Comment la vie urbaine fragilise notre santé

Comment la vie urbaine fragilise notre santé

Au cas où on en douterait encore, le contact avec la Nature est indispensable pour être en bonne santé. C’est même aujourd’hui prouvé scientifiquement.

Le manque de Nature tue

Ou moins radicalement, serait très mauvais pour la santé. Les amoureux des grands espaces et de la campagne ne viendront pas contredire cette récente étude menée par une équipe de scientifiques finlandais. Celle-ci, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences a démontré que le manque de contact avec la Nature et par là même le manque de contact avec les “bonnes bactéries” entrainerait le développement d’allergies et d’asthme chez le citadins. Car en effet, même si les bactéries et microbes sont présents dans l’environnement urbain, leur composition diffère tout de même de ceux présents dans les milieux naturels, non-construits. Ces bactéries jouent un rôle crucial dans le bon fonctionnement de notre système immunitaire. D’où le manque de résistance développé par les citadins.

Développer les espaces verts en ville

Photo : InsectImages.org

L’étude s’est penchée tout particulièrement sur un groupe de bactéries : les Gammaproteobacteria, dont la présence est essentielle.

Ces bactéries se retrouvent beaucoup moins nombreuses dans des environnements construits par l’Homme par rapport à des milieux forestiers ou dans les terres agricoles. Or, les résultats de l’étude(1) démontrent que plus on est en contact avec les Gammaproteobacteria, plus notre organisme a les capacités de se défendre contre des réactions au pollen ou aux poils d’animaux.

Les animaux de compagnie contre les allergies

Cela paraît pour le moins contradictoire mais cette même étude nous révèle que les bébés qui ont vécu leur première année dans un foyer en présence d’un chien ou d’un chat développent moins d’allergies !

Ce phénomène on le retrouve aussi chez les enfants des fermes : les animaux vivant dehors (ou passant du temps à l’extérieur, comme nos fidèles compagnons) transportent avec eux les fameuses bactéries qui renforcent le système immunitaire.

Sur les 397 sujets étudiés , on a noté que “les enfants qui avaient des chiens à la maison étaient en meilleure santé que ceux qui n’en avaient pas. Ils avaient moins d’infection à l’oreille et avaient moins besoin d’antibiotiques“. Ainsi, les résultats montrent que le risque de présenter des infections de l’oreille ainsi que des symptômes d’infections respiratoires comme la toux, la fièvre, la rhinite diminuent de 30 %.

 

Quelle solution alors pour les habitants des villes ? Les auteurs de l’étude préconisent tout simplement le développement d’espaces verts, afin de reproduire le plus fidèlement possible l’environnement pour lequel nous sommes faits à la base.

D’ailleurs, une seconde étude(2) va dans le même sens d’accorder plus d’espace au végétal dans les cités. Celle-ci met en relief le fait que le manque de verdure engendre immédiatement davantage de stress. Que d’excellentes raison d’ajouter du vert dans nos villes !

En conclusion, stop aux “bactériophobies” ! Vouloir à tout prix évoluer dans un milieu exempt de germes est non seulement impossible mais aussi tout à fait déconseillé.

(1) Sur un échantillon de 118 jeunes gens originaires de l’est du pays, il a été remarqué que ceux vivant près de fermes ou de forêts présentaient davantage de bactéries sur leur peau et étaient moins sensibles aux réactions allergiques
(2) Etude menée par l’OPENspace Research Centre, en Ecosse. source : BBC News

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