Coronavirus : comment l’attrape-t-on réellement  ?

Au-delà des gestes barrières devenus des réflexes, porter un masque et se nettoyer les mains régulièrement, quand et comment sommes-nous exposés à une éventuelle contamination au coronavirus ?

Rédigé par Paul Malo, le 6 Feb 2021, à 9 h 24 min
Coronavirus : comment l’attrape-t-on réellement  ?
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Nous pratiquons tous les gestes barrières au quotidien pour éviter d’être contaminés par le Covid-19. Mais sait-on pour autant exactement d’où vient le danger ? Des surfaces que nous touchons ou bien de l’air que nous respirons ?

Contamination  par le coronavirus : des projections d’aérosols de très petite taille

Du coup, entre masque de protection et gel hydroalcoolique, l’un est-il plus utile que l’autre au quotidien ? On le sait, et c’est là la raison de la recommandation du port du masque, ce virus, comme tant d’autres, se transmet essentiellement par voie respiratoire. Des gouttelettes contaminées peuvent être projetées quand nous parlons, être en suspension dans l’air ou bien venir se déposer sur telle ou telle surface.

En principe, les gouttelettes de grosse taille retombent rapidement au sol (c’est là la raison de la recommandation d’une distanciation physique d’au moins un mètre). En revanche, la clé de l’infection réside sans doute dans les projections d’aérosols de très petite taille (de moins de 10 micromètres) passant dans l’air ambiant quand on parle ou que l’on respire. D’où l’importance de se protéger en portant un masque filtrant efficace, et en aérant régulièrement les lieux clos.

Retirer son masque expose à la contamination par les micro-gouttelettes © View Apart

Contamination coronavirus : quelle circulation de l’air ?

Clairement, aérer un espace permet donc de diminuer les risques de transmission du Covid-19. Paradoxalement, selon une étude du laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) suisse, les risques sanitaires sont moindres dans une télécabine ventilée que dans un bureau. Si cela ne permet pas de comprendre les raisons poussant à mettre les remontées mécaniques à l’arrêt, cela prouve l’intérêt qu’il y a à adopter massivement le télétravail, comme vient encore de le recommander le gouvernement.

À lire aussi – Masque de protection  : comment le porter et bien s’en servir au quotidien ?

Toujours selon cette étude, quand dans une petite cabine (5 mètres cubes), l’air a été changé 138 fois par heure, il l’est 42 fois dans une plus grande cabine (un peu moins de 50 mètres cubes). À titre de comparaison, dans un wagon de train, on estime les changements d’air à sept à quatorze fois par heure. En revanche, dans un bureau moyen à même d’accueillir deux personnes, on estime qu’il n’y a qu’un seul changement d’air par heure environ.

Une influence non mesurable des objets infectés

Prévention du Covid-19 : nettoyage du bouton de porte avec un vaporisateur d’alcool  © oa55

Faut-il se méfier des surfaces contaminées ? Peut-être pas autant que l’on pourrait l’imaginer. En mars 2020, en pleine pandémie, l’OMS avait pourtant recommandé de nettoyer les surfaces potentiellement contaminées, voire de désinfecter les produits achetés en magasin… Avant de faire machine arrière quelques mois plus tard, faute de données spécifiques sur des cas de contamination survenus suite au contact avec une surface contaminée par des gouttelettes projetées.

Il est en effet au fond assez difficile de retracer exactement la façon dont une personne a été infectée. Si, selon les chiffres publiés par l’Institut de santé globale de l’Université de Genève, au moins 70 % des contaminations se font par les aérosols, l’influence de la contamination des surfaces semble à l’inverse plus réduite. Ainsi, le lavage intensif des mains ne réduirait que de 15 % le risque de transmission en ce qui concerne les virus respiratoires. De même, une étude menée par l’Université de Rutgers dans le New Jersey en était arrivée à la conclusion que le risque réel de contamination via des objets infectés était en fait « non significatif, même pas mesurable ». Un constat rassurant dans un océan d’inquiétudes légitimes…

Illustration bannière : il est recommandé d’appliquer systématiquement les gestes barrières pour éviter la contamination par le coronavirus © fizkes
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. virus bien plus petit que le maillage du masque, ça ne choque personne de voir les vapeurs sortir de nos masques lorsqu’on respire ? si le virus est dans l’air, il n’est en rien arrêté par nos masques chirurgicaux. Par contre le masque favorise des problèmes respiratoires de trop le garder.
    Ce virus se transmet de manière manuportée : les barres de charriot, les distributeurs, les pistolets de stations essence, la saisie du code cb. Lavez-bien vos mains !

    • Le nuage qui sort de nos masques est de la vapeur d’eau (taille molécule : 0,1 millionièmes de mm) qui a traversé le masque puis s’est condensée dans l’air froid en nuage… Le virus survit dans des microgouttelettes ‘eau (taille 10 millionièmes de mm) qui, elles, ne traversent pas les masques conformmes.

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