Alimentation

Le dîner de thons continue…

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Le Thon rouge d’Atlantique et de Méditerranée ne sera pas protégé : tel en a décidé la conférence de la Cites qui vient de rejeter l’interdiction du commerce international de cette espèce pourtant gravement menacée d’extinction. Une victoire par K.O du Japon sur la planète…

Le thon voit rouge… ça sushi !

Plus gros consommateurs de thon rouge (soit près de 80% des captures), les Japonais avaient promis de tout faire pour que la demande de l’inscription du thon rouge à l’annexe I de la CITES, qui signifiait l’interdiction de son commerce international,  ne puisse aboutir… Promesse tenue !
Developpement durable article
Grâce à un lobbying très bien ficelé, le pays du Soleil levant a réussi à rallier de nombreux pays en développement à sa cause, tels que l’Indonésie, le Chili, la Tunisie ou encore le Maroc. Résultats : toutes les propositions en faveur de la sauvegarde de cette espèce ont été rejetées !

La proposition de la principauté de Monaco pour une inscription sans délais du thon rouge à l’Annexe I de la CITES a été rejetée par 68 voix contre 20 et 30 abstentions, alors que celle de L’U.E. qui prévoyait un délai de 12 mois n’a obtenu que 42 voix favorables sur les quelques 120 pays participants…

Son inscription en annexe 2 a également été mise aux oubliettes. Bref, les enjeux économiques ont largement pris le dessus ce jeudi 18 mars a Doha.

L’avenir du thon rouge ne s’annonce pas rose quand on sait qu’il a été mis dans les mains de la Commission pour la Conservation Internationale
des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT), l’organisme mondial qui planifie sa pêche sans pour autant réussir à enrayer son déclin, en imposant des quotas de prises toujours jugés insuffisants par les ONG environnementales mais aussi par de nombreux experts
scientifiques.

En savoir plus sur le thon rouge :

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2 commentaires Donnez votre avis
  1. M e r c i, pour l’actualité. Je suis devenue végétarienne par conviction, notre société est gravement malade. J’ai un sac en cuir, j’ai encore du poisson dans le congélateur et votre article m’a fait prendre conscience que c’est contradictoire. Je suis heureuse de vivre car j’ai pu m’apercevoir, à temps, que ma vie d’il y a 5 mois n’était pas au gout du jour ! Et pourtant je faisais déjà le tri des déchets par ex.
    Je partage mon expérience et c’est vrai que les gens voient bien qu’il y a quelque chose qui cloche : pourquoi tant de maux ?
    Bien à vous et écologiquement vôtre.
    Béatrice

  2. Bravo pour cet article très informatif et mordant à la fois.
    Un peu d’humour sur ce sujet difficile est une très bonne idée !
    On en redemande.

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