Ces aliments qui menacent notre environnement

Ail, piment, avocats… Les Français raffolent de ces ingrédients qui pimentent les plats du quotidien. Et pourtant, leur production représente aujourd’hui un véritable danger pour la planète.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 25 Oct 2016, à 9 h 36 min

Certains aliments sont aujourd’hui de tous les menus, et pourtant, leur simple production est une menace pour l’environnement tant la demande s’est développée trop rapidement dans le monde.

Le Mexique détruit ses forêts pour des avocats

C’est le cas de l’avocat, dont raffolent de plus en plus d’habitants sur la planète, et dont la culture implique une déforestation constante des régions concernées.

Le Mexique est particulièrement concerné par ce constat. C’est dans ce pays d’Amérique centrale que sont produits 30 % des 4,7 millions de tonnes d’avocats consommés dans le monde. Et alors que, dans la plupart des pays consommateurs, l’avocat n’était auparavant qu’un fruit exotique, il est aujourd’hui un ingrédient du quotidien, consommé sous toutes les formes. Résultat, dans les années 60, le Mexique ne produisait que 100.000 tonnes d’avocats chaque année, contre 1,4 million aujourd’hui.

Ail, piment, des aliments dangereux pour l’environnement

D’autres aliments sont également concernés par cette demande constante. La plupart sont produits dans des régions semi-tropicales et nuisent à leur environnement de la même manière. C’est le cas du café, du chocolat, mais également de l’ail ou encore du piment. L’ail, par exemple, a vu sa production passer de 4 millions à 24 millions entre les années 60 et aujourd’hui.

Les pouvoirs publics prennent peu à peu conscience de ces conséquences et des certifications sont progressivement mises en place. Si elles permettent de connaître l’origine et le circuit emprunté par un aliment, elles n’existent pas encore pour tous les types de produits, notamment les épices. Or la forte demande mondiale en épices a, depuis quelques années, fait apparaître un véritable marché parallèle dirigé par des contrebandiers agricoles qui sévissent jusque près de chez nous, en Europe.

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9 commentaires Donnez votre avis
  1. Vous ne citez que le Mexique pour les avocats, or, en France du moins, ils viennent plus souvent d’Israël ou d’Afrique du Sud.
    En ce qui concerne les piments, ils se cultivent très bien en Bretagne en pleine terre et sans serre, puisque mon père cultive les siens en Loire-Atlantique.
    Enfin, à moins de retourner à un mode de vie « pré-néolithique », il est difficile de ne pas cultiver la terre pour se nourrir. Déjà, en mangeant les produits de saison, nous ferions un grand pas. Ensuite, tous ces pays dont proviennent les épices, pour ne citer qu’eux, ne sont-ils pas heureux de pouvoir gagner leur vie grâce à leur agriculture ? Dites-leur d’arrêter et de renvoyer les ouvriers aux joies de la vie en forêt, que deviendront-ils ? Quant à vous, de quoi vous nourrissez-vous ?

  2. Très fort, incroyable, écrit pour desl’Enarques, qui parlent avec des slogans naftalinés. Vous pouvez creuser plus profondément, la débilité est infinie!
    O’u En est on avec le gaz des vaches? Elles se sont civilisées?!

  3. Article intéressant, à part les réserves déjà remarquées sur les forêts primaires. Celles-ci existent bien, mais au Sud-Est du Mexique et du Michoacan. Par contre, pourriez-vous explicitez ce que vous entendez par « contrebandiers agricoles » (au sujet des épices) ?

  4. @ Valeye :
    Quelles forêts primaire?
    Une forêt primaire serait une forêt que l’Homme n’aurait jamais visité-utilisé-chassé-exploité depuis des millénaires.
    Il n’en existe aucune.

  5. Vous avez besoin d’un comité de lecture qui analyse les projets de publications avant de vous ridiculiser en les diffusant.

  6. « 4 millions à 24 millions »
    de quoi?
    têtes, kilos, tonnes?

  7. « dont la culture implique une déforestation constante des régions concernées »
    Ce qui est vrai pour toute culture depuis de l’Homme est passé de chasseur-cueilleur à éleveur-cultivateur il y a plus de 15 000 ans.
    C’est donc l’Homme qu’il faudrait supprimer (comme le pense M. Yves Paqualet), le problème est de savoir par qui commencer.

  8. Je suis très surpris que Consoglobe produise un article aussi débile ! La nature est bien faite pour se nourrir ! Dans le même sens que l’article on pourrait dire que le blé, le maïs, le colza, les betteraves sont des menaces ! Vraiment c’est nul !

    • Sauf que, dans des cas comme l’avocat,ou l’huile de palme, il s’agit de productions industrielle, à grande échelle et avec force produits chimiques, que produisent quelques pays,pour alimenter la planète entière tout en massacrant des forêts primaires, avec des denrées dont on pourrait, contrairement au blé par exemple,parfaitement se passer!

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