Effet de serre. La viande de bœuf en accusation
03/2008
Malgré les différentes crises sanitaires, la viande est de plus en plus présente dans nos assiettes. Sa consommation devrait même augmenter de 50% d’ici 2020… et l’environnement risque d’en pâtir !
> Et pour cause : la production de viande rejette une quantité insoupçonnée de gaz à effet de serre (GES) !
Principal gaz identifié : le méthane (CH4) , dont la molécule aurait, selon le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), un effet de serre 21 fois supérieur à celle du CO2. Or ce gaz est émis par… les ruminants, avec nos amis les bovins et leurs flatulences en haut de l’affiche.
> 15 à 20% des émissions mondiales de méthane sont ainsi liées à l’élevage des animaux.
> La production d’un kilo de viande de veau rejette autant de GES qu’un trajet automobile de 220 km. Celle d’un kilo de bœuf équivaut, elle, à un trajet de 70 km…
A cette production « intempestive » de méthane s’ajoutent :
> le CO2 rejeté lors de la transformation, l’emballage et le transport de la viande,
> le protoxyde d’azote (N2O) dégagé par le fumier et connu pour avoir un impact 296 fois supérieur à celui du CO2…
Le steak haché, viande « star » des ménages…
Entre deux tranches de pain ou dans notre assiette, le steak haché est LA viande des Français : elle est la plus vendue, 70% des ménages en consomment. Et qui dit consommation, dit production…
> A titre d exemple, 170 tonnes de steaks hachés sont produites chaque semaine à partir de 2000 bovins dans le plus important abattoir du groupe Charal, soit 8800 tonnes par an !
La « steakhachémania » fait donc le bonheur de la filière bovine et des industriels, mais pas celui de l’environnement… A tel point qu’il est la vedette de la campagne "Des gaz à effet de serre dans mon assiette" menée par le Réseau Action Climat-France qui regroupe 13 associations de défense de l’environnement (WWF, ADEME, etc.).

Découvrez le « parcours du polluant » d’un steak haché
La solution du « bio » ?
- Pour réduire la contribution de l'élevage au changement climatique, il est conseillé de réduire sa consommation de viande rouge (sans pour autant la proscrire) en privilégiant notamment les viandes blanches (volailles, porc) dont la production émet beaucoup moins de GES.
- Consommer de la viande certifiée « bio » ( AB , label européen) peut aussi être une alternative.
> Certes l’agriculture biologique ne peut réduire la quantité de méthane émis par les bovins et de N20 dégagé par le fumier…
>… mais, contrairement à l’agriculture conventionnelle, elle n’utilise pas d’engrais azotés de synthèse ni de produits phytosanitaires dont la fabrication est fortement émettrice en GES.
Lire aussi Le logement, coupable du réchauffement ? (2)Maisons vertes : les projets se multiplient
Effet de serre. La viande de bœuf en accusation
écolo 42
Est-ce bien sérieux? Pourrait-on considérer que parallèlement, le massacre des éléphants, et des baleines, pourrait contrebalancer l'élevage des vaches? D'autre part, si on utilisait ces déchets, comme le font déjà certaines personnes intelligentes, en "méthanisant", et en transformant les déjections en gaz comme source d'énergie, cela résoudrait le problème. Encore faudrait-il que cela ne nuise pas aux groupes pétroliers.....
A.Bremault
si les ruminants sont en parti responsable des "gaz à effet de serre", il serait donc judicieux d'éviter tout ce qui provient de ces animaux! Et le lait alors? et tous les autres dérivés?
sylvie
Le lait n'est pas indispensable, et même facteur de maladies
Il faudrait privilégier des menus végétariens dans les collectivités