A en croire ses adeptes, l’agriculture raisonnée est tout d’abord l’attitude de l’agriculteur qui prend en compte dans ses choix techniques, les règles de la nature, c’est-à-dire qu’il s’adapte au fonctionnement de son écosystème local et des mécanismes de régulation biologiques. Pour ses détracteurs, l’agriculture raisonnée est une supercherie qui introduit la confusion dans l’esprit du public.

L’agriculture raisonnée cherche à trouver un équilibre entre les objectifs de productivité de l’agriculture moderne conventionnelle et les contraintes d’une agriculture respectueuse de l’environnement. L’agriculture raisonnée tend par là à se rapprocher de l’agriculture biologique sans toutefois en adopter toutes les contraintes et donc sans pouvoir en revendiquer le sigle ou le nom.
D’une manière générale, les pratiques de l’agriculture raisonnée sont définies dans un cadre élaboré en concertation entre spécialistes de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, de l’environnement, de la distribution, et représentants des consommateurs. D’un point de vue règlementaire, la première référence à l’agriculture raisonnée figure dans la loi NRE de mai 2001. On est pourtant loi de la rigueur appliquée à la définition des produits BIO.
Le label AB |
Une approche plus réaliste que le vrai BIO ?
L’agriculture raisonnée est donc un mélange de techniques modernes, voire de pointe, et de savoir-faire traditionnels « à l’ancienne ». Un agriculteur raisonné utilisera par exemple un peu d’engrais chimique à certaines périodes de l’année alors l’agriculteur biologique, lui, se l’interdit complètement. . Autre exemple, l’agriculture raisonnée n’exclut pas complètement les OGM.
Selon ses supporteurs, l’agriculture raisonnée est une meilleure réponse aux attentes et aux contraintes de la consommation moderne, avec ses exigences croissantes de qualité ET de volume. Ainsi, la production de produits Bio ne suffit pas en volume et face à l’expansion de la demande de 10% par an, il faut maintenant importer de plus en plus de produits biologiques de pays étrangers ; ceci étant peu bénéfique au bilan écologiques desdits produits.
De plus, les contraintes drastiques imposées par la charte du BIO rendent son respect quasi impossible dans certains contextes. Ainsi, l’année 2007 a vu plusieurs agriculteurs bio se résoudrent à faire face à l’épidémie massive de mildiou en utilisant des produits chimiques. Ils ont ainsi perdu leur label BIO. De facto, on peut les compter comme des agriculteurs raisonnés et ce, quelle que soit leur attitude, car même s’ils respectaient le cahier des charges BIO, il faudrait trois années avant de retrouver leur label.
L’agriculture raisonnée, une étape raisonnable vers le BIO ?
La conclusion naturelle de certains est que l’agriculture raisonnée est pour des agriculteurs, longtemps habitués aux méthodes productivistes peu soucieuses de la préservation de la nature, un mode de production auquel ils peuvent se référer sans tout bouleverser. Pour certains, passer par l’agriculture raisonnée permet, quelques années plus tard, d’envisager une évolution vers l’agriculture bio, alors plus aisée. Notons d’ailleurs que certains agriculteurs BIO entretiennent parallèlement des cultures « raisonnées ».
Force est de constater pourtant que le sujet est très polémique et que certains puristes contestent fortement la pertinence de l’agriculture raisonnée, qui à certains égards, est considérée comme aussi négative que l’agriculture intensive classique.
Le réseau Farre (Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement), fait la promotion de l’agriculture raisonnée en France avec environ 1000 membres et 400 fermes de démonstration.
Lire également : L’agriculture raisonnée c’est quoi ?
L’agriculture biologique c’est quoi?





ATTENTION.
une agriculture biologique n’est pas signe de qualité ! elle montre juste une démarche prise par le producteur pour valoriser un produit qui a un impact minime sur l’environnement.
De plus, l’agriculture raisonnée n’est pas la même partout. Beaucoup de viticulteur restent au stade de l’agriculture raisonnée car une agriculture bio est plus dangereuse pour la faune et la flore (utilisation de cuivre a trop forte dose)(plus de 500% au dessus du seuil que peuvent accepter la plupart des sols). De plus le cuivre reste stocker dans le raisin et on le retrouve ainsi dans le VIN!!!
Et pour finir sachez que le corps humain ne digère pas de cuivre, il le stock….
Empoisonné par un produit bio, une bien belle chose
Je dois avouer que je trouve les propos tenus par certaines personnes présentes ici assez aberrants. je rejoins Yves Morin sur son point de vue, en effet il faut savoir que La mise en place d’une agriculture biologique requiert 3 ans, c’est a dire, 3 années ou la production est biologique, donc plus faible, avec les prix de l’agriculture dite conventionnelle . Autant dire que ce n’est pas a la portée de tout les exploitants, encore davantage dans le contexte économique actuel. Certes L’agriculture biologique se présente comme un concept futuriste et novateur, qui permet de se nourrir tout en respectant l’environnement. Mais je ne pense pas que l’agriculture biologique puisse satisfaire les besoins alimentaires de la totalité de la population mondiale car ses objectifs sont plus qualitatifs que quantitatifs. Il est autrement plus intelligent d’utiliser les nouvelles techniques de production (mécaniques et chimiques) afin de pouvoir obtenir une production agricole saine et en quantités suffisante, ce qui permet une rentabilité économique a l’exploitant. Une agriculture raisonnée fait intervenir beaucoup plus de savoir faire et de réflexion que d’intrants phytosanitaires. Si cette dernière est bien menée, les apports en engrais chimiques et produits phytos sont réduits quasiment a 0, remplacés par l’entretien mécanique, le compost, etc.
