Sans les abeilles : les aliments voués à disparaître

Saviez-vous qu’après les cochons et les vaches, les abeilles sont le troisième animal le plus important pour l’agriculture ? Dans la mesure où 80% des espèces végétales (herbes sauvages, arbres fruitiers, cultures oléagineuses, protéagineuses, maraîchères, crucifères, alliacées, etc.) dépendent de la pollinisation, on prend rapidement conscience de l’importance des pollinisateurs pour notre sécurité alimentaire… Petit inventaire non exhaustif des aliments sur lesquels nous pourrions faire une croix en cas de disparition.

Rédigé par Flor, le 19 May 2020, à 13 h 00 min

Les abeilles ne sont pas seulement des insectes fabricant du miel, de la cire et de la gelée royale, ce sont aussi elles qui butinent les fleurs de la plupart de nos futurs aliments. Le point commun aux légumes, aromates ou fruits ? C’est que sans ces petites bêtes, qu’elles soient sauvage sou domestiques, certains aliments seraient voués à disparaître. Que risquons-nous de perdre sur nos étals ?

En première ligne des aliments voués à disparaître : les fruits

Cette liste des fruits suivantes n’est pas exhaustive. Ce visuel montre cependant d’un côté les fruits qui ont besoin d’insectes pour être pollinisés, comme les abeilles, et de l’autre, ceux dont la pollinisation se fait grâce à l’eau ou le vent.

pollinisation abeilleLa pollinisation des arbres fruitiers varie selon les espèces d’arbres et de fruits. Pour les abricotiers, il y a, par exemple, des types d’arbres auto-fertiles (les fleurs peuvent se féconder entre elles) et d’autres auto-stériles (ayant besoin de l’aide d’insectes ou d’animaux pour la fécondation).

pollinisation abeille

Pollinisation d’une fleur de vanille – © O’KHAEN

Selon l’INRA, 80 % des cultures dans le monde dépendent directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90 % des abeilles domestiques et sauvages ! En France, c’est 70 % des espèces (sauvages et cultivées) qui sont pollinisées par les insectes…

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Illustration bannière : Pollinisation abeille sur fleur d’érygre au jardin bio – © Simonova Elena

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Rêvant de voyages aux quatre coins du monde, je me consacre actuellement à l'alimentation et aux sciences sociales. Je m'intéresse en particulier aux...

21 commentaires Donnez votre avis
  1. Tout cela est faux et relève du catastrophisme ambiant!
    Je voudrais bien connaitre la publication de l’Inra affirmant que 80% de ce que nous consommons dépend d’insectes pollinisateurs ??? Il y a des gens sérieux à l’Inra !
    Seules 10 à 15% des cultures qui nous nourrissent ont besoin de pollinisateurs. La plupart des céréales sont autofertiles, (blé, riz, avoine) comme un grand nombre de graminés qui nourrissent les ruminants, donc pas besoin d’insectes. Un grand nombre de plantes nous nourrissent sans qu’elles aient besoin d’être pollinisés car on consomme soit les racines (pommes de terre) soit la plante avant qu’elle ne fleurisse (salades, choux, betteraves, carottes, oignons). D’autres plantes à haute consommation se reproduisent par rejets et il n’y a pas de fécondation pour la formation du fruit (bananiers) etc…
    Et pour finir, il y a des plantes qui ont besoin d’être pollinisées mais sont sans pollinisateurs et qui nourrissent quand même les humains depuis des millénaires comme le dattier, longtemps fécondé à la main, désormais fécondé par des pulvérisateurs à pollen montés sur nacelles.
    Et pour info, parmi les erreurs de votre schéma ci dessus, le kiwi qui comprend des mâles et femelles doit être pollinisé, mais aujourd’hui dans les vergers industriels, on préfère les pulvérisateurs à pollen plus efficaces que les abeilles.
    Il existe d’ailleurs des pulvérisateurs à pollen pour une vaste gamme de cultures et qui remplacent parfaitement les abeilles notamment dans les vergers où on fait le choix de ne cultiver qu’une variété commerciale et où les arbres pollinisateurs compatibles sont donc absents.
    Par ailleurs, la tomate est autofertile mais à besoin d’une vibration légère pour qu’à l’intérieur de la fleur le pollen tombe sur le stigmate. Le vent en général suffit. Dans les serres, on utilise des ventilateurs ou des bourdons vibreurs affamés, la fleur de tomate n’étant pas appétente. Le raisin aussi est autofertile.

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