La diète cétogène va à l’encontre des principes d’une alimentation équilibrée

Initialement réservé à des pathologies infantiles extrêmement ciblées, la diète cétogène est en train de devenir un phénomène de mode, à tort ou à raison.

Rédigé par Sonia C, le 23 Apr 2016, à 7 h 30 min

La diète cétogène : un traitement avant tout spécifique

Le régime cétogène est prescrit à des enfants épileptiques afin de leur apporter une meilleure qualité de vie en réduisant leurs crises. Son principe, simple en apparence, demande une organisation rigoureuse et un soin tout particulier apporté à la composition des repas.

La ration énergétique doit en effet être répartie en 80 % de lipides, 15 % de protéines et seulement 5 % de glucides. Basé sur l’utilisation des corps cétoniques issus de la dégradation des acides gras comme principale source d’énergie, il aurait des effets positifs sur la survenue des crises épileptiques.

Détournée de son but, la diète cétogène devient une arme anti-kilos

Depuis quelques années, on assiste à l’émergence de la diète cétogène comme un nouveau régime à la mode.

Ne rencontrant que peu d’adhésion de par son manque d’attrait et la place prépondérante qu’il donne aux graisses dans notre assiette, qui incite à la méfiance, il semble pourtant, selon certaines études, parvenir à ses fins en faisant maigrir – et ce de manière plus efficace que d’autres régimes réduits en gras ! – ses adeptes.

D’autres allégations en cours d’étude

On prête, en outre, à la diète cétogène une action contre les pathologies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. Elle pourrait aussi s’avérer une diététique de fond dans la lutte contre certains cancers.

Un exemple à suivre… ou pas 

Malgré ses effets incontestables sur l’épilepsie et ceux, encourageants, sur les maladies neurocognitives, le régime cétogène n’en demeure pas moins extrêmement éprouvant pour le corps – et potentiellement dangereux.

Les corps cétoniques sont des composés toxiques pour l’organisme, qui apparaissent seulement en cas de jeûne prolongé, lorsque les cellules n’ont plus accès à leur substrat de choix : le glucose, mis en réserve dans le foie et les muscles sous forme de glycogène.

D’autre part, la diète cétogène oblige à un apport lipidique considérable, bien au-delà des 35 % des Apports Energétiques Recommandés. Même en voulant favoriser au maximum les bonnes graisses – sous forme d’acides gras insaturés – il devient vite évident qu’il faut être un diététicien confirmé pour s’assurer de respecter le ratio 5 – 1 entre les omégas 6 et 3.

D’autre part, il est certain que pour ne pas se lasser, on risque tout de même d’accorder une bonne part aux graisses d’origine animale. Le manque de fruits et de légumes frais pose encore problème pour leur teneur en fibres et en oligoéléments indispensables (vitamines et minéraux).

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Dans tous les cas, ce régime doit se faire accompagné d’un diététicien spécialiste qui orientera judicieusement les choix alimentaires.

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Sonia C., passionnée de biologie et de nutrition, j’aime l’idée de rendre les sciences accessibles à tous sans pour autant en édulcorer les grands...

8 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour, je suis un regime cetgene mais pas à la mode plein d viande, je suis plutot vegetarien et bon gras passe facilement. Bien sur je me pose un tas de question mais il est vrai que pour le moment, depuis que j’ai commencé, mon humeur, energie, sommeil…ne s’est qu’améliorée alors que tout était dans les choux. Je vois beaucoup de comentaire qui contredisent cet article et cela par des personnes qui ont experimentées et se sont apparament bien documenté. Je suis halluciné que l’auteur de cet article, n’y réonde pas que cela soit sous fome d’echange, de debat, de recherches. Justement c’est ainsi que l’on apprend. Ce n’est pas le tout de faire un article mais il faut savoir l’assumer et le suivre. J’espere que mon message vous y incitera. Cela permettre a des internautes comme moi d’y voir plus clair.

    • Bonjour, vous avez tout à fait raison. Je continue moi-même de suivre l’évolution de cette tendance qui semble véritablement faire ses preuves dans certaines pathologies bien ciblées, telle que la sclérose en plaque. Néanmoins, je reste prudente quant à son application au quotidien sur des personnes en bonne santé. Quoi que l’on puisse me rétorquer, il n’en demeure pas moins que les corps cétoniques restent des substances toxiques pour l’organisme, et que leur production endogène, lorsqu’elle est provoquée dans des conditions physiologiques bien particulières, n’est que la réponse temporaire de ce dernier au stress induit, notamment par un jeûne prolongé, et qui permet au cerveau, organe qui ne peut se permettre de voir ses apports énergétiques diminuer sans risquer de séquelles, de recevoir des nutriments autre que le glucose en pénurie. Mais dès que la situation redevient stable, cette production stoppe naturellement et les voies énergétiques classiques sont reprises. Pourquoi donc s’opposer à ce que la nature fait si bien sans notre aide pour chercher à tout prix des techniques novatrices de se nourrir? A cela aussi, de mon côté, je vous propose de réfléchir… Pourquoi, toujours, tout remettre en question, et notamment, le fait de manger diversifié, tout simplement?

