une teneur intéressante en protéines par rapport à son poids. Sa teneur en vitamine B12 reste cependant variable : il ne faut pas compter sur lui comme unique source de cette vitamine.
Le haricot de mer, une spécialité de nos côtes
Long et brun, le haricot de mer possède une texture qui rappelle celle des haricots verts. Sa saveur iodée accompagne les légumes, le riz, les pâtes, les poissons ou les oeufs.
Il peut être poêlé quelques minutes, incorporé à une omelette ou servi froid dans une salade. Les versions conservées dans le sel doivent être dessalées selon les indications du fabricant.
Pour limiter l’impact environnemental, privilégiez un produit breton issu d’une récolte encadrée ou d’une production clairement identifiée.
Le hijiki, une algue désormais déconseillée

Le hijiki, aussi appelé hiziki, est une algue brune traditionnellement consommée au Japon. Elle était autrefois mise en avant pour sa richesse en minéraux.
Les connaissances sanitaires ont toutefois évolué. Cette espèce peut accumuler des quantités importantes d’arsenic inorganique, une forme toxique de l’arsenic.
Plusieurs autorités sanitaires recommandent de ne pas consommer de hijiki. Préférez le nori, le wakamé, la dulse ou le haricot de mer, tout en respectant les conseils de préparation.
La dulse, douce et légèrement fumée
De couleur rouge à violette, la dulse possède une saveur douce, iodée et parfois légèrement fumée. Elle pousse notamment sur les côtes bretonnes, irlandaises et nord-américaines.
Fraîche, elle se glisse dans une salade ou une omelette. Séchée, elle peut être émiettée sur une soupe, des pommes de terre ou une tartine. Certains cuisiniers la font brièvement griller pour renforcer son goût.
La dulse apporte des protéines et différents minéraux, mais les teneurs varient selon l’origine et la transformation du produit.
Comment choisir et préparer les algues sans risque ?
N’improvisez pas une cueillette sur le littoral. Certaines zones peuvent être polluées et la récolte des algues est réglementée. Achetez de préférence des produits vendus pour un usage alimentaire, avec une espèce, une origine et un fabricant clairement indiqués.
Respectez ensuite les instructions du paquet. Selon leur présentation, les algues doivent être rincées, dessalées, réhydratées ou cuites.
Considérez les algues comme un condiment. Commencez par de petites quantités, alternez les variétés et évitez de cumuler plusieurs produits très riches en iode le même jour.
Avertissement
Attention également aux mélanges d’épices, tartares et paillettes d’algues déjà salés. Leur goût marin peut masquer une quantité importante de sodium.
En cas de maladie thyroïdienne, de traitement médical, de grossesse ou d’allaitement, demandez conseil avant une consommation régulière.
Article mis à jour août 2026
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Bonjour, je me permets d’intervenir concernant le « haricot de mer ».
Sur la photo, c’est une salicorne (plante halophyte qui vit dans les zones recouvertes de temps en temps par la mer) et non l’algue Himanthalia elongata qui porte le nom vernaculaire de « haricot de mer ».
Bien cordialement
Jean Bouchain
On ne lutte pas contre le cholestérol, il est vitale pour l’organisme comme dipôle et aussi transformer en bile pour augmenter le PH intestinale. L’intéret c’est qu’il est suffisament d’acylations pour ne pas s’oxydé et adérer aux artères. Pour ça, il est vrai que les algues regorge d’acides gras polyinsaturer. Néanmoin, avec tous les polluants que l’on rejete, je ne trouve pas que c’est une bonne idée.
Merci à tous ce qui ont participé
Article très intéressant, mais une erreur de photo pour les haricots de mer. Vous avez mis une photo de Salicorne (plante marine) au lieu de l’himanthalia elongata (algues de plusieurs mètres de long). Je vous concède que pour les 2 sont nommées « haricots de mer »
Il existe quelque 25 000 algues connues sur la planète. Parmi elles, les microalgues se distinguent : l’afa, la chlorelle et la spiruline bien sûr
Pourriez vous nous faire un zoom sur ces 2 autres microalgues svp ?
merci
Beau passage en revue.
Quelques lames de kombu dans l’eau de cuisson des azukis permet de rendre ces derniers plus digestes.
Les algues fines type salade de la mer et en petits débris permettent de remplacer par exemple le gomasio en guise de condiment sur salades, pâtes, … .
quelques recettes aurait été bien utile
Ok on va vous en proposer…. mais si vous en connaissez, partagez-les avec nous 🙂
Merci pour vos conseils; mais etes vous sur que nous pouvons trouver ces algues dans chaque boutique bio
Les alges sont elles fraiche ou désytratée