Pour ou contre l’irradiation des aliments?

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L’irradiation des aliments est aujourd’hui une pratique courante pour favoriser le développement des échanges internationaux. Cette méthode dite moins néfaste que d’autres modes de conservation des aliments, limite l’usage des produits chimiques. Cependant, les associations sont de plus en plus nombreuses à contester les avantages de l’irradiation, suspectant notamment des risques de cancérogénèses…L’irradiation, néfaste pour notre santé et l’environnement?

Inventée dans les années 1940, l’irradiation ou encore « ionisation » est une technique devenue ordinaire de décontamination des aliments, tout en leur permettant une meilleure conservation. Pour cela, les denrées sont soumises à un rayonnement gamma (ou à un faisceau d’électrons) de très haute énergie. Il s’agit donc d’une technologie nucléaire.

L’irradiation, une technique qui a fait ses preuves mais…

  •  7 centrales d’irradiation des aliments ont été référencées en France en 2005.

Quels sont les avantages de la ionisation des aliments?

Irradiation des alimentsLa ionisation, de par son rayonnement, permet d’éliminer une certaine quantité de micro-organismes et divers bactéries responsables de la dégradation des aliments, pouvant causer les fameuses intoxications alimentaires.

En d’autres termes, la ionisation des aliments améliore la salubrité de ces derniers en réduisant les charges microbiennes. Par ailleurs, les aliments ayant subit ce type de traitement ne sont en aucun cas radioactifs comme nous pourrions l’imaginer, mais « irradiés ».

Dans ce sens, les promoteurs de cette technique diront que la ionisation est un moyen efficace de lutter contre les maladies caractéristiques des aliments comme la salmonellose. De plus, la ionisation représente une alternative sûre et propre à la fumigation chimique, et permet de réduire les pertes postérieures à la récolte.

  • En dessous de 10eV (Électron-volt), les radiations sont « non ionisantes », on y classe notamment les rayonnements ultra-violets et infrarouges.
  • La ionisation n’est pas autorisée sur tous les types d’aliments.

Irradiation des aliments, quels dangers ?

Danger des aliments irradiésBien que l’irradiation soit efficace en termes d’alternative aux conservateurs chimiques, elle présente aussi des inconvénients assez lourds. En effet, l’irradiation entraîne la destruction d’une partie des nutriments et des vitamines que contiennent les denrées.

L’irradiation favorise les radicaux libres

D’autre part, elle est responsable de la formation de radicaux libres, pouvant entraîner l’altération des caractéristiques organoleptiques des aliments. De plus, les aliments irradiés peuvent tromper le consommateur car ils sont sains en apparence, mais ne le sont pas toujours (une alternative douteuse au respect des pratiques sanitaires?)…

Enfin, sur le plan environnemental, les animaux de laboratoire nourris sur le long terme avec des aliments irradiés souffrent de plusieurs maladies génétiques comme les malformations, et l’irradiation faisant appel à l’industrie nucléaire, la pollution se manifeste à plusieurs niveaux (déchets, CO2, radioactivité, transport…).

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Cela me donne une idée

La suite >>> l’irradiation des aliments

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. Achetez local et frais, et il n’y aura pas besoin de conserver les aliments sur de longues périodes.
    Pas de transport, pas d’irradiation, pas de conservateurs !

  2. NON à l’irradiation des aliments et il ne faut surtout pas les acheter car nous n’avons pas assez de recul des effets secondaires chez l’être humain !

  3. Bjr Garrigues,
    j’ai ouie dire exactement le contraire, à savoir que tout produit importé passait obligatoirement à l’irradiation pour éviter toute contamination sur le territoire français. Qui croire ?

  4. La « traçabilité » pour certaines viandes importées ?… – Une farce !
    L’information des consommateurs ?… – Vous plaisantez !

    Le dernier scandale sur la viande de cheval a choqué l’opinion. Il a mis en évidence l’opacité des circuits commerciaux. Il a montré la désinvolture de quelques opérateurs affairistes et -peut-être aussi- l’indigence des dispositifs de contrôle…

    Mais l’affaire du cheval peut permettre de révéler des pratiques encore plus graves : elle ne doit pas rester l’arbre qui cache la forêt.

    Très mobilisés, certains réclament déjà le contrôle de tous les ingrédients entrant dans la composition des plats cuisinés… vaste chantier. Pourra-t-on aussi connaître un jour la nature de toutes les viandes utilisées en restauration ? Plus simplement, quelles sont déjà les certitudes pour les pièces entières proposées par les distributeurs ?