  2. Passionnée de la biologie et de la nutrition des années 60, vous devriez préciser. Il y a de plus en plus d’études qui disent l’inverse. Au grand dame des géants de l’industrie agroalimentaire si prompt à mettre des glucides partout.

    Ainsi comme chacun le sait, le glucose est tellement le carburant préféré de l’organisme que de plus en plus de personne finissent diabétique et de plus en plus jeune… Mais vous pourrez peut-être me soutenir que l’augmentation du nombre de cas de diabète n’est en rien lié à l’explosion de la proportion des glucides dans nos assiettes…

    J’attends toujours qu’on me prouve qu’il n’est pas bon pour la santé de remplacer pâtes, frites, pomme de terre et pain (principales sources de glucides, les sucreries aussi mais là tout le monde semble d’accord à moins que vous ne conseillez de manger des fraises tagada plutôt qu’une salade d’épinard)par des légumes.

    Parce que non, une diète cétogène ou low-carb, ça ne se résume pas à de la viande et à l’huile. Les légumes sont indispensables pour les micro-nutriments, et d’ailleurs je n’ai jamais pris autant de plaisir à manger des légumes que depuis que je les accompagnent de crème, d’huile d’olive ou de coco. Le tout c’est de choisir ceux qui contiennent le plus de fibre (aussi indiquer contre le cancer-coléorectale si je ne m’abuse) et le moins de glucides, pour le plus de micro-nutriments.

  3. Mais enfin, c’est insensé!! Les corps cétoniques sont effetivement toxiques pour le corps. Preuve en est qu’il s’en débarrasse et qu’il ne met en place la cétogenèse que dans le cas d’un jeûne drastique qui le pousse à utiliser ce qui lui reste en réserve à défaut d’autre chose. Quand je lis que le cerveau préfère les corps cétoniques au glucose, je suis horrifiée!!!

    C’est vous, madame, qui n’y connaissez rien! Grand bien vous fasse si votre régime vous réussit. J’ai quant à moi connaissance d’un ami qui s’est retrouvé à l’hôpital pour crise de démence sévère suite à une intoxication du foie par une production de corps cétoniques que son organisme n’a pu évacuer.
    Alors, de grâce, n’écrivez pas non plus de telles abérations, pensez que des gens vous lisent!!

    • Renée vous êtes mal informée. Il suivait un régime cétogène, votre ami…était-il diabétique? Sinon…les corps cétoniques sont utilisé comme énergie…le surplus on le pisse…

  4. Bonjour Madame,

    Je suis d’accord avec les autres commentaires.
    Ecrire que “Les corps cétoniques sont des composés toxiques pour l’organisme” démontre que vous connaissez très peu sur le sujet.
    Demandez à votre cerveau si il préféré la glucose ou les corps cétoniques comme énergie.C’est justement grâce aux corps cétoniques que le cerveau humain s’est développé et nous a fait humains!!
    Je fait ce regime depuis un an et demi,je suis très en forme, et mes analyses confirment que les corps cétoniques sont plutôt un supercarburant!!

  5. Vous oubliez, Madame, de préciser que la Suède a officiellement reconnu que le régime LCHF (low carb – high fat, avec ou sans cétose d’ailleurs) était le meilleur contre l’obésité et le diabète, et que les Etats-Unis venaient de réhabiliter les graisses saturées, en reconnaissant qu’elles posaient moins de risques pour la santé que le sucre… et que le fructose était un des principaux responsables des maladies qu’on attribue généralement au gras.

    Et puis vous dites des bêtises, c’est un mode alimentaire très agréable à suivre, joyeux, varié, riche, qui améliore la libido, la peau, l’humeur, le sommeil… et qui n’interdit rien en réalité tant qu’on respecte son ratio. J’ai commencé en juillet dernier, je pensais le suivre quelques semaines seulement et aujourd’hui j’y suis toujours… Je ne vois aucune raison valable de le quitter.

  6. Mme Sonia,

    Votre article est vraiment déplorable et démontre une malhonnêteté intellectuelle lamentable.

    Apparemment vous n’avez encore rien lu des recherches publiées sur la cétose nutritionnelle ces dix dernières années et que de plus en plus de professionnels de la santé et chercheurs à travers le monde dénoncent les recommandations nutritionnelles et diététiques actuelles.

    Vous êtes un peu comme quelqu’un qui dit aux autres dans son petit village vous savez j’ai lu que la terre était plate. Hey bien non… les connaissances et la science évolue chère Madame.

    J’invite donc vos lecteurs à faire leur propres recherches et à vous d’approfondir les vôtres avant d’écrire sur un sujet que vous ne semblez pas du tout maitriser.

Moi aussi je donne mon avis