Mon défi #4 pour la COP21 : manger bio

Mon défi #4 pour la COP21 : manger bio

« Manger bio » ? A priori un défi aisé pour les lecteurs de consoGlobe. Pourtant, cela reste l’une des contributions les plus immédiates que nous, consommateurs ordinaires, pouvons faire au quotidien pour réduire notre empreinte environnementale et nos émissions de gaz à effet de serre par rapport à une alimentation reposant sur une agriculture intensive. Celle-ci est responsable en effet d’environ 20 % de toutes nos émissions de gaz à effet de serre en France. Un choix décisif donc, à rappeler et à faire connaitre.

Manger bio : un choix indispensable pour contenir le réchauffement climatique

Les scénarios de projection des émissions de CO2 du secteur agricole qui visent à diviser celles-ci de moitié d’ici 2050 sont catégoriques : la part des surfaces agricoles en agriculture biologique doit augmenter considérablement, jusqu’à 45 % pour l’étude Afterres2050(4). Aujourd’hui, même si la progression a été régulière les 20 dernières années passées, seuls 4,14 % de la surface agricole utile nationale en France sont cultivés selon le mode biologique(5).

manger bio

Rappel : 5 raisons de préférer l’agriculture biologique

1. Manger bio, c’est éviter le recours à l’épandage d’engrais azotés de synthèse, qui représentent une part significative des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture conventionnelle, ainsi qu’aux produits phytosanitaires.

2. Pour votre santé, c’est prouvé, il y a moins de polluants et plus d’antioxydants dans les légumes et fruits bios.

3. Manger bio, et local si possible, c’est éviter les émissions indirectes liées à la fabrication et au transport de ces engrais et produits phytosanitaires qui ne sont aujourd’hui pas comptabilisées dans les émissions du secteur agricole ;

4. Cultiver bio, c’est aussi respecter un cahier des charges qui réduit les émissions, par la recherche d’autonomie pour l’alimentation animal, par l’agroforesterie, la couverture des sols, les prairies pérennes, etc.

5. Cultiver bio, cela entraîne aussi des co-bénéfices multiples sur la ressource en eau, la préservation des sols et la biodiversité.

Manger bio n’a jamais été aussi facile

Il fut un temps où trouver des produits bio était compliqué et coûteux. Plus d’excuse aujourd’hui !

  • Une étude a récemment montré que les fruits et légumes bio en circuit court type AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne – association entre un groupe de consommateurs et un agriculteur) étaient les moins chers du marché, permettant de faire 217 euros d’économie par an sur un panier moyen.
  • Entre multiples AMAP qui permettent de s’approvisionner facilement en produits locaux et de saison, produits fermiers en ligne, magasins spécialisés en produits biologiques, et l’offre désormais abondante en supermarché, il est aujourd’hui facile d’acheter bio.

manger bioAinsi, selon un récent baromètre CSA (janvier 2015), les Français seraient plus nombreux à consommer des produits bio et de plus en plus souvent. En 2014, presque 9 d’entre eux sur 10 en auraient consommé au moins occasionnellement, contre 75 % l’année précédente, et 6 sur 10 régulièrement, c’est-à-dire au moins au moins un produit bio une fois par mois, contre un sur deux en 2013.(3)

Toutefois, même si l’alimentation bio fait désormais partie des habitudes des Français, elle reste trop marginale et doit progresser pour contribuer à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

En tant que consom’acteur averti, vous pouvez donc faire la différence :

  • En achetant bio ;
  • En en parlant autour de vous pour faire connaitre les bienfaits pour la santé et l’environnement du bio ;
  • En demandant à introduire plus de bio dans les cantines et restaurants d’entreprises que vous fréquentez ;
  • En cultivant vous-même bio.