Les pollens déplacés par le vent contiennent certaines protéines qui agissent comme de puissants allergènes. Ces derniers peuvent sensibiliser les quelque 20 % de la population qui souffrent de rhinites et du fameux rhume des foins. Pour les aider, voici les astuces « anti pollens ».
L’allergie aux pollens, fléau des (prin)temps modernes
L’allergie au pollen des arbres, plantes, herbacées et graminées, est appelée pollinose ou rhume des foins. Parmi les particules biologiques qui donnent des allergies, les pollens et les moisissures sont les principaux facteurs des allergies respiratoires.
Allergies, le saviez vous ?
Une allergie peut se déclencher à n’importe quel âge. En France, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) surveille le contenu de l’air en particules biologiques et mesure leurs conséquences sur la santé. En France, 3% de la population souffraient d’allergies il y a 20 ans contre environ 20% de nos jours.
Il y a 2 sortes de pollen : le pollen allergique et le pollen inoffensif. Le pollen allergique se trouve dans les étamines et est éparpillé par certains insectes ou par le vent. Les symptômes d’une pollinose sont le rhume des foins, l’asthme, ou encore la conjonctivite : des symptômes qui peuvent survenir au même moment chez un même sujet
Les trucs contre les allergies

Les personnes souffrant d’allergies au pollen redoutent l’arrivée du printemps mais savent à quoi s’attendre. D’autres développent une allergie assez tard, où ne sont pas suivies car elles ne prêtent pas attention aux symptômes. Il faut savoir détecter une possible allergie.
Les pollens provoquent des affections d’apparence sans conséquences graves, mais elle peuvent être parfois sévères, voire invalidantes :
- rhinites, écoulement souvent abondant et obstruction nasale ;
- conjonctivites avec larmoiement, démangeaisons ;
- oppression thoracique ou respiration sifflante, asthme, avec diminution du souffle ;
- fatigue, maux de tête, manque de concentration ou d’attention lié à un sommeil perturbé par la rhinite ;
- manifestations cutanées avec aggravation de certains eczémas, plus rarement oedèmes et urticaires.
Précautions et habitudes à prendre
Accéder à la fiche pratique :
Les allergies aux pollens peuvent sévir de février à septembre. La pollinisation est plus ou moins précoce selon les régions. Pour y pallier autant que possible, quelques conseils sont à suivre. Il faut :
- consulter les bulletins pour connaître les pics de pollution aux pollens (rnsa.asso.fr) : avec les indications sur les principaux taxons (pollens correspondant à une famille botanique) et le risque d’exposition allergique aux pollens chiffré de 0 (nul) à 5 (très fort) ;
- vérifier : tendre le bras et appuyer sur le pli intérieur du coude si vous souffrez du rhume des foins pour diminuer votre sensibilité ;
- ne pas laisser une allergie s’installer : elle pourrait tourner en asthme ;
- vérifier auprès d’un médecin l’utilisation d’un antihistaminique ou de corticoïdes pour certains cas ;
- porter un masque et des lunettes de soleil ;
- Se laver les mains, le nez, le visage et les yeux à grande eau très régulièrement ;
- se laver les cheveux après avoir passé du temps à la campagne, dans un parc ou un jardin et également le soir pour éviter que les allergènes se déposent sur l’oreiller ;
- rouler fenêtres fermées en voiture ;
- fermer les fenêtres et utiliser le filtre anti-particules du purificateur d’air : sans doute l’arme la plus fiable dans une pièce pour être tranquille…. ;
- faire le ménage et dépoussiérer votre logement à fond et régulièrement ;
- éviter les zones riches en dioxyde de carbone favorables aux pollens (périphérique, parking, centre ville) ;
- utiliser un diffuseur d’huiles essentielles pour assainir l’air intérieur : huile essentielle d’eucalyptus, de lavande, de laurier, d’estragon.
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La suite p.2> Eviter les allergies et réchauffement climatique







je souffre d’allergies aux pollens. Les problèmes disparaissent quasiment entièrement quand je badigeonne le bord des narines avec une quelconque pommade(homéoplasmine par exemple,)ou bien une crème de jour ou de nuit, ou tout simplement du beurre. Ce n’est pas très élégant car tous les pollens que mon nez croise se déposent sur les narines, mais je ne mouche ni ne tousse plus.
Qu’est ce qu’une allergie croisée svp ?
Au fil des années, une personne allergique au bouleau (par exemple), peut aussi développer plusieurs d’autres allergies. On peut ainsi devenir allergique aux fleurs de printemps (jonquilles, narcisses…, aux fruits (pommes, poires, cerises), à d’autres arbres alors qu’on n’avait aucune allergie auparavant.
Si les pollens d’arbres sont toujours présents dans certaines régions de France métropolitaine, ce sont les pollens de graminées qui gènent le plus les personnes allergiques .
Le bouleau est « en hausse » lui aussi : selon l’Association Asthme et Allergies, « la moitié nord de la France est également concernée par un risque allergique élevé au pollen de BOULEAU ».
Ses feuilles sont particulièrement appréciées pour leurs vertus anti-oxydantes,mais le bouleau produit pollen, très allergisant, dont la taille est inférieure à la moyenne.: pas plus de 20 millièmes de millimètre, contre 30 à 40 en général.
L’ambroisie, également allergisante, est présente sur une grande partie du territoire national.
Apres une trentaine année d’allergie aux pollens, j’ai trouvé un moyen très simple et efficace d’en diminuer les manifestations: l’huile essentielle d’estragon.
Merci Isabelle, mais comment l’utilisez-vous ?!
une goutte sur un mouchoir en cas de crise et normalement cela suffit.
autour de moi de nombreux cas d’allergies,
j’ai vu une émission a la télé :un allergologue a dit que les graminées qu’on voit en déco dans les jardins ,squares sont très allergènes mais c’est une mode qui va rendre malade beaucoup de gens
Devant cette recrudescence d’allergies au pollen, certaines études scientifiques tendent à montrer que les dits pollens deviennent de plus en plus allergènes du fait que grâce à leur morphologie (micro crochets, poils, et autres systèmes de fixation)ils fixent les micro-particules des divers polluants chimiques que nous »balançons »dans l’atmosphère…
Qu’en pense-vous??????????
Et que faut-il penser de la désensibilisation aux pollens ? est-ce efficace ?
Se désensibiliser d’une allergie aux pollens consiste à développer une tolérance de l’organisme vis-à-vis des allergènes. La désensibilisation doit être fait 3 à 4 mois avant l’exposition aux pollens. Il faut donc y penser au début de l’automne si vous l’avez fait trop tard au printemps. La désensibilisation est désormais très sûre et efficace sur un bon 50% des gens.