    Si l’on se soucie vraiment de la santé et de l’information des consommateurs, il est urgent d’assurer d’abord le respect des règles existantes, en ne tolérant plus certaines dérives inquiétantes…
    Or, ces manquements, chacun d’entre nous peut les constater, tout de suite, près de chez lui.
    Il suffit de s’intéresser à une viande particulière : la viande d’agneau importée.

    À l’approche de la période pascale, les gondoles de la plupart des Grandes Surfaces commencent à regorger d’offres promotionnelles alléchantes : de jolis petits gigots raccourcis, frais, à souvent moins de 8 euros/kg…
    Ces pièces sont généralement présentées dans une légère barquette, entourée d’un petit film transparent. Sur l’étiquette, les indications sont assez sommaire… (voir photo).
    Origine : Nouvelle-Zélande (ou Australie),
    Emballage : … (souvent le matin-même),
    À consommer jusqu’au : … (3 ou 4 jours après, sans aucune autre mise en garde…)

    Par quel miracle cette viande a-t-elle débarquée toute fraîche de l’autre bout du Monde ? Ça ne concerne donc pas le con-sommateur ?…

    En réalité, quelques heures avant, les petits gigots étaient encore dans la solide enveloppe protectrice, de type « Cryovac », qui avait été sertie dans l’abattoir d’origine et qui les maintenait sous atmosphère contrôlée. Sur cet emballage était imprimés l’identité de la firme exportatrice, les coordonnées de l’atelier agréé, la date d’abattage de l’agneau et celle du conditionnement…

    … Et c’est là qu’intervient la « remballe », pratiquée dans les petits ateliers à l’arrière de la grande surface. Officiellement interdite, la remballe permet toutes les turpitudes : certains ont encore en mémoire les vidéos qui circulaient sur le reconditionnement de viandes avariées…

    L’affaire des gigots d’Océanie peut, certes, paraître moins grave. Elle occasionne néanmoins une sacré rupture dans la traçabilité et surtout dans l’information des consommateurs… Les grands distributeurs (Auchan, Carrefour, Leclerc, Super U… etc : tous font pareil…) oublient simplement de préciser qu’il s’agit d’un reconditionnement et ils dissimulent bien que ces gigots « pseudo-frais » proviennent d’animaux abattus 2 ou 3 mois auparavant ! On peut supposer que les registres des entreprises répertorient correctement les flux, afin de permettre les vérifications a-posteriori, en cas de problème. Mais peut-on se fier aveuglement à l’auto-contrôle sur lequel comptent des Autorités sanitaires privées de moyens ?

    En fait, la légèreté des distributeurs dissimule une magouille beaucoup plus grave, avec des compromissions à assez haut niveau.

    La stupéfiante longévité de ces viandes, qui ne sont même pas congelées, a une explication. Ce sont -à coup sûr- des viandes irradiées, bombardée au Cobalt 60, quasiment « vitrifiée » pour échapper à la putréfaction.
    Si cela est prouvé, on a affaire à une fraude autrement plus sérieuse, puisque l’ionisation, ainsi que l’importation ou la détention de viandes ainsi traitées, sont strictement interdite en France et dans l’Union Européenne. Même l’Organisation Mondiale de la Santé, pourtant favorable à l’ionisation, recommande l’identification des produits traités avec un logo distinctif et cela jusqu’au consommateur final. Mais voilà une disposition que les Autorités Néo-Zélandaises, trop intéressées, se gardent bien d’imposer…

    À coup sûr, le traitement radioactif des viandes (avec celui de l’emballage attenant) n’est pas anodin. Il provoque même l’apparition de radicaux chimiques nouveaux. C’est justement la mise en évidence, par analyse, de ces radicaux -suspectés cancérigènes- qui peut prouver l’irradiation.
    Encore faut-il que ce soit souhaité…

    Finalement, le scandale provoqué par la fraude sur le cheval peut s’avérer bénéfique s’il provoque enfin un sursaut d’indignation.
    Un tel sursaut amènerait déjà une considérable amélioration de la sécurité alimentaire.
    Accessoirement, vu l’importance des importations litigieuses, les éleveurs d’ovins français seraient soulagés d’une concurrence déloyale et se verraient récompensés des efforts accomplis pour « tracer » leur production…

    BG, le 02/03/2013

    Remarque :

    Pour plus d’informations sur ce « pseudo-frais », parfois qualifié de « chilled », voir notamment sur Internet les articles -signés et assumés- de « revenonsanosmoutons.over-blog.com ».

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