Moins de viande, moins de gaspillage : la nouvelle stratégie alimentaire du gouvernement
La nouvelle Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat appelle à réduire globalement sa consommation de viande.

C’est officiel : la nouvelle feuille de route gouvernementale pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre appelle à adopter le programme national nutrition santé.
Consommer moins de viande : plus sain et plus respectueux de l’environnement
Le gouvernement appelle à modifier nos habitudes alimentaires afin d’avoir d’ici à 2030 une alimentation plus saine et moins émettrice de gaz à effet de serre. Attendue depuis deux ans, la nouvelle Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat appelle à « une limitation » de la consommation de viande et de charcuterie.
L’idée est de tendre progressivement vers « des régimes alimentaires conformes aux repères du PNNS (le programme national nutrition santé ». Déjà, l’an passé, un sondage Opinion Way commandé par la société Charal soulignait que 53 % des Français mangent déjà moins de boeuf qu’auparavant. Même si, pour un bon nombre, c’est l’augmentation des prix qui les y a incités. L’alimentation représente près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, 61 % étant issue des « produits d’origine animale ».
Réduire de moitié le gaspillage alimentaire
Au passage, la Snanc entend réduire de 50 % le gaspillage alimentaire des ménages d’ici 2030, via notamment des campagnes de communication et une simplification des informations sur les dates de péremption des produits. Ce nouveau plan gouvernemental appelle également à avoir « une consommation suffisante et limitée de poisson et de produits laitiers », à accroître « la consommation de fruits et légumes, de légumineuses, de fruits à coque et de céréales complètes », mais aussi à « réduire la consommation de viande importée ».
Pour autant, certains acteurs de la santé et de l’environnement regrettent une stratégie jugée comme étant encore timorée, face à l’influence des lobbies agroalimentaires. De même, les associations regrettent que ce plan manque de propositions afin d’encadrer la publicité et le marketing, afin d’éviter la surexposition des enfants à la promotion d’aliments dont « la consommation excessive (est) délétère pour la santé ».
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