L’ariculture biologique le plus grand arnaque de tout les temps,qui ne profite qu’a celui qui la pratique.L’agriculture extensive n’est pas compatible avec l’augmentation de la population mondial.L’agriculture productive n’est pas plus toxique que la bio lorsque pratiqué dans les regles de l,art.Une agriculture passéiste qui nie ou ignore les progres de la science condamne sa population a crever de faim.Nous ne sommes plus au temps ou 80% des gens habitaient les campagnes,les agriculteurs modernes ont le devoir de nourir aussi le reste de la population.
Le bio est naturellement la solution d’avenir pour le producteur comme pour le consommateur sur le plan écnomique et ecologique et dans un souci de santé publique. Est ce’ qu’il vaut mieux trouver un vers de temps en temps dans un fruit ou un légume ou ingurgiter des doses invraisemblables de pesticides et produits chimiques en tout genre qui de plus tuent la diversité biologique et de surcroit exposent l’exploitant et le consommateur à toutes sortes de cancers. L’agriculture raisonnée n’est acceptable qu’en intermédiaire au passage en agriculture biologique. Quand à l’artifice de rester en AR en milieu tropical c’est foutaise… C’est dans ses pays que le bio offre le plus de ressources aux paysans et que la demande est de plus en plus forte… Le meilleur exemple Madagascar!
En fonction de la réaction de certains « puristes », j’aurai envie de leur dire de commencer par planter et d’observer les réalités du terrain. On a bien l’impression qu’ »ils » parlent de choses qu’ils ne maitrisent pas.
En ce qui nous concerne nous sommes en milieu tropical et l’AR est une solution beaucoup plus réaliste que le Bio aussi bien d’un point de vue économique qu’environnementale.
Toutes les personnes qui se disent « bio » sont actuellement des charlatans car il est IMPOSSIBLE actuellement de produire « bio ».
Je remercie les démarches qualité mises en place par le gouvernement français, car nous en avons besoin et toutes pratiques est perfectibles.
Alors oui le bio c’est un génial, mais je ne suis pas sure que le consommateur lambda soit prêt à prendre le risque de manger des vers dans ses fruits et légumes?? mais je me trompes certainement!…
L’agriculture raisonnée représente 4000 agriculteurs en France. C’est peanuts donc…
L’agriculture raisonnée joue sur quelque chose de malsain: elle fait croire qu’elle fait du bio. Le problème c’est que les méthodes de travail en agriculture raisonnée n’ont rien à voir avec l’agriculture bio.
Il s’agit de faire croire aux gens qu’ils mangent du « respectueux de l’environnement » « du sain plus sain que l’agriculture conventionnelle ». Il ne faut toutefois pas oublier que les agriculteurs sont aujourd’hui contraints à des normes draconniennes qui sont les plus exigeantes d’Europe.
Dernier point pour les sceptiques: regardez les partenaires de l’agriculture raisonnée: http://www.farre.org/index.php?id=50
vous verrez qu’ils n’ont rien de gentils écolos… les Monsanto, Syngenta, Bayer Crop Science…
L’agriculture raisonnée, ça consiste juste à respecter la réglementation… L’agriculture bio va vraiment plus loin.
L’article sous-entend que la bio est une technique « ancienne », c’est faux: des agronomes font des recherches pointues pour améliorer l’agriculture bio en respectant le label. Ca n’a rien de passéiste.
Et il y a une grosse aberration dans ce texte: si les gens veulent du bio et s’il faut importer du bio parce qu’on en manque, alors c’est pas écolo… Et alors l’agriculture raisonnée vaut mieux… On est en surproduction chronique depuis des années dans certains domaines, on exporte, ça n’a rien d’écolo tout ça!
Enfin, un agriculteur bio a besoin pour vivre de 30% de surface en moins qu’un raisonné. Donc on peut faire vivre plus de monde sur la même surface, et il y a des débouchés. Pourquoi ne pas favoriser davantage l’agriculture bio? Qui y a intérêt à votre avis???
A voir, ça paye pas mal…
Micka
Il n’est pas judicieux d’opposer AB et AR car il existe des agriculteurs qui pratiquent ces 2 types d’agriculture sur une même exploitation : AB pour certaines filières et AR pour la globalité de l’exploitation afin d’apporter la preuve d’une cohérence globale.
Absolument aberrant, je ne peux même pas lire l’intégralité de cette article, tant l’agriculture raisonnée n’est qu’une supercherie et immense fumisterie, voire encore pire que l’agriculture conventionnelle (qui est déjà une belle merde) Alors, par pitié cessez ces articles inutiles et dépassés par la réalité d’un monde à l’agonie, sauf si vous aussi faites parti de ses fossoyeurs…
Tissu d’inepsies. Pour avoir ce label « agriculture raisonnée », résultant d’une vaste campagne de communication de la grande distribution et des firmes phystosanitaires, les agriculteurs ont juste à …appliquer les normes obligatoires. Cessez de brouiller l’esprit des consommateurs qui veulent un peu de changement pour vendre vos produits conventionnels encore un peu plus cher!!! Merci cependant car j’avais à trouver un article avec des exemple de manipulation de l’information pour mon cours d’intelligence économique. C’est chose faite!