Les produits allégés sont-ils efficaces ?

Rédigé par Emma, le 15 Jan 2014, à 15 h 33 min

Si le marché des produits allégés reste très important en France, il est en train de s’essouffler. Mieux informés, les consommateurs remettent en cause leurs bénéfices minceur. Ont-ils raison de douter de l’efficacité de ces produits ?

Depuis deux ans, on peut constater un essoufflement  du marché des produits allégés. A l’exception des boissons, certains des secteurs affichent des baisses  : les biscuits, les fromages, les desserts. D’autres sont en voie de disparition  : les glaces allégées.

Produits allégés : des promesses pas tenues

ketchup-light-allegeSilhouette de sylphide, messages marketing insistant sur la ligne, 0 % inscrit en gros, etc.  : le packaging donne clairement le ton de la plupart des produits. Il sont bien destinés aux personnes qui veulent perdre du poids ou le maintenir à un niveau acceptable.

Mais derrière ces messages aguicheurs, la réalité du produit est souvent différente : à la fois dans ses promesses nutritionnelles et dans l’utilisation que l’on peut en faire. Et l’objectif poids est loin d’être tenu.

Des calories pas toujours diminuées

Certains produits allégés ne le sont… pas vraiment.

Sous couvert de vouloir diminuer les taux de matières grasses ou de sucres, on leur rajoute des additifs ou d’autres nutriments qui finissent pas faire remonter la balance calorique.

0 % de sucres ou de matières grasses dans un produit ne veux pas dire qu’il contient 0 % de calories !

04-yaourt-cosmetiqueExemple : les chips « allégées » restent très caloriques. Les “light” n’apportent “que” 500 kcal/100 g, alors que les « classiques » en renferment… 550.

Il existe de nombreux exemples avec les produits laitiers, les biscuits, les céréales, les sauces

etoile143Mais certains allégés sont intéressants quand même : le jambon maigre, les confitures allégées en sucre, les yaourts nature basiques, la crème fraîche allégée à 15 %, le fromage blanc nature allégé à 20 %, le lait 1/2 écrémé nature, les sodas light (mais la mode anti-aspartame ne joue plus en leur faveur).

Le light – une formulation pas toujours claire

“Light”, “léger”, “silhouette”, “minceur” : les industriels jouent sur les mots à dessein. Ceux-là ne sont pas soumis à la législation de l’allégé. Attention donc, à leur utilisation sur des produits qui s’affichent sur un marché sans en être vraiment.

 produits-light-consoglobe-TV5consoGlobe participe à l’émission La Quotidienne sur les produits light avec sa journaliste nutritionniste

Ces formulations, tout comme celles qui affichent des teneurs réduites en matières grasses ou en sucres comme sur les “vrais” produits allégés créent ce qu’on appelle un “effet de halo” chez le consommateur. Il a pour but de faire croire que le produit contient moins de calories. Cet effet a été bien expliqué par le sociologue Pierre Chandon ( voir :  Les pièges du marketing alimentaire).

Comment s’y retrouver ? En lisant les étiquettes !

fleche-suitePour “lire” ou décrypter un produit allégé, il y a un exercice de vérité imparable : la lecture des étiquettes !

Il s’agit plus particulièrement de l’étiquette nutritionnelle, qui donne la composition en nutriments du produit pour 100 g (elle existe aussi par portion, mais mieux vaut choisir celle pour 100 g, qui permet de mieux comparer 2 produits entre eux).

Il faut lui ajouter la lecture de la liste des ingrédients. Ils sont énoncés par ordre décroissant. Rien de mieux pour vérifier de quoi est composé un produit, et à quel niveau il contient les ingrédients mis en valeur (ex : un plat cuisiné aux champignons qui ne contient que 2 % de champignons…).

> Suite : Produits allégés, une consommation augmentée

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