De l’insécurité à la réussite professionnelle : comment se libérer du syndrome de l’imposteur ?

Avez-vous déjà eu l’impression de ne pas vous sentir à votre place ? Ou pensé qu’un jour vos collègues et votre entourage vont réaliser que vous ne méritez pas vraiment votre réussite ? Si, malgré vos réussites, le sentiment d’échec ne vous lâche pas et que vous vous sentez incompétent, vous souffrez peut-être du syndrome de l’imposteur.

Rédigé par Stéphanie Haerts, le 3 Apr 2023, à 8 h 33 min
De l’insécurité à la réussite professionnelle : comment se libérer du syndrome de l’imposteur ?
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Le syndrome de l’imposteur est ce sentiment de ne pas mériter sa réussite et de ne pas se sentir légitime dans son domaine, malgré son intelligence et ses compétences. Cette forte modestie qui peut aller jusqu’à la dévalorisation de soi révèle souvent un malaise plus profond qu’il est important de traiter.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Environ 70 % des personnes éprouvent le syndrome de l’imposteur à un moment de leur vie. Ce sentiment de ne pas être à sa place, autrement, cette modestie exacerbée qu’on appelle le syndrome de l’imposteur peut toucher toutes les personnes sans distinction : étudiants,  cadres ou femmes qui entreprennent une grande carrière.

Ce syndrome de l’imposteur repose sur l’idée de réussite due uniquement à un coup de pouce de la vie. Les personnes souffrant de ce syndrome attribuent donc leur réussite à des facteurs extérieurs. 

En d’autres termes, on pense profondément ne pas mériter sa place actuelle et qu’un jour ou l’autre, on sera démasqué. De nombreuses conséquences néfastes en découlent : stress, anxiété, difficulté à demander de l’aide, sentiment d’infériorité…

Le syndrome de l’imposteur a été mis à jour dans les années 1980 aux États-Unis.

Les différents profils

Une mauvaise estime de soi couplée à un besoin de reconnaissance jouent un grand rôle dans ce syndrome. La personne concernée croit que ses qualités n’ont rien à voir dans ce qu’elle a réussi. Afin de pallier ces peurs, elle va opter pour la procrastination ou à l’inverse, une préparation excessive.

syndrome imposteur

Sentiment de culpabilité – © fizkes

Plusieurs profils se détachent :

  • le perfectionniste qui se fixe des objectifs trop élevés. Chaque erreur commise va l’amener à remettre ses compétences en question ;
  • l’expert qui veut connaître toutes les informations avant de débuter un projet ;
  • le surhomme qui s’oblige à travailler beaucoup plus dur que les autres pour prouver qu’il n’est justement pas un imposteur.

Les femmes seraient par ailleurs davantage touchées par le syndrome de l’imposteur et sous-estimeraient largement leurs propres compétences.

Comment traiter le syndrome de l’imposteur ?

Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, sachez qu’il ne s’agit pas d’une pathologie et qu’il est possible de surmonter ce syndrome afin de se libérer de ce sentiment.

Toutefois, si cette situation devient très problématique pour vous, tant dans votre vie professionnelle que personnelle, il devient important de s’attaquer à la racine du problème. Pour cela, vous pouvez solliciter l’accompagnement d’un coach ou entreprendre une psychothérapie comportementale et cognitive afin de travailler sur votre estime de soi et confiance en soi.
Cette thérapie pourra vous aider à apprendre à vous apprécier.

Ce syndrome empêche les personnes qui en souffrent de développer pleinement leur potentiel mais aussi de s’épanouir. Un travail d’introspection accompagné par un professionnel peut permettre d’apprendre à reconnaître ses qualités et ses forces.

Vous pourrez alors vous voir davantage comme une personne qui continue de grandir, en apprentissage permanent.

Vous pourrez également accepter positivement les échecs qui sont de toute façon inévitables dans la vie sans vous sentir dévalorisé.

D’autres méthodes comme l’imagerie mentale, la méditation en pleine conscience et l’auto hypnose peuvent être explorées afin de se libérer de ce syndrome.

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Rédactrice dans la finance, l'économie depuis 2010 et l'environnement. Après un Master en Journalisme, Stéphanie écrit pour plusieurs sites dont Economie...

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