Les Français veulent manger Durable dans leurs restaurants

Les Français veulent manger Durable dans leurs restaurants

Les aspirations au développement durable se ressentent dans un peu tous les domaines et notamment dans celui de l’alimentation. Parmi, les signes de la réalité de la nouvelle consommation dans l’alimentaire, citons le “slow food”(1), les Amap et le désir de manger local, biologique et de saison, le souci de cuisiner et de manger sain, … Une nouvelle étude, pilotée par C10 (2), montre que cette envie de “manger durable”, les Français l’étendent à la restauration hors domicile.

Manger moins, mais durable : tout un art de vivre

Le mouvement Slow Food et l’approche Développement durable est à la portée de chacun à la maison. Mais on aimerait que nos efforts pour manger mieux et durable soit prolongés quand on mange à l’extérieur.

L’achat durable des Français dans les cafés et restaurants

L’aspiration à « manger durable » ne touche donc pas uniquement la sphère privée. Les consommateurs ont la même aspiration en ce qui concerne la restauration hors du domicile, comme le souligne une étude sortie en novembre 2014 [2] qui montre que de plus en plus, le Développement Durable devient un critère de poids pour les Français dans le choix de leur café ou restaurant, et arrive désormais juste après “l’accueil et la qualité de service” et “le rapport qualité/prix“.

nourriture-restaurat -bioPayer un peu plus pour manger durable

Et cette préférence, ils veulent bien la concrétiser en payant.  Le Durable a un coût ; les Français le savent bien et sont ils sont prêts à assumer une partie de ce coût.

En effet 76 % sont prêts à payer plus cher pour que les CHR, cafés, hôtels, restaurants, respectent une politique et les normes du Développement Durable. Leur attente est donc réelle puisque 91 %  veulent  que les cafés et restaurants s’engagent concrètement :

  • Ils réclament plus de transparence, de l’affichage, et des actions concrètes, comme la mise en place du tri sélectif, ou de l’info sur l’origine des produits.
  • 91 % des Français souhaitent plus d’information et notamment un affichage des règles de Développement Durable sur lesquelles l’établissement s’engage.
    > Plus les clients sont réguliers, plus ce point leur importe. Cet accès à l’information est d’ailleurs plébiscité sous plusieurs formes : 7 personnes sur 10 (74 %) sont séduites par l’idée d’un site web ou d’une application leur permettant de choisir les CHR en fonction de leur niveau d’engagement (82 % pour les clients réguliers).
  • Pour plus d’un Français sur deux, la qualité et l’origine des produits sont les garanties recherchées en priorité, parmi les informations à afficher. Surtout concernant les boissons chaudes. Plus de 8 Français sur 10 seraient d’ailleurs disposés à choisir leur boisson en fonction de sa qualité en termes de Développement Durable.
  • Les 18-34 ans serait la population la plus engagée  : à plus de 90 %, les 18 à 34 ans déclarent une sensibilité au Développement Durable moyenne à élevée.  Et 83 % aimeraient un engagement plus fort de la part des CHR. Génération née avec le tri sélectif, les 18-24 ans y sont les plus attentifs et à 86 % souhaitent un engagement plus fort de leur restau préféré en la matière. Ceci dit, faute de budget, les jeunes fréquentent moins les CHR que leurs aînés.
  • Ces préoccupations à “manger durable” dominent dans toutes les régions françaises mais le plus manifestement en Île-de-France, suivie par le Sud-Est, avec 29 % des répondants jugeant ces enjeux «très importants».
  • Pour les Franciliens, le critère le plus important est le tri sélectif, la gestion des déchets et le recyclage à 42 %. D’ailleurs 83 % des Franciliens confirment être prêts à payer plus cher pour un engagement plus de la part des CHR, soit 7 points de plus que la moyenne nationale. Cela s’explique par le fait que les Franciliens se rendent davantage dans des cafés, bars, pubs et restaurants que les Provinciaux : 58 % des Franciliens fréquentent un café, bar ou pub au moins une fois par mois alors que la moyenne du pays est de 47 %.

soutien abo consoglobeVous aussi, attendez vous de votre cantine ou restaurant préféré qu’il suive les principes du développement durable, quitte à payer un petit peu plus cher ?

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Je réagis

 

[1] La « slow food » ou « restauration lente » en français, est un mouvement qui fait la promotion d’une alimentation plus locale, plus saine, qui prend le temps d’un retour aux sources qui consiste à se nourrir de produits locaux.

(2) cette étude est la continuité de l’engagement mené le réseau C10, qui avait rendu public le 14 février 2014 sa charte Développement Durable, dans laquelle le premier réseau de distribution de bissons en CHR s’engage sur l’atteinte de quinze points clefs sociaux, sociétaux et environnementaux. C10 est le réseau N°1 de la distribution de boissons auprès des professionnels du secteur de la restauration, de l’hôtellerie et des débits de boissons avec plus de 85 000 clients, 280 fournisseurs, et un réseau fort de 185 adhérents et 230 entrepôts répartis sur toute la France. 

[2] Enquête réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 1001 personnes âgés de 18 à 65 ans (avec quotas sur l’âge, le sexe, la région). Cette taille d’échantillon permet de garantir la fiabilité et la représentativité de l’échantillon, et de lire les résultats sur les sous-cibles intéressantes (comme les personnes fréquentant les bars / restaurants / cafés, par région, etc.) – Selon le premier Observatoire du geste de tri publié en juin 2014, réalisé par Ipsos pour Eco-Emballages.